
L'HOMME INVISIBLE DE JAMES WHALE
Voici un texte qui entend proposer à ses lecteurs l'analyse d'un film par tout ce qui le déborde, c'est-à-dire par tout ce qui y est le plus central. Au fil des chapitres, un même film - L'Homme invisible (1933) de James Whale, son ambition photographique célèbre : faire images, c'est-à-dire sort, d'une figure invisible - y est examiné, en une impossible autopsie puisqu'il n'y a rien à voir avec ses yeux, comme un noeud figuratif où convergent, une fois les questions optiques de réfraction et de réflexion réputées réglées, aussi bien la phénoménologie de la perception, l'histoire de l'art, la théorie du cinéma, la théologie chrétienne mais encore l'architecture, les techniques sonores ou la modélisation informatique... S'y dessine progressivement, par une manière de théorie esthétique empirique, à la jonction de l'iconographie, de la philosophie de l'art et de l'anthropologie des images, l'une des figures les plus déroutantes de l'histoire des images cinématographiques, voire artistiques.
| Date de parution | 04/06/2015 |
|---|---|
| Poids | 246g |
| Largeur | 156mm |
| EAN | 9782915083804 |
|---|---|
| Titre | L'HOMME INVISIBLE DE JAMES WHALE |
| Auteur | DURAFOUR JEAN-MICHEL |
| Editeur | ROUGE PROFOND |
| Largeur | 156 |
| Poids | 246 |
| Date de parution | 20150604 |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Brian de Palma. Epanchements : sang, perception, théorie
Durafour Jean-MichelOn trouvera dans cet essai des commentaires d'images tournant les sangs dans certains films de Brian De Palma. Ce livre tend à être d'abord une réflexion ne tenant compte que des images, et de ce qu'elles saignent, c'est-à-dire de leur immanente perception (rien à voir avec une pensée), c'est-à-dire déjà une conjoncture théorique. Car il existe une perception des images par tous contacts les unes avec les autres, qui ne peut être réduite au modèle de notre perception consciente, impliquant telle conséquence : gire autour des images actualisées un nimbe d'images intangibles, virtuelles qui n'en sont pas moins réelles pour autant. Ici, la limite s'impose spontanément : nous ne pouvons voir les images en dehors de notre perception... Mais, pour autant, ce programme produit quelque originalité exégétique et, à tout prendre, ses défauts (quelle méthode n'en a pas ?) ne pourraient-ils être, sur certains points, préférables à bien d'autres, de méthodes que cependant nul n'entend vraiment remettre en cause ? Mon désir analytique est ici le suivant : établir les prérogatives d'une perception des images filmiques ; en essarter une occurrence cinématographique majeure par saignement. Pour ce faire, j'y pratique de nombreux détours par Aristote, Deleuze, Leibniz, Jean Louis Schefer, Etienne Souriau, Sarah Kofman, etc. Le lecteur positiviste ou matérialiste trouvera certaines de ces conceptions fantasques, voire périmées, donc fausses. Qu'il passe son chemin ! Ce livre s'adresse à un autre lecteur, que seule la convenance esthétique (elle n'en est pas moins rigoureuse) intéresse, et qui s'apprête désormais à retourner ce livre dans le bon sens pour entrer dans ses fantaisies.Sur commandeCOMMANDER18,00 € -

Hawks, cinéaste du retrait
Durafour Jean-MichelHoward Hawks (1896-1977) est l'un des plus importants réalisateurs du cinéma hollywoodien : tout spectateur a vu un jour au moins l'un de ses films (Scarface, Le Grand sommeil, Les Hommes préfèrent les blondes ou encore Rio Bravo). Cinéaste de référence de la " politique des auteurs " lancée par les Cahiers du cinéma dans les années cinquante, " redécouvert " alors par une critique américaine qui l'a longtemps mésestimé, on pouvait croire que le cinéma de Hawks avait livré tous ses secrets. Mais depuis le début des années quatre-vingt, mis à part des rééditions d'articles ou l'excellente biographie critique de Todd McCarthy, l'esthétique du cinéma a délaissé Hawks, peut-être trop marqué par des théories dont on est revenu. Pourtant, cette ?uvre, par sa rigueur, reste aujourd'hui encore l'une des plus actuelles du cinéma classique, dont certains réalisateurs contemporains, comme Quentin Tarantino, John Carpenter ou Robert Zemeckis, ne cessent de faire l'éloge. Il faut donc réinterroger aussi bien le cinéma hawksien que les discours critiques qui ont contribué à en bâtir les modèles de réception depuis plus de cinquante ans. Telle est la double tâche que se propose cet ouvrage. Rompant avec une certaine vision de l'auteur au cinéma, il entend dégager de l'analyse des films une autre approche du cinéma hawksien, fondée sur une esthétique de la retenue. Il donne également l'occasion d'une nouvelle réinterprétation de la transparence du cinéma hollywoodien.Sur commandeCOMMANDER21,00 € -

L'ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR DE JACK ARNOLD
DURAFOUR JEAN-MICHELRésumé : Cet essai sur L'Etrange Créature du lac noir (1954) de Jack Arnold prend la suite d'un premier volume sur L'Homme invisible (1933) de James Whale, paru dans la même collection. Il en prolonge les réflexions sur les figures filmiques dans une approche à la jonction de la géométrie non euclidienne et d'une certaine ontologie des objets (Timothy Morton, Michel Serres, François Dagognet), à la fois mathématique et imaginaire, et formulée dans le cadre de l'analyse d'une nouvelle entité mémorable du cinéma fantastique hollywoodien : un homme-poisson se présentant comme une concrétion fascinante d'intensité visuelle et d'énigme zoologique. Le film d'Arnold met en abyme, sécrétant de la théorie par des moyens d'images, une conception de l'image comme être vivant et de l'iconologie comme discipline biologique. C'est notamment l'enjeu d'une lecture croisée de l'iconographie chez Aby Warburg et de la morphogenèse par transformations de coordonnées géométriques chez le biomathématicien D'Arcy Thompson, son contemporain ; lecture proposant une théorie des images baptisée éconologie. Mais la descente du film ne s'arrête pas là : elle croisera les mythes grecs, Dario Argento, une Annonciation renaissante, des couvertures de romans de poche, un personnage de bande dessinée, René Thom, des tenues sportives, un "phénomène de foire", Rita Hayworth, G. W. Leibniz, Alain Guiraudie, des peintres surréalistes, des naturalistes de la Renaissance, Kinji Imanishi, Vladimir Jankélévitch, Gilles Deleuze, Mickey Mouse, et bien d'autres encore. Et pour finir la redécouverte d'un roman méconnu de Maurice Leblanc, Les Trois Yeux. Une seule règle : accepter de prouver le mouvement en nageant.Sur commandeCOMMANDER19,00 € -

Cinéma et cristaux. Traité d'éconologie
Durafour Jean-MichelEn prenant la notion de " cristal " comme prisme de toute image filmique, cet ouvrage questionne le cinéma comme mode de production et d'expression des images à partir des concepts et des paradigmes de la cristallographie. Au travers de l'analyse de nombreux films ? Le Phénix, ou le Coffret de cristal (Méliès, 1905), Le Royaume des cristaux (Mol, 1927), Crystal Ball (Nugent, 1943), La Cité pétrifiée (Sherwood, 1957), L'Age de cristal (Anderson, 1976) ? et en faisant dialoguer le cinéma avec les grandes théories du cristal, philosophiques ou littéraires (Novalis, Simondon, Deleuze, Bachelard, Ballard), mais également scientifiques (Haüy, Bavrais, Leduc, Laue, Schröndinger) y compris avec l'imagerie scientifique (Strindberg, Nettis, Bentley et Humphreys...), le livre propose une " théorie cristallographique " du cinéma.Sur commandeCOMMANDER28,00 €
Du même éditeur
-

Jean-Pierre Mocky
Le Roy Eric ; Assayas OlivierRésumé : Premier ouvrage consacré à l'intégralité de l'imposante production cinématographique et télévisuelle de Jean-Pierre Mocky (1929-2019), ce livre est une étude hors des sentiers battus, qui s'appuie sur des sources jamais explorées, des documents rares et des témoignages, souvent inédits, des collaborateurs et des proches de l'artiste pour raconter sa vie pleine d'aventures, cerner sa personnalité tonitruante, sa création tous azimuts, ses engagements citoyens et de franc-tireur du cinéma français. La boulimie de travail de Mocky, en soixante-quinze ans d'activités, s'est déployée dans presque tous les domaines : il a été comédien de théâtre et de cinéma, scénariste, dialoguiste, adaptateur, réalisateur, monteur, producteur, distributeur, exploitant et programmateur de salles, écrivain. Il nous laisse près de soixante-dix longs métrages de fiction, des dizaines de téléfilms, mais aussi des courts métrages, des films publicitaires, des clips, des livres. De cet ensemble de créations à la Prévert, aux apparences disparates, il nous reste l'un des parcours les plus atypiques, parfois dérangeant, agaçant, toujours indépendant, qui témoigne d'une profonde originalité et d'un regard personnel sur la société française. On aime ou on déteste Mocky, il ne laisse personne indifférent. Le lecteur aura le souffle coupé, comme à la lecture d'un roman d'aventures, en lisant ces pages livrant une avalanche d'événements, un nombre ahurissant de films tournés, de projets, de galères, d'expériences, d'échecs et de réussites de l'infatigable et singulier créateur-artisan, le passionné de la vie, du cinéma, des faits de société et des autres que fut Jean-Pierre Mocky.EN STOCKCOMMANDER39,00 € -

Secrets derrière la porte. Entretiens avec Dominik Moll
Lemeunier Aude ; Moll DominikEN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Horror - Histoire de sang, d'esprits et de secrets
Argento DarioSorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).Sur commandeCOMMANDER20,00 €

