Brian de Palma. Epanchements : sang, perception, théorie
Durafour Jean-Michel
L'HARMATTAN
18,00 €
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EAN :9782343009346
On trouvera dans cet essai des commentaires d'images tournant les sangs dans certains films de Brian De Palma. Ce livre tend à être d'abord une réflexion ne tenant compte que des images, et de ce qu'elles saignent, c'est-à-dire de leur immanente perception (rien à voir avec une pensée), c'est-à-dire déjà une conjoncture théorique. Car il existe une perception des images par tous contacts les unes avec les autres, qui ne peut être réduite au modèle de notre perception consciente, impliquant telle conséquence : gire autour des images actualisées un nimbe d'images intangibles, virtuelles qui n'en sont pas moins réelles pour autant. Ici, la limite s'impose spontanément : nous ne pouvons voir les images en dehors de notre perception... Mais, pour autant, ce programme produit quelque originalité exégétique et, à tout prendre, ses défauts (quelle méthode n'en a pas ?) ne pourraient-ils être, sur certains points, préférables à bien d'autres, de méthodes que cependant nul n'entend vraiment remettre en cause ? Mon désir analytique est ici le suivant : établir les prérogatives d'une perception des images filmiques ; en essarter une occurrence cinématographique majeure par saignement. Pour ce faire, j'y pratique de nombreux détours par Aristote, Deleuze, Leibniz, Jean Louis Schefer, Etienne Souriau, Sarah Kofman, etc. Le lecteur positiviste ou matérialiste trouvera certaines de ces conceptions fantasques, voire périmées, donc fausses. Qu'il passe son chemin ! Ce livre s'adresse à un autre lecteur, que seule la convenance esthétique (elle n'en est pas moins rigoureuse) intéresse, et qui s'apprête désormais à retourner ce livre dans le bon sens pour entrer dans ses fantaisies.
Nombre de pages
164
Date de parution
11/09/2013
Poids
205g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343009346
Titre
Brian de Palma. Epanchements : sang, perception, théorie
Auteur
Durafour Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
205
Date de parution
20130911
Nombre de pages
164,00 €
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Résumé : La pensée du cinéma ne rencontre d'ordinaire Jean-François Lyotard, dans ses textes sur le cinéma ou non, que par le biais de deux activateurs : l'acinéma (le cinéma expérimental) et le figurai. Ces deux activateurs, au demeurant, sont fortement représentatifs de la position paradoxale de Lyotard pour les études cinématographiques : si l'acinéma a été le plus souvent critiqué pour sa radicalité voire son sectarisme, n'ayant de fait guère de postérité, il en va tout autrement du figurai, lequel a trouvé dans les films un terrain fertile d'investigation. Tout autant représentative est la méconnaissance en théorie du cinéma de nombreux autres textes de Lyotard portant sur le cinéma ou sur des films, et dont on ne parle jamais, ainsi que de sa philosophie postérieure à sa période libidinale, qui ne semble pas avoir encore trouvé d'échos particuliers en régime filmique. Le présent ouvrage fait précisément le pari de ces deux directions. A partir d'un autre Lyotard, ou du même mais envisagé très différemment, se dessinera progressivement une possibilité de penser le cinéma qui ne devra plus rien au figurai, à l'abstrait ou à l'expérimental, dont Lyotard le premier a fini par revenir, mais qui, singulièrement, ouvrira à une originale théorie du cinéma figuratif. " Méfiance envers les figuratifs quand ils ont de l'âme ", peut-on lire dans Que peindre ?...
Résumé : Voici un texte qui entend proposer à ses lecteurs l'analyse d'un film par tout ce qui le déborde, c'est-à-dire par tout ce qui y est le plus central. Au fil des chapitres, un même film - L'Homme invisible (1933) de James Whale, son ambition photographique célèbre : faire images, c'est-à-dire sort, d'une figure invisible - y est examiné, en une impossible autopsie puisqu'il n'y a rien à voir avec ses yeux, comme un noeud figuratif où convergent, une fois les questions optiques de réfraction et de réflexion réputées réglées, aussi bien la phénoménologie de la perception, l'histoire de l'art, la théorie du cinéma, la théologie chrétienne mais encore l'architecture, les techniques sonores ou la modélisation informatique... S'y dessine progressivement, par une manière de théorie esthétique empirique, à la jonction de l'iconographie, de la philosophie de l'art et de l'anthropologie des images, l'une des figures les plus déroutantes de l'histoire des images cinématographiques, voire artistiques.
Résumé : Cet essai sur L'Etrange Créature du lac noir (1954) de Jack Arnold prend la suite d'un premier volume sur L'Homme invisible (1933) de James Whale, paru dans la même collection. Il en prolonge les réflexions sur les figures filmiques dans une approche à la jonction de la géométrie non euclidienne et d'une certaine ontologie des objets (Timothy Morton, Michel Serres, François Dagognet), à la fois mathématique et imaginaire, et formulée dans le cadre de l'analyse d'une nouvelle entité mémorable du cinéma fantastique hollywoodien : un homme-poisson se présentant comme une concrétion fascinante d'intensité visuelle et d'énigme zoologique. Le film d'Arnold met en abyme, sécrétant de la théorie par des moyens d'images, une conception de l'image comme être vivant et de l'iconologie comme discipline biologique. C'est notamment l'enjeu d'une lecture croisée de l'iconographie chez Aby Warburg et de la morphogenèse par transformations de coordonnées géométriques chez le biomathématicien D'Arcy Thompson, son contemporain ; lecture proposant une théorie des images baptisée éconologie. Mais la descente du film ne s'arrête pas là : elle croisera les mythes grecs, Dario Argento, une Annonciation renaissante, des couvertures de romans de poche, un personnage de bande dessinée, René Thom, des tenues sportives, un "phénomène de foire", Rita Hayworth, G. W. Leibniz, Alain Guiraudie, des peintres surréalistes, des naturalistes de la Renaissance, Kinji Imanishi, Vladimir Jankélévitch, Gilles Deleuze, Mickey Mouse, et bien d'autres encore. Et pour finir la redécouverte d'un roman méconnu de Maurice Leblanc, Les Trois Yeux. Une seule règle : accepter de prouver le mouvement en nageant.
En prenant la notion de " cristal " comme prisme de toute image filmique, cet ouvrage questionne le cinéma comme mode de production et d'expression des images à partir des concepts et des paradigmes de la cristallographie. Au travers de l'analyse de nombreux films ? Le Phénix, ou le Coffret de cristal (Méliès, 1905), Le Royaume des cristaux (Mol, 1927), Crystal Ball (Nugent, 1943), La Cité pétrifiée (Sherwood, 1957), L'Age de cristal (Anderson, 1976) ? et en faisant dialoguer le cinéma avec les grandes théories du cristal, philosophiques ou littéraires (Novalis, Simondon, Deleuze, Bachelard, Ballard), mais également scientifiques (Haüy, Bavrais, Leduc, Laue, Schröndinger) y compris avec l'imagerie scientifique (Strindberg, Nettis, Bentley et Humphreys...), le livre propose une " théorie cristallographique " du cinéma.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.