Avant-propos de Monique et Michel Bacchetta«J'ai rêvé que ma chienne se précipitait sur la route où elle risquait de se faire écraser. J'essayais de toutes mes forces de l'appeler, et me réveillais dans l'angoisse.»«Dans un rêve, je vois un lion assis dans un grand panier en osier. Je regarde le lion. Il est très doux, tourne la tête vers moi. Je me dis que je peux avoir confiance. Puis, soudain, j'ai très peur et vais dans une chambre pour m'enfermer dans un placard. Mais je me rends compte que c'est peut-être un peu excessif de me mettre dans un placard, alors que le lion semble maintenant apprivoisé.»«Un serpent venimeux s'approche de moi et dresse sa tête, sur ma droite. J'approche doucement le bras droit, pose le dos de ma main, doigts allongés, sous son cou, un peu en dessous de sa tête, en le regardant. Sa tête repose donc sur ma main et je vois qu'elle ressemble à celle d'un serpent à sonnettes, ronde et aplatie. Il ne bouge pas et me regarde, puis, apparemment satisfait, il redescend et va s'étendre de tout son long contre le mur.»Ces quelques rêves récents, reçus par des personnes différentes, sont des exemples parmi de nombreux autres de la présence des animaux domestiques ou sauvages en nous. Dire que les animaux représentent, dans nos rêves, les instincts est d'une grande banalité. Encore faut-il savoir de quels instincts il s'agit!C'est ce qu'explicite Barbara Hannah dans cet ouvrage. Soulignant l'importance des animaux dans la vie de l'inconscient, elle reprend de nombreux mythes ou légendes, des contes de fées, pour mieux appréhender le sens spécifique de chaque animal, ce qu'il signifie symboliquement, à quels archétypes il est relié.C.G. Jung lui-même s'est très souvent penché sur le symbolisme des animaux, et Barbara Hannah s'appuie également sur les écrits de Jung et des alchimistes pour tenter d'éclairer, à l'aide de la chatte ou du cheval, du taureau ou du lion, des mouvements d'humeur ou des états d'esprit mystérieux, des passions comme des paresses, des aspirations créatrices ou des profondes détresses. Ce que nous vivons, qui nous habite, plonge des racines dans les profondeurs de l'inconscient. Grâce à la présence d'animaux secourables ou redoutables, le dynamisme qui est à l'oeuvre en nous trouve à s'exprimer, il s'apprivoise, son langage se déchiffre, et un dialogue s'instaure, comme si un lien de plus en plus étroit parvenait à se forger entre le conscient et l'inconscient, comme si une complicité se créait, une connivence.«Ma chatte a donné naissance à quatre chatons, dit une rêveuse. Ils sont tous là, dans la salle de séjour, et j'arrive vers eux. Ma chatte me dit: "Attention, regarde où tu mets les pieds et n'en écrase aucun!" Au-delà du sens de son injonction, je suis ébranlée dans le rêve, et je me dis: "Mais je comprends le langage des animaux maintenant, je peux dialoguer avec eux!"»Il est bon de rappeler, dans cette brève présentation, que Barbara Hannah a été l'une des proches collaboratrices de Jung. Arrivée à Zurich en 1929, elle n'a plus quitté cette ville et est restée liée à C.G. Jung jusqu'à la mort de celui-ci en 1961. De ce lien avec Jung est née la biographie qu'elle lui a consacrée. Très appréciée en tant qu'analyste, elle n'a par ailleurs cessé de donner des cours et des conférences, explicitant certains des livres de Jung, comme Aïon par exemple, approfondissant certains sujets, comme l'animus et l'anima, ou l'imagination active.À la demande de Françoise de Coudenhove, Elisabeth de Fontenay a écrit une postface qui situe l'approche junguienne des animaux dans le courant de la pensée occidentale, ce qui permet d'ouvrir des perspectives nouvelles en fin de lecture et de vivifier la réalité des animaux par rapport à la réalité de l'homme. Rappelons qu'Elisabeth de Fontenay est philosophe et qu'elle a écrit de nombreux livres devenus des classiques, en particulier Le Silence des bêtes. Nous lui sommes profondément reconnaissants de son apport à l'ouvrage que nous avons le plaisir de publier actuellement, Le Symbolisme des animaux.Pour que ce livre voie le jour, Françoise de Coudenhove s'est grandement investie dans le travail de traduction. Nous la remercions, tout comme nous remercions aussi Francine Perrot, Claire Pluygers, Annette Drouin, ainsi que Jean-Claude Drouin et Philippe Kerouanton pour la relecture attentive des épreuves.
Nombre de pages
440
Date de parution
16/01/2013
Poids
728g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782902707393
Titre
Le symbolisme des animaux
Auteur
Hannah Barbara
Editeur
FONTAINE PIERRE
Largeur
150
Poids
728
Date de parution
20130116
Nombre de pages
440,00 €
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Les articles de Barbara Hannah réunis dans ce livre partent d'éléments très concrets et simples, qui peuvent trouver un écho en chacun parce qu'ils évoquent la vie quotidienne. Les exemples présentés, les explications de l'auteure éclairent ce qu'il nous est donné de vivre au jour le jour, sans que nous sachions trop pourquoi, sans que nous comprenions ce qui sous-tend les actions ou réactions que nous avons, les blocages ou émotions qui nous submergent. En décodant pour nous ce qui se passe dans l'inconscient, Barbara Hannah parvient à recomposer le puzzle des pièces éparses qui composent la psyché humaine. Pour ce faire, elle analyse des rêves ou des imaginations actives, se réfère à des contes et à des mythes, à des romans aussi. Et elle n'oublie jamais d'établir une correspondance entre les images qui montent de l'inconscient et la vie diurne, consciente, comme s'il était essentiel, sur le chemin menant à la réalisation de soi, de faire coïncider les mondes intérieur et extérieur. Thèmes importants abordés dans cet ouvrage : le problème du milieu de la vie ; la confrontation avec la partie sombre et cachée qui est en nous : le roman (ou film) "Dr Jekyll et Mr Hyde" est analysé dans ce contexte ; le lien qui se crée entre l'homme et la femme, dans le monde extérieur comme à l'intérieur de la psyché ; la perception du divin dans notre vie humaine.
Hannah Barbara ; Franz Marie-Louise von ; Hude Geo
La psychologie de C. G. Jung repose tout entière sur l'expérience de l'inconscient pris dans toute son ampleur, qui est transpersonnelle et infinie. Cette expérience est tirée, d'une part, des rêves et, d'autre part, de imagination active. Barbara Hannah définit celle-ci comme ".'un rêve vu ou entendu à l'état de veille." Ce n'est ni une rêverie passive, ni une activité dirigée par les vues et les vouloirs de l'individu. Le sujet y observe une attitude de présence vigilante, aux écoutes de tout ce qui monte du fond de lui-même, y adhérant de façon vitale et prêt à effectuer des choix éthiques entre les matériaux qui émergent. C'est donc une marche sur le fil du rasoir. La confrontation avec l'inconscient vécue par C. G. Jung de 1913 à L1918, dont il est sorti transformé, est le plus bel exemple de cette méthode. Celle-ci se situe aux antipodes de toute technique et illustre ce qui est le maître-mot de la voie jungienne: laisser advenir (geschehen lassen). L'auteur présente ici plusieurs récits d'imagination active recueillis chez ses patients et, auprès d'eux, deux précédents historiques. On peut ainsi voir qu'il s'agit en l'occurrence du dialogue de l'individu avec son âme, tel u'il se déroule sous sa forme la plus naturelle chez des personnes en quia pression de l'inconscient revêt certaines formes et atteint une certaine intensité.
Hannah Barbara ; Franz Marie-Louise von ; Hude Geo
La psychologie de C. G. Jung repose toute entière sur l'expérience de l'inconscient pris dans toute son ampleur, qui est transpersonnelle et infinie. Cette expérience est tirée, d'une part, des rêves et, d'autre part, de l'imagination active. Barbara Hannah définit celle-ci comme "un rêve vu ou entendu à l'état de veille." Ce n'est ni une rêverie passive, ni une activité dirigée par les vues et les vouloirs de l'individu. Le sujet y observe une attitude de présence vigilante, aux écoutes de tout ce qui monte du fond de lui-même, y adhérant de façon vitale et prêt à effectuer des choix éthiques entre les matériaux qui émergent. C'est donc une marche sur le fit du rasoir. La confrontation avec l'inconscient vécue par C. G. Jung de 1913 à 1918, dont il est sorti transformé, est le plus bel exemple de cette méthode. Celle-ci se situe aux antipodes de toute technique et illustre ce qui est le martre-mot de la voie jungienne : laisser advenir (geschehen lassen). L'auteur présente ici plusieurs récits d'imagination active recueillis chez ses patients et, auprès d'eux, deux précédents historiques. On peut ainsi voir qu'il s'agit en l'occurence du dialogue de l'individu avec son âme, tel qu'il se déroule sous sa forme la plus naturelle chez des personnes en qui la pression de l'inconscient revêt certaines formes et atteint une certaine intensité.
Il a peur qu'elle ne reste pas. Elle craint de ne plus pouvoir partir. Citadine dans l'âme, Cecily Kennedy n'aurait jamais cru qu'elle finirait dans un ranch. Mais elle a besoin d'un travail, et d'un refuge pour échapper au mari violent qui sera bientôt son ex. Si seulement son nouveau patron, Austin Wells, pouvait décider une bonne fois pour toutes s'il la déteste ou s'il la désire... Son regard éveille en elle des sentiments qu'elle n'avait pas éprouvés depuis des années. Mais se jeter dans les bras de son beau patron revêche pour échapper à ceux de son ex comporte des risques qu'elle n'est pas prête à prendre. Austin est un rancher bourru et pragmatique, qui regrette amèrement d'avoir laissé sa cuisinière embaucher elle-même une assistante. Cependant, il est sûr d'une chose : Cecily ne restera pas longtemps. Personne ne reste jamais. Et la marque laissée par une alliance sur son annulaire prouve qu'elle n'est qu'une source d'ennuis potentiels. Pourtant, lorsque le passé de Cecily la rattrape, Austin découvre qu'elle a déjà marqué son coeur au fer rouge. Il veut qu'elle reste. Mais d'abord, il doit la protéger. Sautez en selle et plongez dans cette romance cowboy brûlante, qui capturera votre coeur au lasso et ne le laissera plus jamais partir !
Tout au long de l'interprétation d'un conte roumain, " La chatte ", Marie-Louise von Franz nous introduit dans les subtilités, claires et obscures, de la féminité. Elle nous montre que le sens ultime de ce récit est la réhabilitation du féminin dans sa totalité, aussi bien chez la femme que chez l'homme ; elle y traite également du problème du couple, crucial à toutes les époques. Un conte grec, " La princesse et le serpent ", illustre quant à lui les problèmes que peuvent créer pour une femme un lien positif avec le père. Reconnaître le principe féminin permet de débloquer des situations qui paraissent sans issue, comme le montrent les analyses de l'auteure. La force du langage et des images symboliques de ce livre nous ébranle et nous pousse à faire évoluer notre propre perception du féminin et du masculin. L'édition de ce livre en format poche devrait permettre de toucher un public plus large et plus jeune.
« Les rêves portent en eux une intelligence supérieure, une sagesse et une ingéniosité qui nous guident. Ils nous montrent quand nous avons tort, quand nous sommes inadaptés; ils nous avertissent d'un danger; ils prédisent des événements à venir; ils nous suggèrent quel est le sens profond de notre vie et ils nous transmettent des éclairages qui sont comme des illuminations. » Ainsi s'exprime Marie-Louise von Franz qui ajoute que rêver est un « processus vital de la psyché ». Dans une série d'émissions consacrées aux rêves et produites par la télévision canadienne, Marie-Louise von Franz interprète un certain nombre de songes et répond à des questions que lui pose Fraser Boa. Elle montre que les images de rêves reflètent de manière très individuelle la personnalité du rêveur, son destin, tout en le mettant en contact avec un univers symbolique aux richesses inépuisables, celui de l'inconscient collectif. Par la voie des rêves, l'inconscient entre en relation avec le conscient, instaurant un dialogue entre l'un et l'autre qui élargit considérablement la perception de la réalité que l'on peut avoir. À l'écoute des rêves, des solutions très concrètes sont apportées à des problèmes de vie que le rêveur, la rêveuse croyaient irrémédiablement insolubles.
Marie-Louise von Franz, qui fut pendant près de trente ans la collaboratrice de C.G. Jung dans les recherches décisives qui occupèrent la seconde partie de sa vie, est généralement reconnue comme sa continuatrice la plus fidèle et la plus originale. Psychothérapeute, écrivain, conférencière internationale, elle a assuré dans le monde entier la présence vivante du génie de Jung. Le célèbre conte fantastique d'Apulée lui fournit l'occasion d'une illustration de la psychologie des profondeurs, fourmillante de vues incisives et d'applications pratiques. La métamorphose en âne du héros Lucius conduisant à son initiation aux mystères d'Isis et Osiris met en lumière la façon dont les «cultes secrets» de l'antiquité revivent, renouvelés, dans l'individuation junguienne. Ce livre peut être considéré comme l'équivalent, pour la psychologie masculine, d'un autre ouvrage de Marie-Louise von Franz, La Femme dans les contes de fées. Il est le premier d'une série de dix études consacrées aux contes, le tout formant un ensemble unique sur ce sujet, tant par son ampleur que par la merveilleuse perspicacité de l'auteur. Cette oeuvre répondra de plus au renouveau d'intérêt que la littérature orale et les contes de fées suscitent de nos jours.
Extrait de la préface du traducteur, Etienne Perrot:Celui-là seul qui sait faire la Pierre des philosophes comprend leurs paroles concernant la Pierre.(«Le Rosaire des Philosophes», p. 105)Le Rosarium philosophorum est un des livres de la Pierre que nos pères ont médités avec le plus d'assiduité et de ferveur. Son titre explique une des raisons de cet intérêt. Si l'auteur en effet a pratiqué lui-même le magistère et dit l'avoir exploré jusqu'au degré du lion vert, si ses méditations et ses expériences l'on conduit à livrer à ses successeurs une précieuse série de dix-neuf figures comme un héritage à faire fructifier, son principal souci semble avoir été de s'effacer devant ses maîtres et de composer un florilège des avis laissés par ces «fils de l'enseignement».Il eût peut-être fallu dès lors intituler ce traité «La Roseraie des philosophes». Mais c'eût été faire table rase d'une tradition hermétique vieille de quatre siècles. Lorsqu'ils citent amoureusement «Le rosaire», les anciens philosophes français ne sacrifient pas, soyons-en certains, à un réflexe paresseux né d'une piété aveugle, car l'un des traits propres de la voie alchimique a été précisément d'éveiller des êtres conscients, «illuminés», à l'intérieur d'une collectivité où la sécurité s'obtenait le plus souvent au prix de «la lumière moderne». Mais ils se souvenaient que le rosaire chrétien est une couronne de fleurs tressée à la mère de Dieu. Et qu'était pour eux la reine Alchimie sinon la mère de la Pierre, manifestation parmi nous de la permanence divine, essence surnaturelle devenue présente et opérante pour s'être dotée «d'un corps, d'une âme et d'un esprit»? Est-ce un hasard si l'avant-dernière image de notre traité nous montre le terme de l'oeuvre, l'exaltation de la matière première, dans le couronnement de la Vierge Marie? Et ne devons-nous pas de ce fait attacher un prix particulier à l'avis formulé non loin de là: «Le degré de votre sagesse croît dans ma soeur la lune et non par un autre de mes serviteurs»? Le soleil dans la bouche duquel ces paroles sont mises par le philosophe Belin invite ainsi sans ambages les hommes épris de gloire et de science à suivre, s'ils veulent accéder à lui, le chemin de la femme, à incliner leurs intelligences fières pour laisser leurs vases s'emplir de cette douceur lactée que la reine des nuits répand sur les humains, les animaux et les plantes dans le silence où se consomme l'amour. Il les engage à le dissoudre sans peur et à le plonger dans la mer pour qu'au matin il réapparaisse rénové.Le rosaire des philosophes est d'ailleurs l'oeuvre d'un clerc, enfant de ces siècles qui virent l'apothéose de Marie se traduire sur notre sol dans une floraison de cathédrales dédiées à une humble femme devenue le siège de la Sagesse. L'allusion à l'alchimiste Arnaud de Villeneuve présenté comme un contemporain permet de dater l'ouvrage de la première moitié du XIVe siècle. L'auteur appartient à cette lignée d'ecclésiastiques qui ont porté au cours des âges roman et gothique le flambeau de la clarté isiaque au sein d'une chrétienté sourcilleuse, prompte à dépister l'illuminisme et à le livrer au bras séculier. C'est seulement à la Renaissance, lorsque l'alchimie sera redevenue une fois encore, selon la pente naturelle de l'esprit humain, la proie des «souffleurs de charbon», que l'on verra surgir un médecin, Théophraste Bombast dit Paracelse, né lui-même à l'ombre d'un sanctuaire de la grande Mère noire, Einsiedeln. Il ranimera le feu secret, rouvrira la source ignée où viendront boire des générations de «physiciens», médecins et apothicaires épris des «secrets chymiques de la nature», et donnera ainsi à l'alchimie un visage nouveau qui caractérise jusqu'à un certain point sa phase moderne.