Locavore et anti-gaspillage avant l'heure, Alain Chapel qui connaissait absolument tous ses fournisseurs, et fréquentait le marché de Lyon, s'assurait de ne travailler que les meilleurs produits de son terroir. Allant parfois jusqu'à ressusciter d'anciennes variétés de fruits, disparues pour cause de non conformité esthétique... Ceux qui l'ont connu, ses proches, d'anciens membres de sa brigade, mais aussi d'anciens clients réguliers, racontent ce qu'ils ont gardé de l'homme, du chef, de l'esthète, de l'ami fidèle. Ils évoquent les voyages, la musique, le vin, les longues balades en forêt ou en montagne, l'amour du beau, du geste, des fleurs, des animaux, des grandes réunions de copains autour de dîners de vignerons ou de la Saint-cochon et bien-sûr du football... Autant de choses qui ont nourri l'homme et inspiré le cuisinier. 25 à 30 recettes inédites et certaines emblématiques du restaurant : côte de veau de lait en cocotte, rognon rôti dans la graisse, volaille en vessie, salade de homard, gâteau de foie de volaille, tarte aux pralines... Aucun ouvrage sur ce chef emblématique n'est paru depuis 37 ans. Ce livre est très attendu dans le monde de la cuisine, par les professionnels et les amateurs.
Nombre de pages
232
Date de parution
04/12/2020
Poids
608g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782352553038
Titre
L'esprit chapel
Auteur
Feneau Laurent ; Chapel Suzanne
Editeur
EPURE
Largeur
170
Poids
608
Date de parution
20201204
Nombre de pages
232,00 €
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On approche - en tant qu'Occidental - l'univers des sakés comme on approche le Japon. Forcément avec modestie et humilité. S'y frotter, c'est accepter par avance de faire l'expérience d'un monde que l'on ne pourra jamais embrasser dans son entier, quel que soit le nombre des voyages. Une approche patiente et sensible permet néanmoins, au fil de rencontres, visites de brasseries et dégustations, de lever partiellement le voile sur un savoir-faire traditionnel de plusieurs siècles. Sakés, sous la forme d'un récit alternant réalité et fiction, conte le parcours initiatique de son auteur. Une découverte passionnée qui parvient à cerner et livrer l'identité toute personnelle des vins de riz japonais. Les mots choisis pour en rendre compte s'éloignent volontairement du champ lexical et sémiologique de l'oenologie. Se font alors sentir et ressentir de nouveaux parfums, de nouvelles saveurs, conviant le lecteur à une expérience sensorielle inédite. Le saké ouvre une nouvelle voie, déjà empruntée par nombre de sommeliers, cuisiniers et amateurs éclairés. Cet ouvrage vous propose de l'explorer en simple voyageur.
Comment apprendre le goût du saké, cet alcool de riz mal connu des européens. Au long de son parcours initiatique on peut suivre Laurent Feneau vers sa découverte. Pour un novice, ce qu'il était encore il y a quelques voyages au Japon, saké signifiait alcools de bas de gamme, puis grâce à des rencontres, des visites de brasseries, des entretiens avec des producteurs, des goûteurs l'ont guidé, et il a appris et aimé les arômes tout en finesse et sans exubérance, dégusté beaucoup de flacons de toutes origines, jusqu'aux coûteux grands crus. Des années pour découvrir et mettre des mots. Grâce à ce livre, on saura. Depuis la situations des rizières, le degré de polissage des grains de riz, le processus de fermentation, la qualité de l'eau. Les brasseurs de saké au Japon ont un savoir faire traditionnel de plusieurs siècles que l'on peut rapprocher de celui des producteurs de grands vins. Aujourd'hui, des sommeliers, des grands chefs étoilés, des amateurs éclairés ne s'y trompent pas. Le saké est la découverte à ne pas manquer, le récit vivant, passionné et passionnant de Laurent Feneau y contribuera.
De breuvage national faisant autrefois l'objet d'une consommation quotidienne, le saké tend ces dernières années à accéder à un nouveau statut au Japon : celui de boisson "plaisir?", voire tendance. Une (r)évolution que l'on ne doit pas au hasard, mais au travail de brasseurs nouvellement engagés dans une démarche qualitative globale visant à optimiser non seulement les variétés de riz spécifiquement dédiées au saké, mais également l'ensemble des ingrédients nécessaires à sa fabrication : eau, ferments et levures. Bénéciant d'un certain effet de mode, ces sakés qualitatifs commencent à s'exporter. Si l'Europe n'absorbe que 10 % des exportations, l'engouement actuel pour la cuisine nipponne offre un contexte favorable au développement des ventes, y compris en France où ils trouvent lentement mais sûrement leur place à la table des grands cuisiniers de l'Hexagone.
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !