L'artiste, le vrai et le juste. Sur l'esthétique des lumières
Cohn Danièle
ULM
17,00 €
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EAN :9782728805112
Ce livre prend position sur les enjeux et les visées des ?uvres d'art en matière de vérité et de morale : il répond, par un retour sur l'époque des Lumières, aux questions contemporaines sur l'idée d'un perfectionnement moral de l'individu (S. Cavell, M. Nussbaum, S. Laugier). Les Lumières ont mis au c'ur de la création artistique les émotions, les affects et les sentiments, mues par la conviction de l'efficacité d'une éducation esthétique de l'homme, d'une éducation sensible par le sensible, en l'occurrence par les ?uvres. La vérité a-t-elle un sens en matière artistique ? Notre besoin d'art est-il lié à notre conviction qu'elles nous rendent meilleurs et nous font mieux connaître le monde ? L'autonomie de l??uvre, la liberté du créateur, la dévaluation de tout canon au nom d'un global turn qui contraint au relativisme rendent aujourd'hui difficile cette affirmation. Et la sincérité de l'auteur ne saurait être un argument, tant elle tombe sous le coup d'un soupçon préjudiciel. La critique, elle, pourrait-elle prétendre au vrai ? Mais il y a plusieurs interprétations possibles d'une ?uvre, plusieurs interprétations qui touchent juste, au sens où l'on dit d'une voix qu'elle est juste, d'un vêtement qu'il tombe bien. À partir de quelques études de cas, Danièle Cohn revient sur l'idée d'une fin de l'art (A. Danto) et propose de fonder jugement artistique et jugement esthétique sur la justesse.
Nombre de pages
152
Date de parution
21/05/2014
Poids
380g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782728805112
Titre
L'artiste, le vrai et le juste. Sur l'esthétique des lumières
Auteur
Cohn Danièle
Editeur
ULM
Largeur
190
Poids
380
Date de parution
20140521
Nombre de pages
152,00 €
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Une pensée est au travail dans une peinture, une photographie, une construction architecturale ou un film - une pensée sensible qui, excédant le contexte ou le concept, nous oblige à y regarder de plus près pour la saisir. Philosophe et historien d'art, Hubert Damisch a choisi, pour y voir mieux, un mode d'accès aux ?uvres qui s'enracine dans l'attrait qu'elles suscitent en nous, un mouvement d'approche qui prend pour règle de préserver leur résistance à l'interprétation et s'attache à déterminer, non pas leur signification, mais leur force ostensive. Avec lui, des historiens d'art, des philosophes, des artistes, des psychanalystes s'interrogent sur le regard requis par les ?uvres. Ce volume rassemble leurs propositions et construit autour de textes d'Hubert Damisch lui-même un portrait en creux de l'un des théoriciens de l'art les plus inventifs des cinquante dernières années.
Dans cet ouvrage, Danièle Cohn explique en quoi les ateliers d'Anselm Kiefer , leur organisation, leur spatialisation sont des clés de l'activité artistique du peintre. Lieux de production, lieux d'engrangement, dépôts de la mémoire du peintre, les ateliers sont des mondes, dans lesquels le monde entre et devient peinture, une peinture en action qui donne à voir les passés du monde, les inventions du futur, les prophéties du présent. Philosophe, Danièle Cohn travaille à la croisée des chemins entre l'esthétique et la philosophie de l'art. Elle a consacré une grande partie de ses recherches à mettre en évidence comment la culture allemande se déploie et donne des figures à ses idées, de l??uvre de Goethe à celle des grands historiens de l'art du monde germanique, de la philosophie des Lumières à Walter Benjamin, de la peinture de Friedrich aux grands romans de Thomas Mann et Hermann Hesse. Elle a participé au livre Anselm Kiefer au Grand Palais et écrit le texte du catalogue de l'exposition Anselm Kiefer ( Musée Würth, Erstein, " l'art comme le soleil ").
Pourquoi « Littérature et Photographie » ... La photographie est une donnée traversière des discours contemporains ? théorie, critique, littérature ou philosophie. Son PH (neutre, si l'on veut) arbore les mêmes initiales que celles qui balisent la modernité : phantasmes, phénoménologie. Traversière, la photographie est ce qui prend par le travers concepts et discours, met en crise la pensée, appelle les chemins qui ne mènent nulle part, les jardins aux sentiers qui bifurquent. Les textes rassemblés ici, issus de deux années de séminaire à l'École normale supérieure, dans le cadre de l'Aleph (atelier littérature et photographie) ont pour point de rencontre une logique paradoxale développée en termes photographiques, qui mettent en cause l'évidence et l'idée reçue, appellent le hors-texte et le hors-sujet. Une lecture des bords entre en jeu, via des textes fondamentaux comme la Petite Histoire de la photographie de Walter Benjamin, ou des auteurs aussi divers que Jules Husson dit Champfleury, Charles Dickens, Hervé Guibert, Bruce Chatwin, Vladimir Nabokov, écrivains-photographes ou crypto-photographes, soumis ici à diverses lectures claires. La clarté de la chambre photographique est ce qui tient la photographie à distance de tout « pathos », de toute spectrographie mortifère, à laquelle il faut opposer un gai savoir de l'image. Contre l'histoire de la photographie, souveraine, est ici avancée une photographie de l'histoire, ou l'histoire comme photographie ; contre l'écriture comme donnée linéaire, relevant de la trace et du temps, une écriture comme donnée spatiale, espacement, lieu de l'entre. Ces Jardins d'hiver à plusieurs mains (chercheurs, élèves, photographes) appellent par leur titre l'invisible « Photographie du Jardin d'Hiver » de La Chambre claire de Roland Barthes, texte fondateur qui donne ici lieu à un phénomène de spectrographie claire : une signature, celle de Jacques Derrida, traverse et habite joyeusement la chambre photographique, inversant le déjà en son image positive, J. D., comme Jardin D'hiver.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.