L'un est né roi, l'autre laquais. Un parallèle entre la vie de Louis XV et celle de Damiens permet de mieux discerner les phénomènes sociaux du XVIIIe siècle. Les historiens ne consacrent que quelques pages à Damiens, ce qui peut sembler surprenant car, sous un aspect falot, se dissimule un personnage considérable. Un laquais vit dans l'intimité de ses maîtres, voit des fortunes se faire ou se défaire et, selon, est comblé ou souffre-douleur, esclave ou favori. Robert-François Damiens a connu tous les degrés de la servitude : du rôle de laquais ornement d'antichambre qui doit partager le lit de sa maîtresse, jusqu'à l'état de grison, le plus avilissant dans la hiérarchie domestique. A l'aide de documents indiscutables, longtemps détournés et récemment retrouvés, nous démontrons que ce simple laquais ne fut qu'un instrument. Ces pièces, pour la plupart inédites, expliquent les motivations de Damiens et son acte criminel dont, en fait, la responsabilité incombe à de puissantes personnalités politiques proches du roi et de Mme de Pompadour. Pour ce coup de canif, Damiens sera condamné au plus atroce supplice de tous les temps, par l'arrêt le plus inéquitable et le plus barbare de l'Histoire. En outre, son souvenir devra disparaître, son nom sera effacé de la mémoire des hommes, sa maison natale sera brûlée et sa famille exilée, portant sur le front la tache du crime de celui qui est né dans son sein. C'est la malédiction primitive, l'exorcisme qui effacera l'acte. Sur la place de Grève, en ce lundi 28 mars 1757, aucun de ses juges, aucun de ses tortionnaires ne peut pressentir que le geste de Damiens est l'amorce d'un mouvement de révolte qui ira grandissant et atteindra tout l'Occident après avoir éclaté à Paris le 14 juillet 1789." Jacques Delaye.
Nombre de pages
264
Date de parution
31/10/1986
Poids
315g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070707379
Titre
Louis XV et Damiens
Auteur
Delaye Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
19861031
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Delaye-Habermacher Richard ; Igalens Jacques ; Bac
Comment un homme peut-il incarner, pendant plus d'un demi-siècle, à la fois la rigueur académique et l'humanisme le plus profond ? Comment peut-on être reconnu comme une figure centrale de la gestion des ressources humaines en France et dans l'espace francophone, tout en demeurant d'une disponibilité constante pour les autres, dans une culture de l'acte gratuit devenue rare ? Jean-Marie Peretti n'est pas seulement un professeur-modèle, comme le souligne un auteur de cet ouvrage. Il est un bâtisseur d'institutions, un passeur de savoirs, un éveilleur de consciences professionnelles. Depuis ses premiers travaux dans les années 1970 jusqu'à ses engagements les plus récents, il a contribué à façonner une discipline scientifique, à professionnaliser une fonction, et à inscrire durablement les thématiques de la diversité, de l'inclusion, de la reconnaissance et de l'éthique au coeur des débats managériaux contemporains. Cet ouvrage collectif rassemble les contributions de chercheurs, de praticiens et de proches qui ont cheminé à ses côtés. Il dessine le portrait intellectuel d'un homme qui a su aimer les hommes et les chiffres, conjuguer personnalisme chrétien et exigence gestionnaire, rigueur analytique et engagement pour autrui. Au fil des chapitres se déploie une pensée cohérente, nourrie d'une vision humaniste du travail comme lieu de reconnaissance, de dignité et d'accomplissement. Cet héritage n'est pas figé. Il est vivant, transmis à des générations de chercheurs, d'étudiants, de DRH qui, chaque jour, prolongent et réinventent les intuitions pionnières de Jean-Marie Peretti. Des rituels organisationnels aux pratiques de diversité, de la santé au travail aux transformations managériales, de la maîtrise de l'absentéisme à la lutte contre le harcèlement moral, cet ouvrage explore les multiples facettes d'une oeuvre féconde et actuelle. De la préface signée par Roger Serre, ami depuis plus de 60 ans, témoignant d'une fidélité indéfectible ancrée dans les racines corses et les valeurs partagées, à la postface de Marie Peretti-Ndiaye, sa fille, sur la reconnaissance en héritage, cet ouvrage tisse le portrait d'une trajectoire exceptionnelle qui témoigne de ce que peut la recherche lorsqu'elle se manifeste avec une éthique de la personne et une exigence de service du bien commun.
Delaye-Habermacher Richard ; Enrègle Yves ; Lardel
On oppose classiquement l'ordre de la raison et le régime des croyances. Cette catégorie manichéenne met la rationalité sur un piédestal, pour rejeter les croyances dans la sphère des superstitions. Les choses sont un peu plus complexes que cela. Et regarder lucidement l'histoire (ou l'actualité la plus récente) montre bien que les croyances tiennent la dragée haute à une rationalité battue en brèche. En clair les cartes ont été rebattues ; et s'il ne saurait être question de dévaluer la rationalité, il est important de redonner toute sa place aux croyances comme modalités de l'esprit humain et non pas "chausse-trappe de la pensée" ; ne pas réhabiliter les superstitions mais les comprendre, ne pas mépriser ou négliger les religions mais en saisir les ressorts profonds, le magnétisme intime. C'est à relever ce challenge que s'attellent les chercheurs composant le sommaire de cet ouvrage utile et plus encore, salutaire.
Cet ouvrage aborde le thème de la laïcité sous différents angles : par la pensée de Sophocle, à travers des échanges épistolaires durant la Grande Guerre, en montrant les méfaits du Djihadisme sur Internet, mais également la laïcité en Corse où les traditions sont toujours vivantes. Il s'agit aussi pour certains des auteurs de " remettre à l'heure la pendule républicaine " quand d'autres évoquent la laïcité dans l'espace public ou dans une comédie. Un panorama éclectique et riche d'un thème au cur de l'actualité.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.