Jacques-Pierre Brissot. Sociologie historique d'une entrée en révolution
Coursin Regis
PU RENNES
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EAN :9782753587052
Dans les Origines intellectuelles de la Révolution française, publiées en 1933, Daniel Mornet voit en la figure de Brissot « l’image complète de toutes les aspirations d’une génération ». Cet ouvrage vise à relancer son intuition en proposant, grâce à un travail inédit de dépouillement systématique de ses archives privées, une sociologie de l’entrée en révolution (et non de la pré-révolution, car on ne pouvait la prédire alors) d’une jeunesse intellectuelle au crépuscule de la société française d’Ancien Régime.Cet ouvrage permet de comprendre comment un homme du commun éduqué, d’abord désireux d’intégrer les hautes sphères de la société de son temps, devient l’un des principaux agents de son renversement. Habité par une idée de la noblesse fondée sur la vertu plutôt que sur la naissance, il s’en attribue les qualités et tente de les faire reconnaître sur le champ littéraire. Mais il se heurte à l’indifférence de ses pairs illustres et à ce qu’il appelle le « crime de bassesse », soit le destin d’être né dans la « classe des artisans ». Brissot a le sentiment de ne pas occuper sa juste place dans une société d’ordres et d’états.De frustré et méprisé, Brissot renaît à l’identité au sein d’une communauté des opprimés aux côtés du protestant, du juif, du quaker, de l’Américain, du Genevois, de l’Anglais, du Valaque, du Brabançon, du Batave, du paysan, du prisonnier et de l’esclave noir. De victime, il se fait observateur de la souffrance universelle, produit du despotisme, puis acteur de la Révolution, d’une révolution d’abord philosophique puis politique, à la fois universelle et nationale. Avec le soutien du Fonds de recherche du Québec (Société et Culture).
Nombre de pages
355
Date de parution
22/06/2023
Poids
594g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753587052
Titre
Jacques-Pierre Brissot. Sociologie historique d'une entrée en révolution
Auteur
Coursin Regis
Editeur
PU RENNES
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165
Poids
594
Date de parution
20230622
Nombre de pages
355,00 €
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Le zen est un mystère. Dès l'instant où une pensée le touche, il disparaît. Tous les maîtres s'accordent sur ce point : la transmission se fait en dehors des Ecritures, des mots et des lettres. C'est peut-être l'expression "de mon âme à ton âme" qui exprime le mieux le fondement de la tradition du zen. Puisqu'il est insaisissable par la pensée et par les mots, ce recueil tente de l'approcher en silence, comme par surprise. Il privilégie quelques aspects de son actualisation et juxtapose anecdotes, poésies et propos des maîtres, les laissant s'éclairer les uns les autres sans que l'intellect n'intervienne et suscitant, imprévisiblement, un effet, comme les touches de couleurs des impressionnistes. Le zen nous est arrivé du Japon avec des atouts exotiques qui l'ont rendu encore plus hermétique. Comment un Occidental non averti aurait-il pu distinguer l'essence originelle de la Voie dans ce séduisant produit "made in Japan" appelé zen, qui englobait pêle-mêle la culture, les arts martiaux, l'esthétique, des caractères spécifiques à la société japonaise ainsi que des éléments plus subtils issus du culte Shintô, et qui, de surcroît, prétendait être la panacée ? Le présent recueil débarrasse tout ce fatras et restitue aux fragments leur pureté, leur brutalité originelles.
Apprendre la Voie Bouddhique, c'est s'apprendre soi-même. S'apprendre soi-même, c'est s'oublier soi-même. S'oublier, c'est actualiser toutes les existences. Actualiser toutes les existences, c'est dépouiller corps et esprit, pour soi-même et pour les autres. C'est voir disparaître toute trace d'éveil, et faire apparaître constamment cet éveil sans trace." (Dôgen) "Qu'est-ce que le zen ?", "Pourquoi tout cela ?", "Le pouvoir de la foi"... Proposant un cheminement en dix-sept chapitres, cette anthologie réunit les voix de quelques-uns des plus grands maîtres zen, de Dôgen à Ryôkan.
Depuis une dizaine d'années, les professionnelles de l'aide institutionnalisée sont amenés à exécuter des politiques sociales axées de plus en plus fortement sur le contrôle. Quel est le sens de cette profession et comment trouver l'espace nécessaire pour produire de l'aide ? Les recherches théoriques exposées dans cet ouvrage concluent à la dimension subversive de l'aide et permettent de construire une identité professionnelle des travailleurs sociaux.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.