Adaptation graphique des poèmes-morphogrammes fidèle au manuscrit original inédit d'Yves Namur, poète belge renommé et multiprimé, sur papier machine à écrire et marguerites de 1984. 0, l'oeuf, un livre composé autour des seules lettres du mot "oeuf" , chaque page se voulant un diptyque : dans la partie supérieure, un tableau ponctué de lettres et d'une ligne horizontale représentant un plan d'eau, et dans la partie inférieure, une partition ou les supports acoustiques dudit tableau. Comme l'écrit Francis Edeline, spécialiste des poésies visuelles et concrètes, qui en a analysé les dimensions formelles et rhétoriques, "ces morphogrammes sont au service d'un projet axiologique centré sur le symbolisme de l'oeuf. C'est la vie, c'est l'existence humaine, c'est le monde entier qui sont entraînés dans un perpétuel mouvement cyclique d'engendrement et de reconnaissance. Avec la complicité de notre système d'écriture". Yves Namur (1952) est l'auteur d'une quarantaine de recueils dont La Tristesse du figuier (Lettres vives, 2012) ou Dis-moi quelque chose (Arfuyen, 2021). Ses livres ont reçu de nombreux prix parmi lesquels celui de la Communauté française de Belgique, le Tristan Tzara, le Guillevic ou le Mallarmé. Il est le Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Francis Edeline est poète, écrivain et traducteur mais aussi sémiologue apparenté au Groupe µ.
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Nombre de pages
152
Date de parution
03/02/2023
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782873176051
Titre
O, l'oeuf
ISBN
2873176059
Auteur
Namur Yves
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20230203
Nombre de pages
152,00 €
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Avec cette anthologie poétique, Yves Namur, secrétaire perpétuel de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, rend hommage aux " poètes de la rue Ducale ", cinquante-six membres belges littéraires de l'Académie depuis sa création en 1920.
Un livre en quatre saisons : qui commence à l'automne et finit à l'été. "Dis-moi quelque chose" : un titre tout simple, presque celui d'une chanson. Et d'emblée une interrogation. Cette demande, à qui s'adresse-t-elle ? Au lecteur, ou à quel autre interlocuteur ? Et quel est ce "quelque chose" qui serait à dire ? Ou peut-être n'y a-t-il rien à dire, seulement à rompre le silence pour témoigner qu'on est là ? "Dis-moi quelque chose / Qui comblerait le manque // Ferait de nos yeux vides / Une forêt de coeurs orageux / Une pluie étoilée // Un poème entrouvert" C'est ainsi que commence le livre. Et c'est donc cela : ce qui est à dire n'est là que pour "combler le manque" . Est-ce au lecteur de le dire ? Est-ce à lui de faire surgir dans les "yeux vides" du poète "un poème entrouvert" ? Ces poèmes, précise l'auteur, dans une note finale, "ne sont rien d'autre qu'une prière adressée à l'inconnu, au lecteur éventuel et probablement à moi-même". D'un poème à l'autre, l'interlocuteur est toujours incertain, comme toujours la réponse qui s'esquisse. "Dis-moi quelque chose / Même si cela ne sert peut-être à rien // Parce qu'il y a ici trop de ciel / A regarder trop d'oiseaux / A entendre // Trop de tout en fin de compte" Pire que le manque, il y a l'excès, que rien ne peut combler. Pire que le silence, l'aveuglement. Mais l'espoir reste toujours que ce "quelque chose" , le "poème entrouvert" , "peut-être" ne serve pas "à rien" .
Résumé : Aujourd'hui j'ouvre des livres, Je referme les livres et j'interroge. Qu'est-ce que la légèreté, Qu'est-ce que l'air et le poids de l'air ? Quelles infimes particules composent la lumière Ou la pleine obscurité ? Quelles autres sont-elles dans le vide ? Combien de cercles entourent le temps, Les hommes ou la mort ? Quel sens donner à toutes ces choses Qui sont dans le monde ? Je m'interroge, Et parfois je me demande que faire, Si la pluie soudain venait à tomber dans le poème.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
Pinto Ribeiro António ; Palma Ana ; Carbonell Cana
Les artistes descendants des générations qui ont vécu les processus de décolonisation, comme de nombreux citoyens non-occidentaux vivant en Occident, soulignent la nécessité d'une réécriture des histoires croisées de l'Afrique et de l'Europe. Nombreux sont ces artistes qui interrogent les canons et les non-dits de cette mémoire, les objets hérités de vies et de territoires antérieurs, l'hégémonie de la modernité européenne et les récits des collections muséales qui évoquent les fantômes de l'entreprise coloniale. Du cinéma à la musique, des arts visuels au théâtre, de la danse à la photographie, ces artistes revisitent les archives familiales et redéfinissent la culture européenne héritée de la tradition gréco-romaine autant que celle de la Mitteleuropa. A travers leurs ouvres, Amalie Escriva, Margarida Cardoso, Teatro Griot, Francisco Vidal, Louise Narbo, Délio Jasse, Dino d'Santiago, Nuno Nunes-Ferreira, John K. Cobra, Katia Kameli, Aimé Mpane et Ana Mendes sont les protagonistes d'une vision transnationale des arts, jouant un rôle incontournable dans le cosmopolitisme européen du XXIe siècle.