Thérèse d'Avila considère notre âme comme un château taillé dans un diamant ou un très clair cristal. "L'âme du juste n'est rien d'autre qu'un paradis où [le Seigneur] trouve ses délices." Donc, il faut apprendre à cultiver et honorer son âme et à se connaître soi-même - elle insiste sur cette nécessité autant qu'un sage antique. Mais c'est l'oraison, la porte véritable de ce château aux nombreuses demeures. "Vous ne devez pas vous représenter ces demeures l'une après l'autre, comme en enfilade, mais fixer votre regard au centre ; là se situe la salle, le palais, où réside le roi ; considérez le palmier ; avant qu'on atteigne sa partie comestible, plusieurs écorces entourent tout ce qu'il contient de savoureux. Ici, de même, de nombreuses salles sont autour de celle-là, et également au-dessus. Les choses de l'âme doivent toujours se considérer dans la plénitude, l'ampleur et la grandeur. On ne le dira jamais assez : elle est capable de beaucoup plus que ce que nous sommes capables de considérer, et le soleil qui est dans ce palais se communique à toutes ses parties." Dans une langue rugueuse - à laquelle la traduction n'ajoute pas d'artifices -, Teresa Sanchez de Cepeda y Ahumada de Avila détermine concrètement le sûr chemin qu'il convient d'emprunter dans les labyrinthiques demeures du château intérieur. Un autre sous-titre pourrait convenir à son livre : "La clé des visions et des ravissements".
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Nombre de pages
152
Date de parution
25/08/2022
Poids
207g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782385081515
Titre
Le château intérieur ou les demeures
Auteur
D'Avila Thérèse
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Poids
207
Date de parution
20220825
Nombre de pages
152,00 €
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Résumé : C'est grâce à l'insistance de la communauté du monastère Saint-Joseph d'Avila que nous devons Le chemin de la perfection. Désireuses de profiter de l'expérience spirituelle de leur mère Thérèse, les soeurs lui demandèrent de leur parler de l'oraison. Thérèse avait rédigé en 1565 le récit de sa vie, mais celui-ci, jugé trop personnel par son confesseur, ne fut pas divulgué. Elle entreprend donc en 1566 un nouvel ouvrage plus bref, où elle s'exprime dans un style simple et familier, comme en dialogue avec ses soeurs. Elle y dévoile le secret de la "perfection" pour le chrétien : laisser toute la place à Dieu et à son prochain. Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) est une carmélite espagnole. Profondément mystique, elle laisse des écrits sur son expérience spirituelle et devient une figure majeure de la spiritualité chrétienne. Elle a été proclamée docteur de l'Eglise par le pape Paul VI en 1970.
Un voyage mystique au coeur de l'âme : suivez Thérèse d'Avila dans l'itinéraire intérieur d'une vie transformée par la prière et la grâce. Le Château intérieur est une plongée au coeur de l'âme humaine, que Thérèse d'Avila compare à un château aux sept demeures. A travers ces étapes, elle décrit un cheminement spirituel exigeant, fait de prière, de dépouillement et de vigilance, menant à l'union profonde avec Dieu. L'âme, d'abord encombrée par les préoccupations du monde, s'élève peu à peu, guidée par la grâce, vers la lumière divine. Dans les dernières demeures, elle s'abandonne pleinement à l'amour, qui devient sa seule raison de vivre.
Pensées sur l'Amour de Dieu" se veut un commentaire du Cantique des Cantiques. Sainte Thérèse D'Avila prodigue des conseils pratiques pour vivre en amitié avec Dieu et pour nous aider à distinguer la vraie paix, celle qui vient de Lui. Thérèse D'Avila nous invite à nous tenir éveillés auprès de Lui, et nous rassure en ce que Jésus est notre paix et qu'il se donne à nous dans les sacrements : Eucharistie, Réconciliation. Notre réponse à son appel est de préparer en nous une demeure pour Lui. Ce petit ouvrage rare et pertinent de Sainte Thérèse D'Avila mérite une lecture en complément de celle du Cantique des Cantiques.
Sur ces paroles de l'épouse dans le Cantique des cantiques : Que le Seigneur me baise d'un baiser de sa bouche. Du respect que l'on doit avoir pour ce qui ne nous paraît pas intelligible dans l'Ecriture sainte. Ce qui a porté la Sainte à prendre, la liberté d'expliquer ces paroles du Cantique des cantiques. De quelle sorte se doivent entendre ces mots de baiser et de bouche. En lisant attentivement ces paroles, j'ai remarqué qu'il semble que lame, après avoir parlé en tierce personne, lorsqu'elle dit : Qu'il me baise d'un baiser de sa bouche , adresse la parole à une autre en ajoutant : Le lait qui coule de vos mamelles est plus délicieux que le vin . J'avoue n'en comprendre pas la raison, et j'en suis bien aise, parce que nous devons avoir beaucoup plus de respect pour les paroles qui surpassent notre intelligence, que pour celles que nos faibles esprits sont incapables de concevoir. C'est pourquoi, mes filles, lorsqu'en lisant on entendant des prédications, ou méditant les mystères de notre sainte foi, il y aura des choses qui vous paraîtront obscures, je vous recommande extrêmement de ne vous point gêner pour en chercher l'explication. Cela n'appartient pas à des femmes, ni même à la plupart des hommes. Que s'il plaît à Notre-Seigneur de vous en donner l'intelligence, il le fera sans que vous ayez besoin de prendre pour ce sujet aucune peine ; ce que je ne dis que pour les femmes et pour les hommes qui ne sont pas obligés à soutenir la vérité par leur doctrine. Quant à ceux que Dieu y engage, ils doivent sans doute y travailler de tout leur pouvoir, et ce travail ne leur saurait être que fort utile. Mais pour ce qui est de nous, nous n'avons, sans nous mettre en peine du reste, qu'à recevoir avec simplicité ce qu'il plaît à Dieu de nous donner, et nous réjouir de ce que sa sagesse n'ayant point de bornes, une seule de ses paroles contient tant de mystères, qu'il n'est pas étrange que nous soyons incapables de les com- prendre. Car, sans parler du latin, du grec et de l'hébreu, à quoi il n'y a pas sujet de s'étonner que nous n'entendions rien, combien se rencontre-t-il d'endroits dans les psaumes qui ne nous paraissent pas moins obscurs dans l'espagnol que dans le latin ? Gardez-vous donc bien, mes filles, je le répète encore, de vous en tourmenter inutilement. Ce qui ne va point au-delà de notre capacité, suffit pour des personnes de notre sexe. Dieu ne nous en demandera pas davantage, et il ne laissera pas de nous favoriser de ses grâces".