Le zen est un mystère. Dès l'instant où une pensée le touche, il disparaît. Tous les maîtres s'accordent sur ce point : la transmission se fait en dehors des Ecritures, des mots et des lettres. C'est peut-être l'expression "de mon âme à ton âme" qui exprime le mieux le fondement de la tradition du zen. Puisqu'il est insaisissable par la pensée et par les mots, ce recueil tente de l'approcher en silence, comme par surprise. Il privilégie quelques aspects de son actualisation et juxtapose anecdotes, poésies et propos des maîtres, les laissant s'éclairer les uns les autres sans que l'intellect n'intervienne et suscitant, imprévisiblement, un effet, comme les touches de couleurs des impressionnistes. Le zen nous est arrivé du Japon avec des atouts exotiques qui l'ont rendu encore plus hermétique. Comment un Occidental non averti aurait-il pu distinguer l'essence originelle de la Voie dans ce séduisant produit "made in Japan" appelé zen, qui englobait pêle-mêle la culture, les arts martiaux, l'esthétique, des caractères spécifiques à la société japonaise ainsi que des éléments plus subtils issus du culte Shintô, et qui, de surcroît, prétendait être la panacée ? Le présent recueil débarrasse tout ce fatras et restitue aux fragments leur pureté, leur brutalité originelles.
Nombre de pages
92
Date de parution
30/01/2014
Poids
65g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070456390
Titre
Le goût du zen. Recueil de propos et d'anecdotes
Auteur
Coursin Janine
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
65
Date de parution
20140130
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
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Apprendre la Voie Bouddhique, c'est s'apprendre soi-même. S'apprendre soi-même, c'est s'oublier soi-même. S'oublier, c'est actualiser toutes les existences. Actualiser toutes les existences, c'est dépouiller corps et esprit, pour soi-même et pour les autres. C'est voir disparaître toute trace d'éveil, et faire apparaître constamment cet éveil sans trace." (Dôgen) "Qu'est-ce que le zen ?", "Pourquoi tout cela ?", "Le pouvoir de la foi"... Proposant un cheminement en dix-sept chapitres, cette anthologie réunit les voix de quelques-uns des plus grands maîtres zen, de Dôgen à Ryôkan.
Dans les Origines intellectuelles de la Révolution française, publiées en 1933, Daniel Mornet voit en la figure de Brissot « l’image complète de toutes les aspirations d’une génération ». Cet ouvrage vise à relancer son intuition en proposant, grâce à un travail inédit de dépouillement systématique de ses archives privées, une sociologie de l’entrée en révolution (et non de la pré-révolution, car on ne pouvait la prédire alors) d’une jeunesse intellectuelle au crépuscule de la société française d’Ancien Régime.Cet ouvrage permet de comprendre comment un homme du commun éduqué, d’abord désireux d’intégrer les hautes sphères de la société de son temps, devient l’un des principaux agents de son renversement. Habité par une idée de la noblesse fondée sur la vertu plutôt que sur la naissance, il s’en attribue les qualités et tente de les faire reconnaître sur le champ littéraire. Mais il se heurte à l’indifférence de ses pairs illustres et à ce qu’il appelle le « crime de bassesse », soit le destin d’être né dans la « classe des artisans ». Brissot a le sentiment de ne pas occuper sa juste place dans une société d’ordres et d’états.De frustré et méprisé, Brissot renaît à l’identité au sein d’une communauté des opprimés aux côtés du protestant, du juif, du quaker, de l’Américain, du Genevois, de l’Anglais, du Valaque, du Brabançon, du Batave, du paysan, du prisonnier et de l’esclave noir. De victime, il se fait observateur de la souffrance universelle, produit du despotisme, puis acteur de la Révolution, d’une révolution d’abord philosophique puis politique, à la fois universelle et nationale. Avec le soutien du Fonds de recherche du Québec (Société et Culture).
Depuis une dizaine d'années, les professionnelles de l'aide institutionnalisée sont amenés à exécuter des politiques sociales axées de plus en plus fortement sur le contrôle. Quel est le sens de cette profession et comment trouver l'espace nécessaire pour produire de l'aide ? Les recherches théoriques exposées dans cet ouvrage concluent à la dimension subversive de l'aide et permettent de construire une identité professionnelle des travailleurs sociaux.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys