La grammaire donne des règles, mais elle ne dit rien sur la façon dont se construit la signification. Dans ce texte, George Lakoff cherche à percer les mécanismes du sens en abordant la grammaire sous l'angle de la logique naturelle. Celle-ci se distingue de la logique formelle par le fait qu'elle est étroitement liée aux propriétés du langage. Ainsi, la structure logique d'une phrase est assimilée à sa structure sémantique.Cet ouvrage est l'une des contributions essentielles à un courant de réflexion connu sous le nom de "sémantique générative". Indispensable au spécialiste, il intéressera également le profane : l'on y trouve disséqués un certain nombre de phénomènes passionnants, comme la présupposition, qui permet de signifier sans dire. Grâce à l'analyse détaillée d'exemples abondants, le lecteur peut apprécier l'incroyable richesse du langage et mieux comprendre sa complexité. --Guillaume Segerer
Nombre de pages
140
Date de parution
01/01/1976
Poids
196g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782252018989
Titre
Linguistique et logique naturelle
Auteur
Coquet Jean-Claude ; Lakoff George
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
149
Poids
196
Date de parution
19760101
Nombre de pages
140,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment ouvrir au langage les frontières de la réalité donnée où nous habitons ? ", se demandait Levinas. La question première devrait être plutôt : est-ce que le langage peut s'ouvrir à la réalité donnée où nous habitons ? Et si oui, comment procède-t-il pour associer et dissocier ce qui appartient aux " choses " (à la phusis) et à l'" esprit " (au logos) ? On le sait, la pensée dominante privilégie la part du logos et méconnaît celle de la phusis. Adoptant la visée d'une phénoménologie du langage, l'auteur nous invite à ne pas craindre d'articuler le logos à la phusis.
Coquet Jean-Claude ; Costantini Michel ; Kharbouch
« Dans la communication prononcée en 1951 au colloque international de phénoménologie de Bruxelles, Maurice Merleau-Ponty renvoie à un élève de Husserl, Hendrik Pos, pour qui la phénoménologie du langage est conçue ?comme retour au sujet parlant, à mon contact avec la langue que je parle?. Retour au ?langage comme mien?, dit encore Merleau-Ponty, qui met ainsi le parlant en évidence, comme Aristote et Benveniste avant lui, d'où cet axe auquel je me réfère : Aristote, Benveniste et Merleau-Ponty. Aristote place à l'origine du langage la voix qui traduit les affects (et dans un second temps la pensée), puis l'écriture qui relaie la voix. Benveniste ne dit pas autrement. Ainsi s'établit la relation constituante entre la phusis et le logos. Du côté de la phusis, ce que Husserl nomme ?l'incarnation linguistique? et Benveniste ?l'inscription? de l'expérience humaine dans le langage : ?Elle est là, inhérente à la forme qui la transmet?. Il revient à l'énonciation, ajoute Benveniste, de la ?faire jaillir?. On comprend pourquoi Pos insiste sur le ?contact? avec la langue et ce que l'on peut attendre de cette proximité. Quant au logos, il traduit ce que la phusis lui donne. Cette répartition des fonctions a été notée par le philosophe Cassirer, relais précieux entre Aristote et Benveniste. Phusis et logos ? dit encore Merleau-Ponty ? forment une unité, ?une jonction?, qui apparaît chez Aristote non pas comme accidentelle mais comme nécessaire. Elle permet deux manières de dire que transcrivent, selon moi, les prédicats somatiques et les prédicats cognitifs. C'est ce champ que j'ai voulu explorer et dont mes recherches témoignent. » (J.-Cl. C.)
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.