Fille de Marina Tsvetaeva, Ariadna Efron semble avoir compris dès sa prime enfance la singularité de la grande poétesse russe et la valeur de sa poésie. "Lectrice absolue", confidente et complice, elle semble vouloir la faire revivre ou, du moins, l'empêcher de disparaître. "Très bientôt elle prendra sa place, une très grande place, dans la littérature soviétique, dans la littérature russe; et je dois contribuer à cela, parce qu'il n'y a personne au monde qui la connaissait mieux que moi", écrira-t-elle plus tard. Marina Tsvetaeva, ma mère rassemble des souvenirs de la petite fille puis de l'adolescente à travers les errances de sa mère. C'est une Tsvetaeva prise dans la vie de tous les jours, celle qui consiste à trouver de quoi manger, de quoi se chauffer, de quoi se vêtir. Ariadna assiste à son travail, à ses rites, à ses habitudes, à ses angoisses face à la création, à la poésie. Elle évoque des bouleversements incessants, des changements de domicile comme de pays; les villes, les maisons et les gens se succèdent et se superposent. Elle balaie les ombres qui planent sur le personnage de Marina, décrit des périodes et des rencontres, traque les gestes, les regards, les réactions. C'est aussi toute une Russie sur le point de devenir URSS que nous dévoile Ariadna Efron, animée par certains des plus grands esprits de l'époque, intellectuels et artistes: un milieu incroyable, un peu irréel, dans lequel la fille de Marina Tsvetaeva a baigné si longtemps. Et le portrait qui ressort de ces pages est à l'image de leur relation: tendre, complice, admiratif mais sans l'ombre d'une concession. Un livre essentiel pour une connaissance intime de Marina Tsvetaeva. Biographie: Née à Moscou en 1912, Ariadna Efron suivit ses parents en exil dès 1922, à Berlin, Prague puis Paris où elle passa une bonne partie de son adolescence, en fréquentant l'École du Louvre. En 1937, sous l'influence de son père Sergueï Efron, elle rentra en URSS. Arrêtée en 1939, elle fut condamnée à huit ans de "rééducation par le travail". Libérée en 1947, elle fut de nouveau arrêtée puis déportée non loin du cercle polaire, pour être réhabilitée en 1955. Jusqu'à sa mort, en 1975, elle se consacra à la publication et à la diffusion de l'?uvre de Marina Tsvetaeva.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
06/03/2008
Poids
335g
Largeur
139mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845451377
Titre
MARINA TSVETAIEVA, MA MERE
Auteur
EFRON ADRIADNA
Editeur
DES SYRTES
Largeur
139
Poids
335
Date de parution
20080306
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Ariadna Efron (1912-1975), fille de la grande poétesse Marina Tsvetaeva, aura passé quinze ans de sa vie reléguée dans un univers inhumain... et elle aura réussi à y vivre libre - intérieurement s'entend. Cette "Chronique" l'y aide: en fait de chronique, une riche succession de lettres qu'elle adresse à ses proches, ignorant que l'horreur, dans le monde ordinaire qui lui est désormais interdit, a fait aussi des progrès (dès la première de ces lettres, datée d'avril 1942, on a le coeur serré:Ariadna demande des nouvelles de sa mère, l'être qui lui tient le plus à coeur... laquelle s'est suicidée l'été précédent). Emprisonnée en 1939, "libérée" en 1947 mais presque aussitôt renvoyée dans un camp du Grand Nord, la jeune femme écrit aux siens comme si sa vie dépendait de ces feuillets jetés au vent. Elle consacre aussi un texte de souvenirs à son enfance et à la figure de sa mère: un document poignant qui éclaire en particulier d'un jour neuf le destin pathétique de Marina Tsvetaeva - dont Ariadna, dans les dernières années de sa vie, rassemblera patiemment l'oeuvre dispersée. Au total, ce livre intime et fervent nous laisse une impression étrange celle d'avoir connu comme une amie, comme une soeur, cette jeune fille puis cette femme à qui toute liberté pendant quinze ans aura été refusée, et qui malgré cela va droitement son chemin... et trouve encore le moyen de nous aider, par-delà la distance et les années, à conduire le nôtre.
Résumé : Fils de la poétesse Marina Tsvetaeva, Gueorgui Efron, que l'on appelait Murr, est né en Tchécoslovaquie, le 1er février 1925 et a grandi en France jusqu'à l'âge de quatorze ans. En 1937, son père et sa soeur retournent en URSS, suivis en 1939, par Marina et Murr. Après l'arrestation d'Ariadna et de Sergueï Efron, Gueorgui et sa mère restent seuls, contraints de déménager et de vivre des maigres revenus de Tsvetaeva. Au début de la guerre, Marina Tsvetaeva et son fils sont évacués à Elabouga. Submergée par la misère, la solitude et l'incompréhension, elle se suicide le 31 août 1941. Envoyé au front, son fils fut tué au combat le 7 juillet 1944. Murr commence à tenir son Journal dès son arrivée en URSS. Les dernières notes datent d'août 1943, quelques mois avant sa mort. La première partie de ce document plonge dans la réalité soviétique la plus ordinaire et la plus brutale qui soit. Sa force vient de la disproportion entre sa banalité et les grands bouleversements dont il se fait l'écho. Gueorgui Efron ouvre une Fenêtre sur le monde pour se livrer à une observation continue de l'ordinaire soviétique. Il note une foule de pensées et d'émotions, de faits et de détails quotidiens qui évoquent l'atmosphère de Moscou sous la Terreur, à la veille de la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie s'ouvre sur la terrible année 1941. C'est l'invasion de l'URSS par l'Allemagne, l'évacuation précipitée en Tatarie, puis le suicide de Tsvetaeva. Murr, devenu orphelin, désormais livré à lui-même, commence une vie errante et incertaine. Le Journal prend alors une autre dimension et devient un témoignage sur la survie. L'obsession de la faim devient le leitmotiv des années 1942-1943, elle ne le quitte jamais. Quelque chose se brise dans la personnalité du jeune homme. Mais le Journal continue de s'écrire. La vie devient plus oppressante, et se trouve suspendue aux ordres arbitraires. La descente aux enfers se fait en temps réel ; le document est saisissant, non par la puissance de l'émotion, mais par l'adhérence matérielle à la situation, face aux horreurs impassibles du quotidien. L'écriture devient un état second. Le cahier s'arrête lorsque son auteur est happé par la guerre, lorsqu'il n'y a plus de papier ni de crayon.
Potter-Efron Ronald ; Potter-Efron Patricia ; Cohe
Ne jamais exprimer sa désapprobation par peur de déplaire,perdre son sang-froid et le regretter aussitôt, trouver chaquejour cent raisons de râler... sont autant de modes d'expressioninadaptés de la colère. Que cachent-ils? Le plus souvent lemanque de confiance en soi, la volonté de plaire, une difficultéà s'affirmer, mais aussi le besoin de contrôle, la peur dechanger, ou la fixation à des traumatismes passés. La colèren'est pas un ennemi à éviter à tout prix, pas plus qu'un moyende se défendre ou de parvenir à ses fins. Emotion capitale, ellevous signale l'existence d'un problème réel et vous donnel'occasion d'agir pour le résoudre. Comment libérer en soicette saine colère? Que vous soyez un colérique masqué,explosif ou chronique, les auteurs vous proposent ici unensemble d'exercices à pratiquer la tête froide. Ils vouspermettront de vous énerver plus sereinement, dans le respectd'autrui et de vous-même.
Fille de la grande poétesse Marina Tsvétaïéva, Ariane Efron (1912-1975) rencontra Boris Pasternak, futur Prix Nobel, à Paris en 1935. Elle avait vingt-trois ans. De retour en URSS en 1937, elle aura peu l'occasion de le revoir : elle est arrêtée en 1939 et condamnée à huit ans de camp puis, après avoir purgé sa peine jusqu'au bout, exilée à vie en Sibérie. C'est surtout à cette époque, de 1948 à sa réhabilitation en 1955, que se développe l'admirable correspondance avec l'auteur du Docteur Jivago. Les quinze lettres de Pasternak qui figurent dans le présent volume furent choisies par Ariane Efron elle-même ; elle les ofrit à Irina Emelianova, la préfacière, qui a bien connu Boris Pasternak. Il faudra attendre 1999 pour disposer de la correspondance complète, remise par testament aux Archives littéraires d'Etat. Un document humain et littéraire véritablement précieux et bouleversant.
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme, général de l'armée blanche à trente-cinq ans, est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge la Russie. Replié en Mongolie, il s'y taille un royaume en libérant le khutukhtu, "Dieu vivant" des Mongols, prisonnier des Chinois. C'est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d'or de Gengis Khan. Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira au bout d'un destin aux dimensions shakespeariennes.
Héros d'une tragédie historique qui a inspiré de nombreux écrivains et passionné des générations d'historiens, le tsar Paul Ier (1754-1801) fait partie de ces obscurs monarques mis aux oubliettes de l'histoire. Introverti, fragile et mal-aimé, il succède à sa mère Catherine II en 1796, mais son règne bref et chaotique s'achève par son assassinat, en 1801. Méprisé par la cour, en conflit avec la noblesse et l'armée, Paul Ier prend des décisions controversées qui alimentent des rumeurs de démence. Sa mise à mort, orchestrée par des conspirateurs de haut rang, avec l'implication de son fils, le futur Alexandre Ier, reste toujours une énigme. Constantin de Grunwald analyse la personnalité complexe de Paul Ier, les causes de sa chute et les conséquences de son assassinat. Il a utilisé des sources historiques de première importance, en particulier des témoignages de contemporains ainsi que des archives anglaises, françaises et suédoises.