Liutprand, évêque de Crémone, se rendit par deux fois en ambassade à Constantinople au milieu du Xe siècle. Lors de son premier voyage pour le compte du roi d'Italie, il découvre émerveillé les splendeurs d'or et de pourpre de la cour de Byzance et son protocole fastueux, conçu à l'imitation de la hiérarchie céleste. Vingt ans plus tard, lorsqu'il retrouve la "Reine des villes", Liutprand vient défendre les droits du nouvel empereur d'Occident, Otton le, de Saxe, devant l'empereur byzantin Nicéphore Phocas. Deux conceptions du pouvoir se heurtent frontalement. L'ambassade est un fiasco, Liutprand maltraité: d'un récit d'ambassade à l'autre, il bascule de l'éblouissement à la hargne assassine. Byzance se transforme alors sous sa plume acérée en un grotesque ballet de personnages odieux et ridicules, évoluant pompeusement dans un univers de faux-semblants. Ses textes vifs participent ainsi à la fondation de la "légende noire" de Byzance, qui pèse lourd aujourd'hui encore, et que fort peu de lumières parviennent à dissiper. Biographie de l'auteur Sandrine Lerou est agrégée d'histoire et ancien membre de l'École française d'Athènes. Elle a soutenu une thèse en histoire byzantine sur les dévotions impériales aux XIe-XIIe siècles.Joël Schnapp est enseignant rattaché à L'Institut d'études humanistes de Florence; il a déjà traduit et présenté aux éditions Anacharsis Des Turcs. Traité sur les moeurs, les coutumes et la perfidie des Turcs de Georges de Hongrie (2003).
Date de parution
07/02/2005
Poids
140g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782914777179
Titre
AMBASSADES A BYZANCE
Auteur
CREMONE (DE)/LEROU
Editeur
ANACHARSIS
Largeur
125
Poids
140
Date de parution
20050207
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Liutprand, évêque de Crémone, accomplit au milieu du Xe siècle deux ambassades à Constantinople, capitale des empereurs byzantins. Lors de la première en 948, pénétra dans les salles les plus somptueuses du Grand Palais. Abasourdi par le faste de la cour, et notamment s automates d'or en forme de lions ou d'oiseaux, il en a brossé un tableau stupéfiant. Vingt ans plus tard, il revenait au nom de l'empereur germanique Otton, rival de Byzance. Mal reçu, éconduit, traité comme un laquais, il écrivit pour se venger un portrait au vitriol, grotesque, des hautes sphères constantinopolitaines. Ces deux récits d'un témoin oculaire, à la fois sans équivalents et très vifs, font pénétrer le lecteur de plain-pied au coeur de l'empire disparu de Byzance.
Liudprand de Crémone (vers 920-971/972) est un témoin primordial de l'histoire politique du Xe siècle. Originaire de Pavie, il fut envoyé en ambassade à Constantinople. Fuyant le nouveau maître du royaume d'Italie, Bérenger II, il s'exila en Germanie et fut dès lors un partisan déclaré de l'empereur Otton, à qui il dut le siège épiscopal de Crémone en 962. C'est pour son compte que sont rédigées l'Antapodosis (la Rétribution), l'Histoire d'Otton, l'Ambassade à Constantinople. L'antapodosis dresse une "histoire des empereurs et des rois de toute l'Europe" depuis l'éclatement de l'empire carolingien jusqu'à son temps, et alterne les points de vue entre l'Italie, Byzance et la Germanie. Le dernier livre de cet ouvrage est consacré au récit émerveillé de l'ambassade menée chez les Grecs en 949. L'Histoire d'Otton est un court pamphlet qui entend expliquer les conditions, discutées, de l'éviction du pape Jean XII en 964. Enfin, l'Ambassade à Constantinople, récit d'un autre séjour dans l'Orient grec, en 968, dresse un tableau cette fois très sombre et polémique des usages diplomatiques byzantins, après l'échec de sa mission. Liudprand, l'évêque courtisan, aura ainsi connu trois empires. Son style alerte farci de références classiques manie sans retenue l'invective, la harangue et les scènes hautes en couleur teintées d'un humour scabreux, qui ont beaucoup fait pour la légende noire du "siècle de fer".
Mudpit, c'est un rade antique planté au coeur du désert de Mojave en Californie. Freddy Chiller, le patron, y organise des combats de boue. Nancy Kramer, une ancienne boxeuse, élève seule sa fille dans un mobile home en se battant les soirs de shows. De l'autre côté du désert, le colonel Bill Pendergeist est pour sa part chargé d'un programme de la Nasa simulant une mission sur Mars : un équipage cosmopolite - du solide major Augustina Kirstensen au fiévreux plasticien Oleg Ievguenson - est enfermé sous conditionnement étanche dans le vaisseau expérimental Bioship. Bref, la routine. Pourtant, les aiguilles des sismographes s'affolent et des mégafeux sillonnent l'horizon : le cataclysme approche. Tout ce beau monde va bientôt se retrouver confronté à la déroute universelle. Mudpit est un roman environnementaliste cocasse lesté d'une ironie urticante, le miroir facétieux de notre désinvolture face à la catastrophe.
Résumé : William Snelgrave, capitaine négrier de Bristol, a été capturé par des pirates en 1719 dans l'estuaire de la Sierra Leone, sur les côtes africaines. Menacé en permanence de se faire assassiner ou bien - curieusement - invité parmi les capitaines à boire à leur santé, il a passé un mois difficile en leur compagnie. Dans un récit publié quinze ans plus tard, il dresse des portraits saisissants de ces marginaux, désespérés ou crânement décidés à faire face à l'enfer qui leur est promis. Sous les dehors d'un récit d'aventures haut en couleur, son témoignage offre une ouverture unique sur l'univers fantasmatique de la piraterie.
L'oeil chafouin, le poil hirsute, Paul Cézanne crapahute par les collines, suant sous son melon, le dos courbé sous le poids du chevalet. Apparaît la bottine d'une femme gisant sur un talus, et c'est le drame. Trois jours dans la vie de Paul Cézanne suffisent à Mika Biermann pour faire sauter les écailles de peinture, gratter la trame, ajourer jusqu'à l'os le portraitiste de la Sainte-Victoire. Un vilain fait divers transformé en une odyssée de garrigue sur une mer de peinture, dans le sillage du peintre bourru, vaniteux et obsédé par des chimères grotesques qui n'engendrent pas la mélancolie. On en termine la lecture l'ail fringant et les doigts maculés de couleurs fauves.
Voilà l'été. Berthe Morisot, peintre impressionniste, et Eugène Manet, son mari affable, quittent Paris pour une partie de campagne. Ils posent valises et chevalet dans une maison champêtre, havre d'une douceur estivale propice à toutes sortes d'expérimentations nocturnes.