Edward Edinger analyse la signification des images contenues dans l'Apocalypse de Jean, ou ''Livre de la Révélation''. Pour un esprit rationnel, nombre d'entre elles semblent étranges et incompréhensibles : des grenouilles sortent de la bouche de dragons, des hommes sont marqués du sang de l'Agneau, etc. L'auteur explique leur sens psychologique, tire des parallèles avec l'alchimie et la symbolique des nombres, et développe des thèmes de portée universelle comme la vengeance ou le jugement. Quand le contenu des images apocalyptiques n'est pas compris, il reste inconscient et s'exprime sous forme de projection, il atteint la psyché et devient la source de phénomènes de masse. Par contre, au niveau de l'individu, l'apparition d'images apocalyptiques n'est pas forcément négative. L'individu fait ainsi l'expérience du conflit des contraires et réussit alors à approfondir sa propre connaissance de lui-même. Les images apocalyptiques peuvent donc conduire, comme le dit Edinger en citant Jung, à « l'élargissement de l'homme dans la direction de l'homme total ». Cet ouvrage est une entreprise utile car l'Apocalypse est très présente dans l'esprit de notre temps. Edward Edinger (1922-1998) était médecin et analyste à Los Angeles. Eminent représentant de la psychologie junguienne aux Etats-Unis, il laisse une ?uvre importante. Son domaine de prédilection est l'approfondissement des grands thèmes mythologiques, de la Bible, de l'alchimie et des ?uvres littéraires, qu'il analyse grâce aux découvertes de la psychologie junguienne.
Date de parution
23/05/2012
Poids
508g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782902707386
Titre
L'ARCHETYPE DE L'APOCALYPSE
Auteur
EDINGER EDWARD
Editeur
FONTAINE PIERRE
Largeur
160
Poids
508
Date de parution
20120523
Disponibilité
Epuisé
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Voici les étapes à suivre pour construire une cabane : trouver le bon terrain avec des arbres. Ne pas oublier les fondations avant les murs ni la charpente avant le toit. Puis protéger la cabane de la pluie avec les branches de sapin et ajouter des orties pour faire fuir les méchants. " Ici, c'est chez nous ! " avertissent les deux enfants. Pourtant, la forêt est déjà une maison bien habitée.
Une poule sur un mur qui picore du pain dur... « Coucou » salue l'enfant. « Qu'est-ce que c'est que cette bête ? » caquettent les poules. « Drôle de machin, quel tintouin ! » grogne le cochon. « Allez, file ! » Trois petits tours et puis s'en vont...
« Alouette, gentille alouette, alouette, je t'attraperai... Je t'attraperai le bec, je t'attraperai le bec, et le bec et le bec, Aaaaaaa... » « Mais quelle drôle d'idée ! », répond l'alouette. « La tête alors ? » « Laisse ma tête tranquille ! » « Alors... Je te tapoterai... Le dos ! » « Pas question ! C'est mon bec, ma tête et mon dos ! C'est moi qui décide. Mais si tu veux jouer à cache-cache, je veux bien jouer avec toi. »
Extrait de l'introductionLa présente recherche ne se propose pas d'étudier la thérapeutique à appliquer aux mourants, comme le font la plupart des publications consacrées au thème de la mort. Son seul objet sera de répondre à la question: que dit l'inconscient, que dit l'univers instinctuel d'un être humain confronté à la réalité d'une mort prochaine...Les rêves, on le sait, ne se laissent pas manipuler. Ils parlent en nous pour ainsi dire le langage de la Nature. Il est donc légitime de se demander comment la Nature elle-même nous prépare à la mort.Une première difficulté surgit aussitôt: quels critères employer pour garantir l'interprétation de rêves qui s'expriment le plus volontiers par l'image? Pour résoudre ce problème, et parce qu'il s'agit ici de structures humaines universelles, j'ai cru bon de faire appel à des données d'ordre ethnologique et alchimique afin de replacer les rêves dans leur contexte le plus général.Pour l'essentiel, cette étude s'organise autour de quatre thèmes:1°) Les expériences de la mort et les rêves de mort des hommes d'aujourd'hui;2°) Les idées fondamentales de la psychologie jungienne sur le déroulement de la seconde moitié de la vie et sur la mort;3°) La psychologie de la mort et de la résurrection dans la tradition alchimique occidentale;4°) A ces trois domaines qui me sont familiers, j'adjoindrai brièvement certains aspects de la recherche parapsychologique.On peut se demander si, à tant de livres consacrés à la mort, il peut encore être ajouté quoi que ce soit. Mais c'est un fait que les ouvrages prenant en considération les manifestations oniriques de l'inconscient sont malheureusement peu nombreux. Elisabeth Kübler-Ross, par exemple, s'est penchée sur le phénomène que constitue le développement de la personnalité dans le face à face avec la mort, mais elle décrit surtout des processus de conscience articulés et observables de l'extérieur. Mais ce qui se trame dans les profondeurs de l'inconscient a été encore peu étudié. Deux ouvrages, principalement, se sont inspirés des idées de C. G. Jung: celui d'Edgard Herzog, Psyché und Tod et celui d'Ingeborg Clarus, Du stirbst damit du lebst. Tous deux traitent de la mort mais, pour l'essentiel, ils tournent autour du processus résumé dans la formule: Meurs et deviens! tel qu'il apparaît dans le développement du processus d'individuation résumant la vie humaine, sans accorder une attention particulière aux rêves intervenant chez des sujets confrontés à l'imminence de leur mort physique. C'est en revanche le thème de l'article de Barbara Hannah, «Regression und Erneuerung im Alter», qui examine une intéressante série de rêves d'un patient aux approches de la mort.Dans son livre Ego and Archétype, Edward Edinger présente également une impressionnante suite de douze rêves d'un patient proche de la mort dont il donne une remarquable interprétation; il y souligne l'évidente parenté entre les images de ces rêves et celles de l'alchimie. Mentionnons aussi l'excellent ouvrage de Jane Wheelwright, Death of a Woman, qui consigne le déroulement de l'analyse d'une jeune femme sur le point de mourir. Des rêves sont encore cités dans le travail de M. Pelgrin, And a Time to die, ainsi que dans celui de Fortier Millie Kelly, Dreams and Preparation for Death auquel je me référerai souvent.Tandis que je rédigeais ce livre, David Eldred rassemblait et analysait dans une excellente étude, Psycho-dynamics of the Dying Process, les peintures d'une patiente suisse atteinte d'un cancer. D'après Eldred, il semble bien qu'il existe certaines structures archétypiques de base qui assez régulièrement accompagnent le processus mortel. J'aurai fréquemment l'occasion de revenir sur ce travail.J'ai aussi comparé certains motifs des rêves à des expériences vécues de coma dépassé telles qu'elles sont consignées dans un grand nombre de documents contemporains. Les expériences de ce type ne se distinguent des rêves eux-mêmes ni par la thématique ni par l'expression, mais les rêves sont plus nuancés en même temps que plus imagés. En comparaison, ces expériences paraissent plus schématiques, plus marquées culturellement. Il me semble en effet que, dans ces situations, l'homme vit une expérience ineffable, indicible, qu'il coule ensuite dans des images propres à sa culture, alors que les rêves sont spontanément beaucoup plus riches et détaillés.
« Les rêves portent en eux une intelligence supérieure, une sagesse et une ingéniosité qui nous guident. Ils nous montrent quand nous avons tort, quand nous sommes inadaptés; ils nous avertissent d'un danger; ils prédisent des événements à venir; ils nous suggèrent quel est le sens profond de notre vie et ils nous transmettent des éclairages qui sont comme des illuminations. » Ainsi s'exprime Marie-Louise von Franz qui ajoute que rêver est un « processus vital de la psyché ». Dans une série d'émissions consacrées aux rêves et produites par la télévision canadienne, Marie-Louise von Franz interprète un certain nombre de songes et répond à des questions que lui pose Fraser Boa. Elle montre que les images de rêves reflètent de manière très individuelle la personnalité du rêveur, son destin, tout en le mettant en contact avec un univers symbolique aux richesses inépuisables, celui de l'inconscient collectif. Par la voie des rêves, l'inconscient entre en relation avec le conscient, instaurant un dialogue entre l'un et l'autre qui élargit considérablement la perception de la réalité que l'on peut avoir. À l'écoute des rêves, des solutions très concrètes sont apportées à des problèmes de vie que le rêveur, la rêveuse croyaient irrémédiablement insolubles.
La lumière sort des ténèbres, elle émerge des profondeurs de l'inconscient et parvient à s'épanouir dans la réalité extérieure pour peu que nous nous ouvrions à l'inconnu et nous penchions sur les images de nos rêves. Cette lumière est celle de la conscience et du sens. Peter Birkhäuser en a fait l'expérience, et il a su peindre comment l'inconscient cherche à entrer en contact avec le conscient, lui envoyant des images d'une grande intensité et d'une profonde sagesse. En se mettant au service de la réalité intérieure, l'artiste a vu éclore en lui le processus qui mène à un certain accomplissement de soi, à une perception de la totalité ou du Soi, selon le terme utilisé par Jung. Les commentaires et explications que Marie-Louise von Franz donne aux toiles et aux gravures reproduites dans cet ouvrage apportent un éclairage essentiel, sur ce cheminement. Peter Birkhäuser (1911-1976) a vécu un tournant décisif dans sa vie lorsqu'il a cessé de peindre ou de dessiner la réalité extérieure avec précision pour se consacrer à la représentation du monde intérieur, à la peinture d'images de rêves. Sa femme et lui-même ont alors commencé une analyse junguienne et n'ont cessé d'approfondir les messages de l'inconscient. Cet artiste suisse laisse une oeuvre d'une très grande et puissante originalité. L'analyste de Peter Birkhäuser était Marie-Louise von Franz qui a été l'une des plus proches collaboratrices de C. G. Jung.
Marie-Louise von Franz (1915-1998) a été l'une des plus proches collaboratrices de C.G. Jung. Avec une grande acuité de pensée et une implication de tout son être, elle a approfondi de nombreux aspects du monde intérieur. À côté d'études très fouillées sur les contes de fées, elle s'est consacrée à l'alchimie, à l'analyse du rôle des nombres, aux rapports entre la matière et la psyché et, aussi, aux liens existant entre l'individu et la collectivité.