Les Très Riches Heures de la Cour de Chine. Chefs-d'oeuvre de la peinture impériale des Qing 1662-17
Rey Marie-Catherine ; Giès Jacques ; Schmitt Camil
RMN
22,00 €
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EAN :9782711850648
Les collections de peinture chinoise du musée Guimet abritent un ensemble exceptionnel de rouleaux, commandes impériales destinées à célébrer des événements marquants du règne de trois grands souverains Qing, Kangxi (1662-1723), Yongzheng (1723-1736) et Qianlong (1736-1796). L'originalité du propos, de l'exposition dont rend compte le catalogue est de situer cette peinture de commande dans le contexte plus général de l'histoire de la " grande peinture " chinoise ainsi que des arts décoratifs héritiers de la tradition picturale, grâce à la confrontation de l'ensemble des neuf rouleaux du musée Guimet, présentés pour la première fois dans leur intégralité, avec plus d'une centaine d'?uvres Ming et Qing : rouleaux monochromes et feuilles d'album, peinture sur éventails, estampes, porcelaines, albums de sceaux impériaux, ouvrages traitant des questions de perspective. Dans les rouleaux impériaux, le lecteur découvrira, avec la délectation que procurent les miniatures médiévales occidentales, une peinture aux couleurs vives, dans laquelle abondent les détails pittoresques. Relevant d'une tradition profondément chinoise, cette peinture a exercé en son temps une réelle force d'attraction sur des artistes occidentaux appelés à collaborer à plusieurs des commandes impériales, tel le peintre jésuite Castiglione. Des témoignages de son travail avec des artistes chinois servent eh particulier de point de référence dans la comparaison entre deux traditions passionnantes du fait même de leur éloignement : la tradition chinoise et la tradition européenne.
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Nombre de pages
237
Date de parution
21/04/2006
Poids
1 173g
Largeur
224mm
Plus d'informations
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EAN
9782711850648
Titre
TRES RICHES HEURES COUR CHINE - CHEFS D'OEUVRE DE LA PEINTURE IMPERIALE DES QING 1662-1796
Auteur
Rey Marie-Catherine ; Giès Jacques ; Schmitt Camil
Editeur
RMN
Largeur
224
Poids
1173
Date de parution
20060421
Nombre de pages
237,00 €
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Kangxi (1662-1722), Yongzheng (1723-1735) et Qianlong (1736-1795) - trois grands souverains dela dynastie des Qing, d'origine mandchoue - ont été les commanditaires d'exceptionnels rouleaux peints sur soie. Ces ?uvres, qui mesurent jusqu'à 16 mètres de long et se lisent de droite à gauche, célèbrent des événements marquants de leur règne: visites d'inspection dans les provinces de la Chinedu Sud, célébrations de grands rituels, scènes de chasses impériales. Rarement reproduits dans leurintégralité, ces rouleaux montrent à merveille les spécificités de la grande tradition picturale chinoise, notamment à travers le traitement des espaces, avec une mise en perspective si différente de la tradition européenne... Confrontés à des porcelaines chinoises de l'époque qui, précisément, déroulent leurs scènes en "rouleaux" ou en "bandes" ou encore à des feuilles d'album de peintres-lettrés, ils montrent aussi combien les peintres de paysage ont su transcender la forme du support, quel qu'il soit, pour maintenir cette dynamique spatiale proprement chinoise: ouvrir vers une succession de vallées, monter vers des sommets ou s'engager dans les profondeurs d'un massif de montagne...
Le passage du char attelé au cheval monté marque un tournant dans l'histoire universelle. En Chine, au IIIe siècle avant notre ère, il accompagne la fondation de l'Empire. Auxiliaire indispensable de l'expansion civilisatrice des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), le cheval permet l'essor d'un vaste domaine chinois. Sous les Tang (618-907), à la fois vecteur de paix et de prospérité, il devient le symbole de l'aristocratie. Animal prestigieux entre tous, associé au dragon dans les mythes, il est sur terre ce que le dragon est au ciel. Grâce à l'exceptionnelle donation de Jacques Polain, cette geste peut être pour la première fois appréhendée, avec sa charge de pittoresque et son émotion plastique.
Guillet Bertrand ; Croix Alain ; Rey Marie-Catheri
Fascination - détestation sont ses deux pôles d'une relation ambivalente entre l'Europe et l'empire du Milieu. En un siècle et demi, de 1700 à 186o, la relation sino-française et la perception occidentale de ce pays lointain ont connu une évolution à deux versants. D'abord marginal, encore aventureux, soumis aux conditions dictées par la Chine, le commerce s'accompagne d'un vif engouement pour les objets rapportés dans les cales des navires et de la découverte éblouie d'une culture raffinée. Puis, dans un mouvement de bascule, les rapports économiques s'inversent au profit de l'Europe, alors que, dans une perspective colonialiste, condescendance et mépris se superposent à l'enthousiasme sinophile. La mer et l'aventure, la soie, la porcelaine et le thé, la circulation des idées et les Jésuites, le trafic de l'opium et la guerre, la passion et l'humiliation, sont ici éclairés par les contributions des chercheurs et de très nombreuses illustrations, dont certaines totalement inédites.
Résumé : Vous avez déjà essayé de taper le mot "vulgaire" dans un moteur de recherche ? Les résultats sont éloquents : des photos de femmes et des conseils de magazines féminins leur expliquant comment être sexy sans être vulgaire. Mais qui décrète que l'on est vulgaire ? Quelles sont les règles de la bonne ou de la mauvaise féminité ? Et qui décide ? Comme pour tout le reste, les femmes sont soumises à des injonctions impossibles à tenir puisque le moindre écart par rapport à la norme les fait pencher dangereusement vers une mauvaise féminité, comble de l'horreur en société. Valérie Rey-Robert réfléchit sur ces questions depuis plusieurs années et a décidé d'en faire un livre. Mais pas seule. Car ce qui représente la féminité, ce qui est permis ou non, est changeant selon que les femmes sont racisées, trans, grosses ou de classe inférieure. Ce sont tous ces angles qui seront étudiés à travers chacune des interventions des autrices, afin d'explorer la pluralité des féminités. Valérie Rey-Robert, Lexie Agresti, Marie de Brauer, Darla Marx, Taous Merakchi et Jennifer Padjemi sont connues et reconnues pour leur plume et leurs engagements. Entre témoignages et essais sociologiques, les textes sont complémentaires et riches de leurs expériences respectives.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".