En 2009, la ville de La Courneuve interpelle la HALDE et l'opinion publique sur la "discrimination territoriale" qu'elle subit. En 2014, la refonte de la politique de la ville donne l'occasion d'inscrire un vingtième critère de discrimination prohibé par la loi dans la législation française, le "lieu de résidence" . Cet ouvrage propose de retracer l'émergence dans le débat public de cette idée de discrimination territoriale et de rendre compte du dialogue entre la recherche et le monde politique auquel elle a donné lieu. Les contributions présentent des situations contrastées en France et à l'étranger au regard des politiques publiques, et les réponses des habitant ? e ? s. Au-delà de la Seine-Saint-Denis qui a été son berceau, comment cette idée de discrimination territoriale est-elle comprise et réappropriée en France par les acteurs du territoire ? A quoi fait-elle écho en Allemagne, en Afrique du Nord, aux Caraïbes ou au Canada ? Mobilisée pour interroger les refus de service de prestataires privés autant que les inégalités de desserte par les équipements publics, renvoie-t-elle à des droits individuels ou à des situations collectives d'injustice spatiale ? De quelles inégalités ce vocabulaire permet-il de parler, et en quoi peut-il constituer un levier d'interpellation des politiques publiques ? Le territoire cristallise-t-il ou sert-il de paravent commode à d'autres formes de discriminations ? Ce volume apporte les éclairages de multiples champs disciplinaires (géographie, sciences politiques, économie, sociologie...) et d'acteurs politiques sur ces questions.
Prétendantes rivales au titre de " capitale du XIXème siècle ", Paris et Londres se toisent de part et d'autre de la Manche : regards croisés des Français sur Londres et des Britanniques sur Paris qui participent en fait à la construction d'identités nationales symétriques. Or l'un des vecteurs de cette construction discursive dont les deux villes sont l'objet réside dans les récits de voyage et les guides touristiques qui apparaissent au XIXe siècle. Mais quelles sont les caractéristiques des textes du genre, de quelle manière et jusqu'à quel point promeuvent-ils une image et un mode de vie propres à chacune des cités ? Comment en effet la description du cadre urbain y est-elle mobilisée pour signifier les valeurs morales, les tendances politiques et les spécificités que l'on associe généralement à deux peuples rivaux ? C'est à ces questions que l'auteur s'attache en proposant ici une analyse des textes rédigés entre les années 1800 et 1870 - souvenirs de voyageurs, documents destinés aux touristes - qui présentent à la fois la ville comme " spectacle ", objet de consommation à l'usage des classes aisées, et comme " territoire ", espace modelé et investi par une population. Ou y voit se dessiner des stéréotypes et des façons de dire et de penser les villes qui conservent aujourd'hui encore toute leur force, que ce soit dans les identités urbaines ou dans le face-à-face entre Anglais et Français.
Ce numéro de Géographie et cultures propose de croiser, à travers quelques articles, les problématiques de la géographie culturelle avec la question du genre. Si l'histoire des gender studies a débuté il y a plus de trente ans par un questionnement de chercheures américaines sur les problèmes de la place des femmes dans la société, elle ne se réduit plus aujourd'hui uniquement à cela. En France, d'autres sciences sociales ont depuis quelques années exploré le thème de la spatialité des rapports de genre, mais les géographes français sont restés quelque peu en retrait. Dans ce numéro, le choix des auteurs, hommes ou femmes, s'est réalisé en fonction de leur interrogation sur les constructions spatiale et culturelle du genre. On verra que celles-ci peuvent s'opérer par le biais d'espaces qui deviennent autant de territoires genrés, par l'intermédiaire de discours culturellement dominants ou encore par des procédés de mise en scène de soi.
Remonte 700 ans en arrière, au temps des seigneurs, des châteaux forts assiégés et des immenses cathédrales. Grâce à ce livre richement illustré, qui comporte d'amusants rabats à soulever, tu découvriras ce qu'était la vie au Moyen Âge.
Résumé : Automate, robot espion, bras robotique... Ce livre permet d'une part d'apprendre tout ce qu'il faut savoir sur les machines intelligentes et, d'autre part, de prolonger le plaisir de la découverte par celui du jeu, grâce aux 4 maquettes en carton. Grâce à un système ingénieux, chaque modèle est enchâssé dans sa page et s'en détache pour révéler du contenu supplémentaire. Faciles à monter, sans colle ni ciseaux, les maquettes sont idéales pour les petits curieux !
C'est samedi et Manou est de mauvaise humeur : elle doit aller chez l'opticien choisir ses premières lunettes. Mais Manou ne veut pas porter de lunettes. Et puis ses soeurs se moquent d'elle et l'appellent Manou Hibou ! Heureusement que Chaminou, son chat tout mou, est là pour la soutenir. Et puis Masto, son meilleur copain, est vraiment chouette ! "
La ville change autour de nous. La journée d'un citadin le conduit à d'incessantes variations d'échelle : d'un bond, il franchit des espaces entraperçus avant de traverser à pied des quartiers familiers, de se connecter à l'autre bout du monde où d'aller déjeuner avec ses collègues. Si les usagers s'emparent des services urbains et des espaces publics proposés, certains protestent face à leurs aménagements ou encore face à la gestion des réseaux d'eau, d'énergie, de transports. Les plus mobiles dessinent des territoires inattendus, les plus fragiles éprouvent des inégalités imprévues, du fait des contraintes limitant leurs déplacements ou leur accès aux services. Ces pratiques nouvelles lancent des défis inédits à l'action publique qui doit réviser ses cadres d'action afin d'être à la hauteur des changements d'échelle territoriaux émergeant. L'expertise sur la ville évolue tant dans ses contenus que dans ses formes. Les processus de normalisation internationale changent la donne, alors mêmes que les expertises privées gagnent en puissance face aux expertises publiques et qu'il est question d'intégrer l'avis des usagers et des habitants. De nouveaux horizons se font ainsi jour : ils appellent de nouvelles représentations tant pour l'homme de la rue de pour les " décideurs ". Au final, les horizons urbains changent dans un fourmillement de processus que cet ouvrage essaye de démêler en croisant les approches de l'aménagement et de l'urbanisme, de l'architecture, des sciences de l'environnement et du transport. Les auteurs rendent ainsi compte d'une grande diversité de terrains, précisant les points de convergence de ces changements d'horizon.
Froid décrit la vie d'une religieuse isolée dans un vaste bâtiment au milieu des neiges. Outre ses stratégies pour survivre au froid et à la faim, ce texte décrit l'évolution intérieure de cette femme face au monde agonisant, aux humains qu'elle croise ou dont elle se souvient, au désir semblable au péché. Enfin, entourée de rats, elle développe avec eux une étrange relation mystique. Dans Métro, le soleil a mené le monde à l'apocalypse. Des groupes survivent, depuis plusieurs générations, avec des règles strictes et de nombreux tabous. Enceinte, la narratrice cherche à assurer la survie de son enfant à naître. Elle devra se réconcilier avec son animalité afin d'échapper à la mise à mort réservée aux parturientes. Enfin, Labyrinthe ne garde que le motif de la survie, dépouillé de toute réflexion sociétale et du décor de l'apocalypse. Grâce à l'écriture épurée que permet la poésie, ne reste que le personnage tâtonnant dans le noir, faisant tout pour ne pas déjà mourir aujourd'hui
Résumé : L'Homme, c'est quoi ?, dialogue platonicien annonçant le théâtre contemporain, interroge le propre de l'espèce humaine. Publié aux Etats-Unis en 1906, il compose avec Lettres de la Terre et L'Etranger mystérieux, une trilogie nihiliste qui a marqué l'histoire littéraire américaine. L'Homme, c'est quoi ? est présenté dans une nouvelle traduction intégrale de Freddy Michalski.