Ce numéro multiplie les pas de côté interdisciplinaires pour décrire dans toute sa complexité le phénomène de la marche urbaine. Il passe du point de vue de l'écrivain à celui de l'urbaniste, de celui de l'architecte à celui du sociologue ou encore du designer. Il adopte des échelles d'observation allant de l'intime et de l'introspection via l'évocation de différents récits de marche et portraits de marcheurs dans la littérature à la cartographie surplombante de grands ensembles urbains et à la délimitation de leurs zones piétonnes via l'examen de différents plans et projets urbanistiques. Les contributions à ce numéro s'organisent autour de cinq propositions : la marche envisagée comme un récit (l'accompagnement d'un phrasé ou l'élan d'une traduction) ; la marche considérée comme l'occasion d'un dépassement identitaire ; la marche en ville envisagée comme un art civique dans le sens où elle donne droit de cité tout en donnant à penser la cité ; la marche en ville perçue comme l'occasion d'un aménagement de l'espace (marcher, c'est aussi une activité qui s'inscrit dans un programme politique de planification urbaine) ; enfin, la marche urbaine en tant qu'agencement sociotechnique : marcher, c'est réunir avec et autour de soi un ensemble d'équipements, de dispositifs, d'artefacts qui contribuent à la fois à sa réalisation et à sa perpétuelle transformation.
Nombre de pages
210
Date de parution
31/01/2017
Poids
378g
Largeur
160mm
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EAN
9782810704811
Titre
Sciences de la Société N° 97/2016 : Marcher dans la ville
Les politiques d'aménagement urbain ont longtemps consisté à développer des infrastructures censées canaliser et absorber au mieux un trafic motorisé toujours plus dense. Si le "tout automobile" tend à régresser, les aménageurs continuent à penser la mobilité en termes de grands travaux, de macrostructures, de réseaux... Cet ouvrage entend montrer que la transition vers une mobilité plus douce pourrait aussi passer par la mue plus discrète, mais tout aussi décisive, de la logistique ordinaire des piétons et cyclistes – par un réaménagement à hauteur d'homme des équipements urbains et personnels. Cette thèse s'appuie sur trois enquêtes. Les deux premières s'intéressent à plus d'un siècle de logistique dans le centre-ville de Toulouse. Elles reposent sur des observations quantitatives réalisées à partir d'archives photographiques et d'enregistrements vidéo. Une troisième enquête propose un détour par le design pour imaginer des solutions logistiques inédites susceptibles d'accompagner le développement d'une mobilité durable. Cet ouvrage pourra nourrir la réflexion et l'action des responsables politiques, géographes, urbanistes, sociologues et anthropologues qui croient en l'avènement d'une ville plus durable.
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Des chansons, des activités, des images pour se familiariser avec l'anglais dès la maternelle !Six chansons, plus de 150 mots et expressions illustrés à répéter en écoutant le CD, six thèmes (La famille, le corps, l'anniversaire, le marché, la ferme et le bus), des jeux d'écoute et de répétition interactifs, une double page illustrée sur Londres avec les grands symboles de l'Angleterre pour découvrir la culture anglaise.Et aussi, pour une utilisation simple et optimale : - les textes et traductions de toutes les chansons- des pictogrammes pour se repérer et permettre l'autonomie de l'enfant.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
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