Je n'aurais jamais imaginé que les études classiques me seraient aussi utiles pour comprendre le monde où nous vivons... " Les articles qui composent ce singulier recueil, rédigés durant un demi-siècle, à première vue disparates, semblent ordonnés par une nécessité intérieure. L'auteure nous offre une lecture étonnante et inattendue des actions des hommes, des évènements quotidiens, parfois intimes. Elle déplace notre regard sur le monde qui nous entoure et nous le donne à voir sous un jour neuf, qui fait vaciller les opinions et les certitudes acquises. Elle attire notre attention sur les relations organiques et causales entre langue, pensée, conscience et action. Un mot se détache, un signifiant est posé et le monde se trouve dilaté. Le monstre devient prodige et les larmes des femmes, leur voix, leur colère se fraient un chemin. La richesse de ces textes, l'originalité de la pensée de l'auteure et l'intelligence poétique de son écriture nous émeuvent et nous inspirent. Textes rassemblés, révisés et traduits sous la direction d'Angela Castresana et Ioanna Beopoulou.
Résumé : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? Ce livre s'interroge sur les rapports entre religion et politique à travers les tentatives d'unification entre les Eglises anglicane et orthodoxe grecque, pendant une période historique cruciale, celle du déclin puis de la chute de l'Empire ottoman. Les ambitions mutuelles de la Grèce et de l'Empire britannique en vue d'étendre leur domination sur cette région sont à l'origine d'un rapprochement qui, tout en étant politique, s'exprime avant tout à travers la politisation de la religion dans un cadre impérial moderne, colonial ou national, au sein duquel la religion devient un vecteur légitimant cette politique expansionniste. Ce livre soulève aussi la question du modèle ecclésiastico-politique de ce projet entre Eglise universelle et oecuménique et Eglise nationale, à travers l'étude des relations entre l'Eglise et l'Etat en Angleterre et en Grèce et la portée oecuménique de l'action de chacune de ces Eglises. Enfin, l'auteur tente d'éclairer les motivations ainsi que les difficultés auxquelles le Mouvement oecuménique s'est trouvé confronté à ses débuts. En essayant d'expliquer la portée et le sens des actions et discours des agents religieux pour répondre aux défis séculiers inédits auxquels ils devaient faire face, à partir du cataclysme de la Première Guerre mondiale jusqu'à l'avènement des régimes totalitaires et les répercussions néfastes de la grande dépression de 1929, ce travail permet d'appréhender l'évolution des rapports interconfessionnels, entre dynamique oecuménique et reconfiguration ou reformulation des concurrences ecclésiales héritées, à l'aune des transformations politiques et idéologiques complexes de cette période.
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier Frédé
L'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis Wolff
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?