Coquet Jean-Claude ; Costantini Michel ; Kharbouch
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
Epuisé
EAN :9782359353594
« Dans la communication prononcée en 1951 au colloque international de phénoménologie de Bruxelles, Maurice Merleau-Ponty renvoie à un élève de Husserl, Hendrik Pos, pour qui la phénoménologie du langage est conçue ?comme retour au sujet parlant, à mon contact avec la langue que je parle?. Retour au ?langage comme mien?, dit encore Merleau-Ponty, qui met ainsi le parlant en évidence, comme Aristote et Benveniste avant lui, d'où cet axe auquel je me réfère : Aristote, Benveniste et Merleau-Ponty. Aristote place à l'origine du langage la voix qui traduit les affects (et dans un second temps la pensée), puis l'écriture qui relaie la voix. Benveniste ne dit pas autrement. Ainsi s'établit la relation constituante entre la phusis et le logos. Du côté de la phusis, ce que Husserl nomme ?l'incarnation linguistique? et Benveniste ?l'inscription? de l'expérience humaine dans le langage : ?Elle est là, inhérente à la forme qui la transmet?. Il revient à l'énonciation, ajoute Benveniste, de la ?faire jaillir?. On comprend pourquoi Pos insiste sur le ?contact? avec la langue et ce que l'on peut attendre de cette proximité. Quant au logos, il traduit ce que la phusis lui donne. Cette répartition des fonctions a été notée par le philosophe Cassirer, relais précieux entre Aristote et Benveniste. Phusis et logos ? dit encore Merleau-Ponty ? forment une unité, ?une jonction?, qui apparaît chez Aristote non pas comme accidentelle mais comme nécessaire. Elle permet deux manières de dire que transcrivent, selon moi, les prédicats somatiques et les prédicats cognitifs. C'est ce champ que j'ai voulu explorer et dont mes recherches témoignent. » (J.-Cl. C.)
Nombre de pages
272
Date de parution
01/04/2022
Poids
360g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782359353594
Titre
Phénoménologie du langage
Auteur
Coquet Jean-Claude ; Costantini Michel ; Kharbouch
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
155
Poids
360
Date de parution
20220401
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment ouvrir au langage les frontières de la réalité donnée où nous habitons ? ", se demandait Levinas. La question première devrait être plutôt : est-ce que le langage peut s'ouvrir à la réalité donnée où nous habitons ? Et si oui, comment procède-t-il pour associer et dissocier ce qui appartient aux " choses " (à la phusis) et à l'" esprit " (au logos) ? On le sait, la pensée dominante privilégie la part du logos et méconnaît celle de la phusis. Adoptant la visée d'une phénoménologie du langage, l'auteur nous invite à ne pas craindre d'articuler le logos à la phusis.
La grammaire donne des règles, mais elle ne dit rien sur la façon dont se construit la signification. Dans ce texte, George Lakoff cherche à percer les mécanismes du sens en abordant la grammaire sous l'angle de la logique naturelle. Celle-ci se distingue de la logique formelle par le fait qu'elle est étroitement liée aux propriétés du langage. Ainsi, la structure logique d'une phrase est assimilée à sa structure sémantique.Cet ouvrage est l'une des contributions essentielles à un courant de réflexion connu sous le nom de "sémantique générative". Indispensable au spécialiste, il intéressera également le profane : l'on y trouve disséqués un certain nombre de phénomènes passionnants, comme la présupposition, qui permet de signifier sans dire. Grâce à l'analyse détaillée d'exemples abondants, le lecteur peut apprécier l'incroyable richesse du langage et mieux comprendre sa complexité. --Guillaume Segerer
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.
Les textes des comptes des châtelains et des cellériers des seigneurs de Thoire et Villars, qui constituaient un chartrier aujourd'hui dispersé, sont importants pour l'histoire du département de l'Ain. La présente édition a été établie à partir des micro-films des documents des Archives d'Etat de Turin déposés aux Archives départementales de l'Ain. Il s'agit d'un registre de comptes portant sur les années 1336-1352/1353 et concernant tous les revenus de la seigneurie pendant cette période. Ces documents sont, pour l'essentiel, écrits en francoprovençal, la langue vernaculaire. Les possessions héréditaires des Thoire-Villars, qui recouvraient globalement le Haut-Bugey, dit Terre de Montagne, et une partie de la Dombes et qui leur venaient des Villars, sont divisées en châtellenies. L'édition des comptes des fiefs de Cerdon et du Barrioz contribue à une meilleure compréhension de l'économie de l'époque, des pratiques comptables et budgétaires, et rapporte un ensemble de termes désignant les savoir-faire liés aux différentes activités de la vie médiévale. Les comptes étant datés et localisés, les données qu'ils contiennent le sont également de façon précise ; la langue qui en rend compte est riche en matériaux mal connus ou inconnus des lexicographes. Ces textes apportent également des éléments intéressants la connaissance des microtoponymes, des anthroponymes et, en particulier, des noms de familles issus des activités alors pratiquées. La situation géographique de ces textes et leur date d'écriture en font un témoignage précieux et inédit au coeur d'une époque troublée. Centre de recherche des langues et cultures d'Auvergne-Rhône-Alpes, l'Institut Pierre-Gardette (IPG) - anciennement Institut de linguistique romane - est spécialisé dans l'étude des parlers francoprovençaux et occitans et sur la variation géographique du français. L'IPG s'appuie sur l'unité de recherche "Confluence : sciences et humanités" (EA 1598) de l'Université catholique de Lyon.