Caliban N° 56/2016 : Disparitions. Littérature et arts américains, Textes en français et anglais
Cochoy Nathalie ; Vallas Sophie
PU MIDI
22,00 €
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EAN :9782810704804
Comme la blancheur de la baleine, le "colorless-all color" du Moby Dick de Melville, semble le présager, l'absence est souvent rendue visible, voire tangible, dans la fiction américaine. Cet ensemble de contributions est consacré aux différents moyens de re-présentation de l'absence dans les romans ou nouvelles. Sont ainsi évoqués les voiles et vernis de l'illusion, mais aussi les blancs et les silences du texte. Comment les secrets intimes et obsédants ou les soupçons de conspiration émergent-ils dans la fiction ? Si "Voir, c'est perdre" (Georges Didi-Huberman), la réflexion du texte sur les limites du voir et du dire n'est-elle pas un moyen de recréer les miracles de l'invisible, les mystères de l'inconnu ou l'étrangeté de l'ordinaire ? L'expression du deuil peut également être considérée comme un moyen de survie. Comment parle-t-on des absents, qu'ils soient des proches décédés, des amis perdus de longue date ou des anonymes disparus ? Que reste-t-il de leurs vies, leurs corps, leurs voix, leurs secrets ? Comment la voix qui prend en charge le texte réussit-elle à évoquer, voire à recréer cette "altérité" absente qui suppose la présence d'un "je" vivant ? Ce numéro cherche à savoir, enfin, si les disparitions, dans la fiction américaine, ne seraient pas un lieu de ralliement pour les écrivains et les lecteurs, l'émanation d'une rencontre, ou d'une émotion partagée.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
190
Date de parution
18/05/2017
Poids
336g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810704804
Titre
Caliban N° 56/2016 : Disparitions. Littérature et arts américains, Textes en français et anglais
Auteur
Cochoy Nathalie ; Vallas Sophie
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
336
Date de parution
20170518
Nombre de pages
190,00 €
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Auteur noir américain Ralph Ellison n'a écrit qu'un roman Homme invisible l'un des plus grands textes de fiction de l'après-guerre S'inspirant à la fois de la littérature occidentale et du blues afro-américain l'écriture d'Ellison jubile a la "frontière" Là elle échappe aux clichés ranime la mémoire et transcende la douleur pour faire vibrer l'espoir sur un fond de colère Dans son roman comme dans ses nouvelles et ses essais la voix d'Ellison enchante le lecteur et l'engage à entendre en deça du visible la musique d'une identité en devenir
Ce numéro multiplie les pas de côté interdisciplinaires pour décrire dans toute sa complexité le phénomène de la marche urbaine. Il passe du point de vue de l'écrivain à celui de l'urbaniste, de celui de l'architecte à celui du sociologue ou encore du designer. Il adopte des échelles d'observation allant de l'intime et de l'introspection via l'évocation de différents récits de marche et portraits de marcheurs dans la littérature à la cartographie surplombante de grands ensembles urbains et à la délimitation de leurs zones piétonnes via l'examen de différents plans et projets urbanistiques. Les contributions à ce numéro s'organisent autour de cinq propositions : la marche envisagée comme un récit (l'accompagnement d'un phrasé ou l'élan d'une traduction) ; la marche considérée comme l'occasion d'un dépassement identitaire ; la marche en ville envisagée comme un art civique dans le sens où elle donne droit de cité tout en donnant à penser la cité ; la marche en ville perçue comme l'occasion d'un aménagement de l'espace (marcher, c'est aussi une activité qui s'inscrit dans un programme politique de planification urbaine) ; enfin, la marche urbaine en tant qu'agencement sociotechnique : marcher, c'est réunir avec et autour de soi un ensemble d'équipements, de dispositifs, d'artefacts qui contribuent à la fois à sa réalisation et à sa perpétuelle transformation.
Si l'on a tant de mal à comprendre le choix du consommateur en économie de marché, n'est-ce pas parce qu'on se trompe de cible? Franck Cochoy nous propose de laisser un instant homo oeconomicus en paix pour s'intéresser à l'objet de son choix. Il suggère de tirer parti d'une observation très simple, très évidente, et qui pourtant n'a guère retenu l'attention les objets qu'on choisit sur les marchés d'aujourd'hui ne sont pas des produits, mais des produits emballés. Symptomatiquement, l'âne de Buridan - cet animal affamé qui, placé à égale distance de deux quantités semblables de nourriture, ne parvient pas à choisir, et se laisse donc mourir de faim - inaugure l'« économie d'emballage »: pas de problème de choix possible entre deux bottes de foin sans l'intronisation clandestine d'un nouvel actant - l'emballage - entre le sujet et l'objet. À partir de ce constat, Franck Cochoy montre combien ce contenant a priori futile - il est destiné à être jeté! - est au contraire l'une des médiations les plus puissantes qui oeuvrent à rapprocher l'offre et la demande. L'emballage permet l'inscription des éléments susceptibles de sortir le sujet de l'indécision: il cache le produit pour le montrer autrement, révèle des entités invisibles telle la composition chimique de l'objet, informe sur son origine, déporte l'attention des prix vers la prise en compte de la qualité... En nous faisant voyager à dos d'âne parmi les emballages, leurs ressorts et leur histoire, en nous conviant à une promenade entre vente du jambon en supermarché et lecture de la presse automobile, cet essai nous fait découvrir à quel point nos choix sont à la fois libres et solidaires d'une foule d'équipements et d'acteurs dont la mise à jour apparaît décisive pour la pleine compréhension du marché.
L'information économique, environnementale et sanitaire est à l'affiche. D'un côté, on assiste à l'affirmation d'un consommateur de plus en plus actif à la recherche d'appuis cognitifs susceptibles de soutenir son engagement dans l'action. De l'autre, les acteurs institutionnels publics ou privés tentent de porter leur voix sous forme d'affichage, d'emballage ou d'étiquettes. Paradoxalement, ces deux mouvements sont à la fois convergents et contradictoires : est-il possible de concilier des formes de communication descendante et unilatérale avec l'expression de publics en quête d'interactivité ? Telle est l'une des questions qu'aborde ce numéro sur les dispositifs sociotechniques d'affichage, d'emballage et d'étiquetage. Les supports informationnels à destination des publics forment des espaces ambigus, où se croisent et se combinent souvent les voix des régulateurs et des acteurs de l'offre, du droit et du marché. Pour aborder ces supports et en saisir les enjeux, il convient d'en éclairer l'histoire, d'en explorer les formes, de s'interroger sur l'agencement des différents niveaux d'inscription (de l'affichage à l'étiquette, en passant par l'emballage et la signalétique), de rendre compte du jeu des régulations publiques et des initiatives privées, de l'investissement de l'étiquetage par les consommateurs comme lieu d'information consumériste ou d'expression politique, voire d'examiner l'émergence de formats informationnels nouveaux, largement soutenus par les nouvelles technologies (smartphones, sites internet) qui semblent sortir l'affichage de plus d'un siècle de communication unilatérale et asymétrique pour l'ouvrir à des formes inédites d'interaction avec les usagers.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.