L'histoire de l'art et ses concepts. Autour de Heinrich Wölfflin
Cohn Danièle ; Mermet Rémi
ULM
18,00 €
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EAN :9782728806904
Ce volume prend position sur l'héritage de la pensée de l'historien de l'art suisse Heinrich Wölfflin (1864-1945). Père fondateur, aux côtés d'Alois Riegl, d'Aby Warburg ou d'Erwin Panofsky, de la "science de l'art" germanique (Kunstwissenschaft), Wölfflin fait partie de cette génération de chercheurs pour laquelle le dialogue avec la philosophie, la psychologie, l'histoire de la culture ou les études littéraires nourrit l'histoire de l'art. Les Principes fondamentaux de l'histoire de l'art, devenus dès leur publication en 1915 le grand ouvrage de référence, constituent l'aboutissement d'une enquête sur les formes du voir, et l'outillage épistémologique que requiert l'explication des oeuvres. Wölfflin y déploie un certain nombre de catégories issues de l'expérience historique - des catégories qui ne prétendent donc pas à la pureté des catégories kantiennes, mais visent néanmoins une certaine applicabilité transhistorique. Cette opérativité conceptuelle en fait toute la richesse. Wölfflin a trop souvent été taxé de formalisme. L'ambition de l'ouvrage est de replacer sa pensée dans le champ théorique de la réflexion sur les arts, par-delà les oppositions stériles entre formalisme et iconologie. Les textes ici rassemblés montrent à quel point le souci wölfflinien de la forme s'est toujours attaché à la vie concrète de l'histoire des oeuvres et des styles. En cela, sa pensée se révèle d'une grande actualité aussi bien en esthétique qu'en histoire des arts, jusqu'à des domaines aux enjeux plus sociétaux et politiques, comme celui du musée et de la muséologie.
Nombre de pages
190
Date de parution
06/11/2020
Poids
362g
Largeur
190mm
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EAN
9782728806904
Titre
L'histoire de l'art et ses concepts. Autour de Heinrich Wölfflin
Auteur
Cohn Danièle ; Mermet Rémi
Editeur
ULM
Largeur
190
Poids
362
Date de parution
20201106
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Une pensée est au travail dans une peinture, une photographie, une construction architecturale ou un film - une pensée sensible qui, excédant le contexte ou le concept, nous oblige à y regarder de plus près pour la saisir. Philosophe et historien d'art, Hubert Damisch a choisi, pour y voir mieux, un mode d'accès aux ?uvres qui s'enracine dans l'attrait qu'elles suscitent en nous, un mouvement d'approche qui prend pour règle de préserver leur résistance à l'interprétation et s'attache à déterminer, non pas leur signification, mais leur force ostensive. Avec lui, des historiens d'art, des philosophes, des artistes, des psychanalystes s'interrogent sur le regard requis par les ?uvres. Ce volume rassemble leurs propositions et construit autour de textes d'Hubert Damisch lui-même un portrait en creux de l'un des théoriciens de l'art les plus inventifs des cinquante dernières années.
Ce livre prend position sur les enjeux et les visées des ?uvres d'art en matière de vérité et de morale : il répond, par un retour sur l'époque des Lumières, aux questions contemporaines sur l'idée d'un perfectionnement moral de l'individu (S. Cavell, M. Nussbaum, S. Laugier). Les Lumières ont mis au c'ur de la création artistique les émotions, les affects et les sentiments, mues par la conviction de l'efficacité d'une éducation esthétique de l'homme, d'une éducation sensible par le sensible, en l'occurrence par les ?uvres. La vérité a-t-elle un sens en matière artistique ? Notre besoin d'art est-il lié à notre conviction qu'elles nous rendent meilleurs et nous font mieux connaître le monde ? L'autonomie de l??uvre, la liberté du créateur, la dévaluation de tout canon au nom d'un global turn qui contraint au relativisme rendent aujourd'hui difficile cette affirmation. Et la sincérité de l'auteur ne saurait être un argument, tant elle tombe sous le coup d'un soupçon préjudiciel. La critique, elle, pourrait-elle prétendre au vrai ? Mais il y a plusieurs interprétations possibles d'une ?uvre, plusieurs interprétations qui touchent juste, au sens où l'on dit d'une voix qu'elle est juste, d'un vêtement qu'il tombe bien. À partir de quelques études de cas, Danièle Cohn revient sur l'idée d'une fin de l'art (A. Danto) et propose de fonder jugement artistique et jugement esthétique sur la justesse.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.