La loi du 28 octobre 1997 a supprimé de fait une institution vieille de deux siècles: le service militaire obligatoire. Au commencement, en 1789, les Constituants rêvaient de soldats-citoyens et d'une armée nationale de métier. Les événements en décidèrent autrement, avec en 1793 la réquisition de citoyens-soldats et la levée en masse d'une nation armée. L'aboutissement en fut la loi Jourdan de 1798, véritablement fondatrice de la conscription, jamais remise en question quel que fût le régime: la défense du territoire est désormais le devoir suprême du citoyen et mourir pour la patrie le premier de ses droits. Mais la conscription est tout autant un nouvel outil de savoir et de pouvoir pour l'Etat centralisateur qui mène un processus d'unification nationale et d'acculturation à travers des enquêtes sur l'état de santé physique et mental des conscrits. Annie Crépin écrit ici la première histoire globale, aussi bien politique et idéologique que sociale et culturelle, des rapports entre armée et république, et plus généralement entre conscription, Etat-nation centralisateur et société.
Nombre de pages
528
Date de parution
01/10/2009
Poids
266g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070346837
Titre
Histoire de la conscription
Auteur
Crépin Annie
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
266
Date de parution
20091001
Nombre de pages
528,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fondées au début du XXe siècle, les Annales historiques de la Révolution française sont éditées par la Société des études robespierristes avec le concours du CNRS. La revue publie les recherches consacrées à la période de la Révolution française et de l'Empire et des documents inédits. Elle ne se limite pas à l'époque ouverte par la réunion des Etats généraux de 1789 et close par la chute de Napoléon. Elle entend également prendre en compte les origines et les développements ultérieurs de la Révolution, des années 1770 jusqu'au début du XXe siècle, voire au-delà lorsqu'il s'agit d'étudier la mémoire de l'événement et ses répercussions dans le monde contemporain.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys