Le preux et le sage. L'épopée du Kayor et autres textes wolof, édition bilingue
Diagne Mamoussé ; Kesteloot Lilyan
ORIZONS
30,00 €
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EAN :9782296088818
La version de l'épopée du Kayor, présentée par le philosophe Mamoussé Diagne, est représentative du degré de littérarité que peut atteindre le genre épique au Sénégal. Elle a été analysée dans une thèse monumentale qui propose la réflexion la plus aboutie sur la tradition orale des sociétés sahéliennes. Du proverbe au mythe, en passant par le conte, l'image et la mise en scène constituent les médiations les plus adaptées à cette fin. Les stratégies discursives mises en place visent à assurer la victoire de la mémoire sur son terrible ennemi, l'oubli. D'inspiration épique, les premiers textes du livre sont déclamés sur un ton et un rythme particuliers, leur production pouvant même être accompagnée de divers instruments de musique comme le xalam, la kora ou le balafong. Ils sont le fait des professionnels de la parole, les griots, spécialistes de l'évocation des généalogies et des hauts faits d'hommes hors normes-tel Lat Dior Diop-qui peuplent le panthéon oral. Le souffle poétique les arrache à la contingence, les propulse au rang d'archétypes structurant le code axiologique de la société et révèle, au-delà du souci de restitution du fait, une quête du sens. Les textes du second groupe diffèrent par le style : ils ne sont pas l'apanage des griots et les personnages qu'ils mettent en scène n'appartiennent pas forcément aux couches aristocratiques. Ainsi les entretiens concernant Kothie Barma et d'autres figures remarquables nourrissent les réflexions sur la païdeia ainsi que sur la fonction du proverbe ou de la devinette. Comme les récits épiques, ils se rapportent à la riche historiographie orale wolof.
Nombre de pages
312
Date de parution
27/10/2014
Poids
460g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296088818
Titre
Le preux et le sage. L'épopée du Kayor et autres textes wolof, édition bilingue
Auteur
Diagne Mamoussé ; Kesteloot Lilyan
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
460
Date de parution
20141027
Nombre de pages
312,00 €
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Ce livre propose une sorte de "refondation". En le lisant, on a l'impression que l'auteur dit que nous, Africains d'aujourd'hui, qui répugnons désormais aux interrogations sur la valeur de nos modes anciens de pensée, cherchons à nous installer dans le mode de pensée de l'Autre. Mieux encore, selon l'auteur, nous privilégions d'instinct les questions de méthode plutôt que les questions de fond: "[...] le problème n'est plus [...]: existe-t-il ou non une philosophie africaine - au sens d'une philosophie traditionnelle? mais: quelle tâche ou ensemble de tâches, identifiables selon des critères à définir, se propose ici et maintenant, quelqu'un qui entreprend de philosopher dans et sur les sociétés africaines à travers leur expression multiforme?" Mamoussé Diagne essaie de nous faire sentir une réalité qui demeure, au sens strict du terme, impensée. Ce qu'il propose, c'est d'abord d'apprendre à discerner les chances non réalisées qui sommeillent dans les replis de l'oralité, à savoir "le rapport entre dramatisation et philosophie" et d'oser une sorte d'exode de la pensée devant cet "obstacle" qu'est la dramatisation. C'est peut-être là le vrai mérite de ce livre. Si je l'ai bien lu, j'ai l'impression qu'il veut nous inviter à préférer le questionnement véritable, l'interrogation philosophique au pugilat, il veut nous inviter à dépasser ce qui nous fait le plus de mal aujourd'hui, à nous Africains. Il veut nous aider à sortir de ce que le journaliste franco-américain Stephen Smith, à la suite de Stanislas Adotévi, appelle dans son livre "Négrologie" pour que notre continent apprenne à penser, c'est-à-dire à ne jamais se satisfaire de ses traditions et soit capable d'en inventer d'autres et de nouvelles plus porteuses. Bonaventure Mvé-Ondo, docteur en philosophie, vice-recteur de l'OIF.
Souffrances de l'espoir retracent l'exemplaire combat citoyen du héros Safoura. Incarnant la figure de l'intellectuel engagé, Safoura constate pour réprimander les maux socio-politiques qui dévastent la Républiquede Zongo. Ils ont entre autres pour noms violence, adversité politique, hypocrisie, incivisme, corruption, misère, souffrances. Les crises et souffrances se suivent et bouleversent son peuple. Après les inondations, c'est la pandémie coronavirus qui surprend avec une rare violence la République de Zongo, laissant un peuple meurtri et déboussolé. Le roman, Souffrances de l'espoir est, ainsi, constitué de fiction et de réalité dans un contexte débridé où les repères se perdent et où la prise de conscience et l'engagement libèrent.
Dans l'atelier de "la fileuse d'amour", il s'en tisse des histoires... il y en a huit, à la fois tendres et fortes. Grande tendresse, amour non feint, ironie acerbe, revendiation féminine, détermination sans faille, tels sont les secrets de la "Fileuse d'amour" et de ses savoir-faire.
Dans un quartier populaire, un jeune homme bascule dans le trafic de drogue pour survivre. Un braquage le conduit en prison où il découvre la foi, l'introspection et l'amitié à travers une relation touchante avec un corbeau. Débute ainsi une véritable métamorphose intérieure. A mi-chemin entre témoignage social et fiction introspective, L'Arabe noir dresse le portrait d'un homme en quête de sens, pris entre ses blessures, ses croyances et son besoin de rédemption. Un roman brut, poétique et profondément humain.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.