Y voir mieux, y regarder de plus près. Autour d'Hubert Damisch
Cohn Danièle
ULM
38,61 €
Épuisé
EAN :9782728802975
Une pensée est au travail dans une peinture, une photographie, une construction architecturale ou un film - une pensée sensible qui, excédant le contexte ou le concept, nous oblige à y regarder de plus près pour la saisir. Philosophe et historien d'art, Hubert Damisch a choisi, pour y voir mieux, un mode d'accès aux ?uvres qui s'enracine dans l'attrait qu'elles suscitent en nous, un mouvement d'approche qui prend pour règle de préserver leur résistance à l'interprétation et s'attache à déterminer, non pas leur signification, mais leur force ostensive. Avec lui, des historiens d'art, des philosophes, des artistes, des psychanalystes s'interrogent sur le regard requis par les ?uvres. Ce volume rassemble leurs propositions et construit autour de textes d'Hubert Damisch lui-même un portrait en creux de l'un des théoriciens de l'art les plus inventifs des cinquante dernières années.
Nombre de pages
355
Date de parution
01/10/2003
Poids
772g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782728802975
Titre
Y voir mieux, y regarder de plus près. Autour d'Hubert Damisch
Auteur
Cohn Danièle
Editeur
ULM
Largeur
190
Poids
772
Date de parution
20031001
Nombre de pages
355,00 €
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Ce volume prend position sur l'héritage de la pensée de l'historien de l'art suisse Heinrich Wölfflin (1864-1945). Père fondateur, aux côtés d'Alois Riegl, d'Aby Warburg ou d'Erwin Panofsky, de la "science de l'art" germanique (Kunstwissenschaft), Wölfflin fait partie de cette génération de chercheurs pour laquelle le dialogue avec la philosophie, la psychologie, l'histoire de la culture ou les études littéraires nourrit l'histoire de l'art. Les Principes fondamentaux de l'histoire de l'art, devenus dès leur publication en 1915 le grand ouvrage de référence, constituent l'aboutissement d'une enquête sur les formes du voir, et l'outillage épistémologique que requiert l'explication des oeuvres. Wölfflin y déploie un certain nombre de catégories issues de l'expérience historique - des catégories qui ne prétendent donc pas à la pureté des catégories kantiennes, mais visent néanmoins une certaine applicabilité transhistorique. Cette opérativité conceptuelle en fait toute la richesse. Wölfflin a trop souvent été taxé de formalisme. L'ambition de l'ouvrage est de replacer sa pensée dans le champ théorique de la réflexion sur les arts, par-delà les oppositions stériles entre formalisme et iconologie. Les textes ici rassemblés montrent à quel point le souci wölfflinien de la forme s'est toujours attaché à la vie concrète de l'histoire des oeuvres et des styles. En cela, sa pensée se révèle d'une grande actualité aussi bien en esthétique qu'en histoire des arts, jusqu'à des domaines aux enjeux plus sociétaux et politiques, comme celui du musée et de la muséologie.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.