Une sociologie du packaging ou l'âne de Buridan face au marché
Cochoy Franck
PUF
20,00 €
Epuisé
EAN :9782130523567
Si l'on a tant de mal à comprendre le choix du consommateur en économie de marché, n'est-ce pas parce qu'on se trompe de cible? Franck Cochoy nous propose de laisser un instant homo oeconomicus en paix pour s'intéresser à l'objet de son choix. Il suggère de tirer parti d'une observation très simple, très évidente, et qui pourtant n'a guère retenu l'attention les objets qu'on choisit sur les marchés d'aujourd'hui ne sont pas des produits, mais des produits emballés. Symptomatiquement, l'âne de Buridan - cet animal affamé qui, placé à égale distance de deux quantités semblables de nourriture, ne parvient pas à choisir, et se laisse donc mourir de faim - inaugure l'« économie d'emballage »: pas de problème de choix possible entre deux bottes de foin sans l'intronisation clandestine d'un nouvel actant - l'emballage - entre le sujet et l'objet. À partir de ce constat, Franck Cochoy montre combien ce contenant a priori futile - il est destiné à être jeté! - est au contraire l'une des médiations les plus puissantes qui oeuvrent à rapprocher l'offre et la demande. L'emballage permet l'inscription des éléments susceptibles de sortir le sujet de l'indécision: il cache le produit pour le montrer autrement, révèle des entités invisibles telle la composition chimique de l'objet, informe sur son origine, déporte l'attention des prix vers la prise en compte de la qualité... En nous faisant voyager à dos d'âne parmi les emballages, leurs ressorts et leur histoire, en nous conviant à une promenade entre vente du jambon en supermarché et lecture de la presse automobile, cet essai nous fait découvrir à quel point nos choix sont à la fois libres et solidaires d'une foule d'équipements et d'acteurs dont la mise à jour apparaît décisive pour la pleine compréhension du marché.
Nombre de pages
225
Date de parution
15/02/2002
Poids
325g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130523567
Titre
Une sociologie du packaging ou l'âne de Buridan face au marché
Auteur
Cochoy Franck
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
325
Date de parution
20020215
Nombre de pages
225,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce qui nous attire dans une vitrine de magasin? Qu'est-ce qui nous pousse à saisir une offre commerciale, à entrer dans le cercle privilégié des abonnés premium, à compulser les pages d'un journal à la une alléchante? Sans aucun doute la curiosité, ce ressort essentiel de l'action ordinaire qui nous invite à rompre avec nos habitudes et à nous transporter au-delà de nous-mêmes.La curiosité (saine ou malsaine) est l'un des artifices favoris de la séduction marchande. Car capter un public ? attirer l'attention d'un lecteur, séduire un client, répondre aux attentes d'un usager, convaincre un électeur? ? passe souvent par la construction de dispositifs techniques capables de jouer sur les motivations intérieures des personnes. Modèle du genre, pure machine de curiosité, le conte de Barbe bleue nous accompagne tout au long de cette promenade sociologique dans le cabinet de curiosités que propose ici Franck Cochoy. Entre histoire immémoriale et anthropologie contemporaine, l'auteur analyse méticuleusement les dispositifs fourbis par le marché pour entretenir la curiosité: vitrine d'un magasin, teasing, packaging, abribus, Internet mobile?. Des affaires Bettencourt à Strauss-Kahn en passant par Wikileaks, l'ouvrage décrypte la presse d'investigation et ses « unes » excitantes pour nous révéler les secrets des révélateurs de secrets. Cet ouvrage original et truculent devrait éveiller la curiosité du lecteur et l'entraîner dans un parcours inhabituel. Au terme de celui-ci, avisé et plus prudent, il saura repérer les pièges dont il est l'objet. À moins que la curiosité ne le reprenne! Franck Cochoy, spécialiste des marchés, est professeur de sociologie à l'université Toulouse II et membre du CERTOP-CNRS.
Qui, en gestion, en politique ou en sciences sociales, n'a jamais entendu parler de "captation" des clients, des électeurs, des personnes ? Et pourtant, qui sait vraiment quels sont les ressorts et les enjeux de " la captation des publics " ? La parabole du Petit chaperon rouge suffirait-elle à circonscrire ces pratiques ? Les auteurs du présent ouvrage tentent d'éclairer ces questions à partir de terrains aussi diversifiés que les techniques marchandes (emballage, étiquetage, merchandising), la banque, les cybermarchés, la démocratie électronique, la téléphonie ou les marchés financiers. Ils nous invitent à saisir la pluralité des opérations de captation, qui vont de l'attraction à la fidélisation, en passant par l'information et la séduction. Ils nous montrent que ces pratiques consistent à articuler dispositifs techniques de gestion et dispositions sociales des publics visés. Ils nous font surtout découvrir le caractère très ambigu de ces relations qui, loin de se limiter à de simples rapports de domination ou de manipulation, ouvrent rapidement sur la figure du capteur-capté. L'importance du sujet traité, mais aussi ses enjeux théoriques, pratiques, voire politiques, intéresseront un vaste public : étudiants et chercheurs en gestion, en sciences sociales et en sciences politiques, mais aussi praticiens et simples consommateurs et/ou citoyens soucieux de mieux comprendre et peut-être de mieux maîtriser les modalités de leurs rapports quotidiens.
Les contes de fées ont bercé notre enfance, édifié nos longues soirées d'hiver. Ancestral et multiculturel, leur univers nous transmet souvent une morale - la fameuse morale de l'histoire - qui nous offre un apprentissage de la vie et nous permet de comprendre comment interagir avec un environnement proche (le foyer, la famille) ou lointain (la forêt, le château, la ville). C'est ainsi que les contes ont fait l'objet d'innombrables analyses visant à souligner leur charge (ou leur usage) psychanalytique, érotique, culturelle, politique ou "genrée". Au rebours de ces approches, Si l'économie m'était contée prend le parti d'insister sur leur aspect le plus central et paradoxalement le plus méconnu, à savoir leur dimension économique, leur étrange rapport avec l'univers du commerce. L'ouvrage propose ainsi une sociologie de l'économie au prisme des contes de fées. Il s'agit de montrer que les contes, plus ou moins à leur insu, véhiculent une intelligence du monde économique, soit en eux-mêmes, soit parce qu'ils peuvent être mobilisés pour éclairer des réalités contemporaines.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.