Défendre la France. Les Français, le guerre et le service militaire, de la guerre de Sept Ans à Verd
Crépin Annie
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753500709
C'est l'histoire politique, idéologique, culturelle et sociale du service militaire en France jusqu'en 1914 que cet ouvrage se propose de retracer. C'est tout d'abord une histoire politique : si la Révolution n'a pas inventé le devoir de défense, elle l'a réinventé en lui donnant de nouvelles formes et en le couplant avec une citoyenneté elle aussi nouvelle. Ce n'est pas une histoire immobile : la loi Jourdan qui institutionnalise les " essais " de la Révolution n'instaure pas pour autant le service militaire pour tous les Français. La distorsion entre devoir universel de défense et service personnel et obligatoire dure trois quarts de siècle et alimente le débat auquel donne lieu le vote des grandes lois militaires. Celles de la Troisième République ne mettent pas fin à ce débat qui s'est prolongé jusqu'à nos jours. C'est aussi une histoire culturelle et sociale, celle des Français face au service militaire, celle d'un dialogue entamé très tôt, dès la rédaction des cahiers de doléances, entre eux et leurs dirigeants, sur ce que devrait être l'armée idéale. Ce dialogue fut poursuivi tout au long du XIXe siècle par les ouvrages que les Français ne cessèrent d'adresser aux assemblées et aux gouvernements et qui dessinaient l'année modèle. Ce dialogue fut parfois conflictuel avec l'État-nation centralisateur dont la conscription était un nouvel instrument, instrument à double tranchant tant il suscita de résistance dans certaines régions. C'est enfin une histoire paradoxale. C'est en effet l'histoire des contradictions fondatrices qui donnent à l'histoire militaire de la France son originalité, celle d'un élément de l'exception française, celle d'une invention d'élites universalistes et " antimilitaristes. " qui tentèrent de l'imposer à des masses amilitaristes et à un peuple qui, selon la formule d'un général, peut être bon guerrier, voire le meilleur guerrier du monde mais est mauvais militaire. Cette histoire est enfin celle d'une hésitation permanente - qui traversa toutes les familles d'esprit et les groupes politiques - entre deux modèles : l'armée doit-elle être le miroir de la cité et de la société, une cité régénérée et une société démocratisée, ou doit-elle être " l'arche sainte " qui donne l'exemple ?
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Nombre de pages
424
Date de parution
09/06/2005
Poids
700g
Largeur
153mm
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EAN
9782753500709
Titre
Défendre la France. Les Français, le guerre et le service militaire, de la guerre de Sept Ans à Verd
Auteur
Crépin Annie
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
700
Date de parution
20050609
Nombre de pages
424,00 €
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Le 5 septembre 1798, à la fin du Directoire, la loi Jourdan institutionnalise les expériences de la Révolution et fait triompher le principe selon lequel tout citoyen se doit à la défense de la Patrie. Désormais, et pour deux siècles, les Français n'envisagent pas d'autre voie pour fonder une armée nationale que celle qui recourt à la conscription. Instrument essentiel de l'Etat-nation centralisateur, la conscription est aussi un facteur d'unification nationale. Toutefois, certaines régions lui opposent une résistance qui alimente la légende noire de l'institution. On en oublierait presque les régions qui l'ont acceptée dès le Consulat et l'Empire. Tel est le cas de la Seine-et-Marne. La facilité et la rapidité avec lesquelles s'effectue la levée du contingent, ainsi que la faiblesse de l'insoumission déclarée sont des signes de cette adhésion, même si l'obéissance de la population dont se félicitent les préfets successifs n'exclut pas l'usage occasionnel de biais, légaux ou illégaux, pour échapper à la conscription. A quelques nuances près, cette acceptation se maintient encore pendant les "années sombres" de la fin de l'ère napoléonienne. Le long terme et le court terme se conjuguent pour expliquer l'enracinement de l'institution en Seine-et-Marne. Pays de grande culture, au c?ur de l'Etat-nation, ouvert à l'influence de Paris qu'il approvisionne, où rares sont les communautés rurales repliées sur elles-mêmes, le département a répondu favorablement aux levées révolutionnaires qui ont précédé celles de la conscription. La Seine-et-Marne est emblématique de ces régions où le degré de développement économique et culturel ne fait pas obstacle à la réussite de la conscription, signe de leur ancrage dans la modernité.
La loi du 28 octobre 1997 a supprimé de fait une institution vieille de deux siècles: le service militaire obligatoire. Au commencement, en 1789, les Constituants rêvaient de soldats-citoyens et d'une armée nationale de métier. Les événements en décidèrent autrement, avec en 1793 la réquisition de citoyens-soldats et la levée en masse d'une nation armée. L'aboutissement en fut la loi Jourdan de 1798, véritablement fondatrice de la conscription, jamais remise en question quel que fût le régime: la défense du territoire est désormais le devoir suprême du citoyen et mourir pour la patrie le premier de ses droits. Mais la conscription est tout autant un nouvel outil de savoir et de pouvoir pour l'Etat centralisateur qui mène un processus d'unification nationale et d'acculturation à travers des enquêtes sur l'état de santé physique et mental des conscrits. Annie Crépin écrit ici la première histoire globale, aussi bien politique et idéologique que sociale et culturelle, des rapports entre armée et république, et plus généralement entre conscription, Etat-nation centralisateur et société.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.