
Discours de réception de Fatou Diome à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de B
Le 9 décembre 2023, Yves Namur, poète belge, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, recevait Fatou Diome, élue en janvier de la même année avec une très large majorité des voix. Son discours de réception est une passionnante exploration de l'oeuvre d'une écrivaine "la destinée exceptionnelle" qui, née sur l'île de Niodior, un village de pêcheurs au Sénégal, comme on le découvre dans son premier grand succès, Le Ventre de l'Atlantique, est venue s'installer en France en 1994. Dans cet hommage, l'académicien salue la combattante pour la liberté et contre toutes formes d'intolérance, sans oublier la puissance d'évocation de son écriture. Comme le veut la tradition, Fatou Diome répond en faisant l'éloge de fautrice à laquelle elle succède au fauteuil 34, la Québécoise Marie-Claire Blais, une autre "femme debout" qui mena elle aussi un ardent combat contre les injustices et se distingua par l'originalité de son style.
| Nombre de pages | 80 |
|---|---|
| Date de parution | 28/08/2024 |
| Poids | 96g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782226495914 |
|---|---|
| Titre | Discours de réception de Fatou Diome à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de B |
| Auteur | Namur Yves ; Diome Fatou |
| Editeur | ALBIN MICHEL |
| Largeur | 120 |
| Poids | 96 |
| Date de parution | 20240828 |
| Nombre de pages | 80,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Dis-moi quelque chose
Namur YvesUn livre en quatre saisons : qui commence à l'automne et finit à l'été. "Dis-moi quelque chose" : un titre tout simple, presque celui d'une chanson. Et d'emblée une interrogation. Cette demande, à qui s'adresse-t-elle ? Au lecteur, ou à quel autre interlocuteur ? Et quel est ce "quelque chose" qui serait à dire ? Ou peut-être n'y a-t-il rien à dire, seulement à rompre le silence pour témoigner qu'on est là ? "Dis-moi quelque chose / Qui comblerait le manque // Ferait de nos yeux vides / Une forêt de coeurs orageux / Une pluie étoilée // Un poème entrouvert" C'est ainsi que commence le livre. Et c'est donc cela : ce qui est à dire n'est là que pour "combler le manque" . Est-ce au lecteur de le dire ? Est-ce à lui de faire surgir dans les "yeux vides" du poète "un poème entrouvert" ? Ces poèmes, précise l'auteur, dans une note finale, "ne sont rien d'autre qu'une prière adressée à l'inconnu, au lecteur éventuel et probablement à moi-même". D'un poème à l'autre, l'interlocuteur est toujours incertain, comme toujours la réponse qui s'esquisse. "Dis-moi quelque chose / Même si cela ne sert peut-être à rien // Parce qu'il y a ici trop de ciel / A regarder trop d'oiseaux / A entendre // Trop de tout en fin de compte" Pire que le manque, il y a l'excès, que rien ne peut combler. Pire que le silence, l'aveuglement. Mais l'espoir reste toujours que ce "quelque chose" , le "poème entrouvert" , "peut-être" ne serve pas "à rien" .Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,00 € -

Le livre des apparences
Namur YvesRésumé : Aujourd'hui j'ouvre des livres, Je referme les livres et j'interroge. Qu'est-ce que la légèreté, Qu'est-ce que l'air et le poids de l'air ? Quelles infimes particules composent la lumière Ou la pleine obscurité ? Quelles autres sont-elles dans le vide ? Combien de cercles entourent le temps, Les hommes ou la mort ? Quel sens donner à toutes ces choses Qui sont dans le monde ? Je m'interroge, Et parfois je me demande que faire, Si la pluie soudain venait à tomber dans le poème.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,50 € -

Les ennuagements du coeur
Namur YvesLa rose Et le promeneur fatigué sont là Qui écoutent le merle Et les solitudes noires du pré. L'un et l'autre sont assis Au bord de l'herbe, au bord de la pensée, Tout au bord du vide. L'un et l'autre, Comme autant de cristaux et de cendres Qui se souviendraient encore de l'étoile jaune. L'un et l'autre regardent le monde Et cette douleur Cachée dans la bouche des hommes.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,20 €
Du même éditeur
-

Les Enquêtes du Département V Tome 11 : Les morts ne chantent pas
Adler-Olsen Jussi ; Holm Line ; Bolther Stine ; BeEN STOCKCOMMANDER23,00 € -

Fauves
Da Costa MélissaUn roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »EN STOCKCOMMANDER24,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €





