Musique, histoire et musicologie. Mélanges offerts à Philippe Gumplowicz
Favier Thierry ; Fléchet Anaïs ; Guerpin Martin ;
HERMANN
55,25 €
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EAN :9791037038838
Philippe Gumplowicz fut tour à tour (parfois en même temps) artiste et chercheur, concepteur de projets musicaux et créateur d’institutions universitaires, notamment dans le cadre de la construction de l’université Paris-Saclay. Surtout actif dans les domaines de la musicologie et de l’histoire, il s’est également intéressé de près à la théologie et à la psychanalyse.Puisqu’un livre de mélanges dresse un portrait de celui qui en est le sujet, les cinq initiateurs de ce volume s’accordent à dire qu’il est d’une extraordinaire complexité.Ces vingt-neuf textes réunis dévoilent autant d’incarnations et de facettes encore méconnues de leur collègue et ami.Pour rester fidèle à l’esprit de Philippe « aux mille vies » Gumplowicz, une absolue liberté de ton et de méthode a été laissée aux contributeurs. À un « Prélude et fugue » succède une alternance d’interludes et de parties thématiques. Les premières interventions regroupent des témoignages d’hommes et de femmes qui ont souhaité lui rendre hommage. Les parties thématiques Arts et histoire, Chansons et musiques populaires, Du roman à la recherche sur le jazz, Identités et représentations sont, quant à elles, un miroir de la densité des domaines d’expertise de Philippe Gumplowicz.
Nombre de pages
412
Date de parution
25/09/2024
Poids
579g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9791037038838
Titre
Musique, histoire et musicologie. Mélanges offerts à Philippe Gumplowicz
Auteur
Favier Thierry ; Fléchet Anaïs ; Guerpin Martin ;
Editeur
HERMANN
Largeur
156
Poids
579
Date de parution
20240925
Nombre de pages
412,00 €
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Conçu pour les cérémonies extraordinaires qui, à l'orée du règne personnel de Louis XIV, célébrèrent la paix conclue avec l'Espagne, le mariage royal et la naissance d'un Dauphin, le motet à grand choeur représente le principal genre de la musique religieuse française de la fin du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution. Il constitua la réponse spécifiquement française à une recherche européenne de grands genres musicaux susceptibles de soutenir les nouvelles formes de piété et de culte issues des réformes religieuses. Le motet à grand choeur est ici abordé en fonction des contextes dans lesquels il fut programmé, du point de vue des institutions (Chapelle royale, grands sanctuaires parisiens, cathédrales et collégiales de province, Concert spirituel ou académies de musique) et des circonstances (cérémonies extraordinaires, offices ou exercices de dévotion, concert public ou semi-public). Une attention particulière a été portée à la presse, aux écrits d'auteurs ecclésiastiques négligés par l'historiographie des Lumières, mais aussi à des textes de philosophes célèbres, qui montrent à quel point le motet à grand choeur fut parfois au centre des débats esthétiques. L'ouvrage porte ainsi un regard neuf sur les liens entre musique française et musique italienne, sur l'imitation et l'esthétique du tableau, dont les liens avec le sublime religieux sont mis en évidence, mais aussi sur la genèse du style classique. Enfin dans une perspective d'histoire culturelle, sont réexaminées les grandes questions qui, à la croisée du politique, de l'éthique et de l'esthétique, ont façonné l'histoire du genre: celles de la construction de l'image royale, de la création d'un espace public, des relations entre sentiment religieux et Lumières.
La musique religieuse à l'époque moderne est soumise aux impératifs de convenance et de bienséance. Dans sa fonction liturgique, elle fait l'objet d'un discours apologétique ou normatif, qui rapporte toute réflexion esthétique à l'éthique. Alors que les travaux récents sur le plain-chant ont su exploiter les livres liturgiques et cérémoniels, toute une littérature reste à découvrir ou à redécouvrir afin de saisir dans sa complexité l'ample domaine de la musique religieuse. Dans une enquête collective, nous convoquons ici de multiples sources - singulièrement la presse et les polémiques - qui sont autant de dispositifs discursifs dessinant des espaces et des mises en scène, fixant des catégories morales et esthétiques, nourrissant des stratégies personnelles ou collectives dans la France d'Ancien Régime. Une ouverture européenne permet de penser plus largement cette articulation entre réalité des pratiques et ambitions du pouvoir. Loin de s'effacer au fil d'une période marquée par une laïcisation croissante, la vie musicale religieuse, que l'on perçoit au travers de représentations contrastées, apparaît dans toute la richesse de ses usages.
Poser la question de la place du plaisir dans la société française du XVIle siècle semble incongru, tant l'historiographie et les idées reçues ont tendu à ne retenir du Grand Siècle que sa raideur morale et religieuse. Et pourtant, si l'on prend en compte l'histoire des sociabilités, la psychologie du collectif et l'anthropologie historique, cette notion de plaisir, abordée par le biais du langage et des genres musicaux, réserve bien des enseignements. Passés au crible d'une équipe internationale de chercheurs, les témoignages sur le sujet livrent un matériel d'une richesse exceptionnelle. Correspondances, fables, journaux de voyage, mémoires, pamphlets, romans, gazettes, traités philosophiques, religieux, esthétiques ou scientifiques et représentations plastiques sont autant de sources qui permettent de définir le plaisir musical sous Louis XIII ou Louis XIV, de cerner sa spécificité au regard d'autres expériences esthétiques, et son rapport aux temps et aux lieux. Les résultats de cette première enquête offrent une image étonnamment renouvelée au XVIII siècle, le plaisir musical est attesté partout, dans la ruelle comme à la cour, à l'église comme à l'opéra, dans les salons de l'aristocratie ou ceux du roi. Que ce soit au théâtre ou dans les sermons, la notion de plaisir apparaît au centre du discours esthétique du temps, dans sa dimension morale autant que spirituelle. Peut-être cette recherche inédite invitera-t-elle le lecteur à s'interroger à son tour sur ce que peut être aujourd'hui, à ses oreilles d'homme du XXIe siècle, le plaisir de la musique.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.