La fin de l'innocence ? L'islam indonésien face à la tentation radicale de 1967 à nos jours
Feillard Andrée ; Madinier Rémy
INDES SAVANTES
31,01 €
Epuisé
EAN :9782846541268
Longtemps cité comme un exemple de cohabitation harmonieuse entre différentes religions, le pays musulman le plus peuplé du monde, occupait, jusqu'il y a peu, une place à part dans l'imaginaire occidental. Lieu d'un islam pacifique, contre-modèle facile à un islam arabe remuant et accusateur, l'Indonésie rassurait. A partir de la fin des années 1990 cependant, les sanglants affrontements entre chrétiens et musulmans aux Moluques, puis les attentats commis dans diverses régions de l'Archipel, anéantirent cette vision irénique et en imposèrent une autre, toute aussi simpliste. Pour de nombreux observateurs, l'islam insulindien prit alors le visage de ces barbus haineux venus transformer paradis touristiques et îles à épices en terre de djihad, confirmant ainsi la vieille thèse d'un obscurantisme consubstantiel à la religion musulmane, tôt ou tard appelé à ressurgir en soubresauts violents. Bien loin des analyses désincarnées de cette thèse essentialiste, le présent ouvrage replace l'évolution de l'islam indonésien dans une perspective plus large, celle de l'histoire récente de l'Archipel. Il éclaire ainsi, avec rigueur, la genèse et les ressorts de sa " tentation radicale ", décrypte son idéologie simplificatrice et montre les manipulations politiques l'ayant alimentée. Ses auteurs, historiens spécialistes de l'islam indonésien, décrivent enfin l'emprise mais aussi les vives résistances auxquelles se heurte l'extrémisme religieux dans un pays devenu l'un des enjeux essentiels des bouleversements en cours dans le monde musulman.
Nombre de pages
275
Date de parution
30/03/2006
Poids
505g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782846541268
Titre
La fin de l'innocence ? L'islam indonésien face à la tentation radicale de 1967 à nos jours
Auteur
Feillard Andrée ; Madinier Rémy
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
505
Date de parution
20060330
Nombre de pages
275,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Attentats à New York, dictature des Taliban en Afghanistan, otages de JOIO aux Philippines... en Asie, l'islam ne saurait être réduit à ces seules images de violence et de fanatisme religieux que l'actualité nous renvoie régulièrement. Cette région, qui regroupe la moitié des musulmans de la planète, est un élément essentiel au sein du monde islamique. Elle a fourni, dès l'origine, un apport décisif à l'élaboration de la civilisation islamique. Ainsi, l'Eurasie centrale dès les premiers siècles de l'islam, puis l'Inde, l'Indonésie et la Chine ont maintenu, au long des siècles, une culture de sciences religieuses en arabe qui n'a rien à envier au Proche-Orient. Créateur et innovateur, l'islam d'Asie a, depuis deux siècles, diffusé des modèles opposés de modernisme et de fondamentalisme, alimentant ainsi un riche débat toujours actuel sur la place de la religion dans la société (en matière de régulation des m'urs, de situation faite aux femmes, etc.). Les musulmans de cette partie du monde, marqués par des civilisations très diverses, vivent de manières différentes leur foi commune dont ils ont jalousement conservé les traits essentiels.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.