Attentats à New York, dictature des Taliban en Afghanistan, otages de JOIO aux Philippines... en Asie, l'islam ne saurait être réduit à ces seules images de violence et de fanatisme religieux que l'actualité nous renvoie régulièrement. Cette région, qui regroupe la moitié des musulmans de la planète, est un élément essentiel au sein du monde islamique. Elle a fourni, dès l'origine, un apport décisif à l'élaboration de la civilisation islamique. Ainsi, l'Eurasie centrale dès les premiers siècles de l'islam, puis l'Inde, l'Indonésie et la Chine ont maintenu, au long des siècles, une culture de sciences religieuses en arabe qui n'a rien à envier au Proche-Orient. Créateur et innovateur, l'islam d'Asie a, depuis deux siècles, diffusé des modèles opposés de modernisme et de fondamentalisme, alimentant ainsi un riche débat toujours actuel sur la place de la religion dans la société (en matière de régulation des m'urs, de situation faite aux femmes, etc.). Les musulmans de cette partie du monde, marqués par des civilisations très diverses, vivent de manières différentes leur foi commune dont ils ont jalousement conservé les traits essentiels.
Nombre de pages
248
Date de parution
01/11/2001
Poids
392g
Largeur
240mm
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EAN
9782110049490
Titre
L'islam en Asie, du Caucase à la Chine
Auteur
FEILLARD ANDREE / GA
Editeur
DOC FRANCAISE
Largeur
240
Poids
392
Date de parution
20011101
Nombre de pages
248,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Asie méridionale abrite à elle seule plus de la moitié de la communauté musulmane et l'Indonésie, avec quelque 160 millions de musulmans, est bien sûr le plus grand pays musulman du monde. Cet ouvrage présente l'histoire des relations entre l'armée, le général Suharto, au pouvoir depuis 1966, et le plus grand mouvement islamique, le Nahdlatul Ulama, qui représente plus de 18% de l'électorat indonésien. Cette monographie décrit les différentes étapes de l'acceptation de l'Etat-nation non-islamique et les relations parfois chaotiques entre les oulémas et le gouvernement dans un pays où il n'existe pas de mufti de la république. Enfin, l'auteur présente la réaction des gardiens de la "tradition", c'est-à-dire ici les pratiques traditionnelles comme le culte des saints ainsi que les quatre rites sunnites, face au renouveau islamique. Une nouvelle génération d'intellectuels s'impose désormais faisant naître une réflexion intéressante sur l'islam et la modernité.
Longtemps cité comme un exemple de cohabitation harmonieuse entre différentes religions, le pays musulman le plus peuplé du monde, occupait, jusqu'il y a peu, une place à part dans l'imaginaire occidental. Lieu d'un islam pacifique, contre-modèle facile à un islam arabe remuant et accusateur, l'Indonésie rassurait. A partir de la fin des années 1990 cependant, les sanglants affrontements entre chrétiens et musulmans aux Moluques, puis les attentats commis dans diverses régions de l'Archipel, anéantirent cette vision irénique et en imposèrent une autre, toute aussi simpliste. Pour de nombreux observateurs, l'islam insulindien prit alors le visage de ces barbus haineux venus transformer paradis touristiques et îles à épices en terre de djihad, confirmant ainsi la vieille thèse d'un obscurantisme consubstantiel à la religion musulmane, tôt ou tard appelé à ressurgir en soubresauts violents. Bien loin des analyses désincarnées de cette thèse essentialiste, le présent ouvrage replace l'évolution de l'islam indonésien dans une perspective plus large, celle de l'histoire récente de l'Archipel. Il éclaire ainsi, avec rigueur, la genèse et les ressorts de sa " tentation radicale ", décrypte son idéologie simplificatrice et montre les manipulations politiques l'ayant alimentée. Ses auteurs, historiens spécialistes de l'islam indonésien, décrivent enfin l'emprise mais aussi les vives résistances auxquelles se heurte l'extrémisme religieux dans un pays devenu l'un des enjeux essentiels des bouleversements en cours dans le monde musulman.
Depuis quelques années, l'Asie du Sud-Est est touchée, à son tour, par le phénomène de "commercialisation du religieux" (religious commodification). On y constate l'apparition de prédicateurs qui font l'éloge de la richesse pieuse, de banques islamiques, mais aussi d'entreprises déclarant fonctionner selon les principes éthiques du Coran, ou encore de complexes immobiliers où port du voile et prière commune sont de rigueur. Cette nouvelle confluence des champs économique et religieux insuffle une dynamique inédite au débat fondateur initié par L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme de Max Weber au début du XXe siècle. L'Indonésie, le plus grand pays musulman au monde par sa population, est l'un des principaux lieux de cette effervescence spirituelle initiée par l'avènement d'une nouvelle classe moyenne musulmane. Le cas de l'archipel est d'autant plus intéressant qu'il s'articule autour de la rivalité historique entre les hommes d'affaires indigènes (pribumi) et les entrepreneurs de la minorité sino-indonésienne, parmi lesquels nombreux sont les convertis au protestantisme évangélique. Dans le cas des communautés diasporiques chinoises, il a été suggéré que la structure familiale, la solidarité ethnique, les croyances culturelles et religieuses peuvent constituer un avantage dans le processus de développement économique. La question est alors de savoir si l'islam représente également un capital spirituel et social sur lequel l'entrepreneur musulman peut se reposer. Cet ouvrage se concentre sur deux objets d'étude : d'une part, la Muhammadiyah, la grande organisation de l'islam réformiste, créée en 1912 et comportant plusieurs millions de membres et de sympathisants, qui a tenté d'adjoindre à ses fondations caritatives une dimension lucrative à partir des années 1990 ; d'autre part, les réseaux d'entrepreneurs de la prédication qui représentent le plus clairement l'orientation économique adoptée récemment par l'Islam indonésien. Pour déterminer comment s'effectue cette "greffe" du capitalisme, l'auteur s'appuie sur les outils proposés par la nouvelle sociologie économique, adoptant une approche à la fois culturaliste et structuraliste du développement. Il décrit ainsi comment s'opère le processus de négociation constante qui aboutit à l'élaboration d'une "économie morale" (moral economy) au sein du monde musulman. Ce livre a obtenu le prix Jeanne Cuisinier 2011.
Ce numéro des cahiers de l ‘INHESJ traite des représentations du crime et de la violence. Il s’interroge sur l’attirance humaine pour le crime et ce qu’elle a reproduit dans deux dimensions principales de l’art, le langage écrit et le langage cinématographique. Quelques thèmes principaux font l’objet des articles de ce numéro : le roman policier dans la littérature moderne ; le film policier, le meurtre, le voyeurisme, l’explosion des séries télévisées, du terrain à l’oeuvre les professionnels devenus écrivains : policiers magistrats, criminologues…