Chroniques des derniers païens. La disparition du paganisme dans l'Empire romain du règne de Constan
Chuvin Pierre
BELLES LETTRES
31,50 €
Epuisé
EAN :9782251380032
Un livre excellent à tous égards... Pour écrire cette chronique, à la fois narrative et explicative, il fallait une immense culture... C'est un immense voyage que nous fait faire Pierre Chuvin, sans jamais nous lasser." (Pierre Vidal-Naquet, Le Monde, 6 avril 1990). "Un déchiffrement et une mise en ordre sans équivalent dans aucune langue moderne... Une sorte d'histoire parallèle, se déroulant délibérément du point de vue des vaincus et ayant pour objet de préciser région par région les étapes successives de leur exclusion du pouvoir, de leur dilution sociale, enfin de leur élimination... La seconde partie de l'ouvrage, intitulée "Portrait", a pour objet de montrer la diversité des croyances et pratiques de cette époque ultime du paganisme. Le préjugé tenace de considérer cette époque comme "décadente" et les derniers païens comme des "attardés" est un principe d'erreur dont on apprend à se défaire en lisant ces pages... Cette synthèse élégante, bien informée... ouvre de nouvelles voles à la réflexion." (Michel Tardieu, professeur au Collège de France, Universalia 1991). "Rupture, sans nul doute, mais continuité aussi. C'est la leçon que, grâce à Pierre Chuvin, vous retiendrez dans Derniers païens... Pierre Chuvin, à partir d'une documentation en miettes, suit la longue agonie du paganisme dans un Empire en loques. Chronique, d'abord : entendez l'histoire vue de l'autre côté du miroir... Deuxième volet, Portrait : donner un visage aux défenseurs parfois héroïques de la page tournée et bien tournée... Ce livre, il fallait l'écrire en spécialiste pour l'honnête homme. Saluons une initiative heureuse." (Pierre Chaunu, de l'Institut, Le Figaro, 2 juin 1990). "Complète, très bien écrite, riche en exemples surprenants, cette Chronique s'impose comme un livre de référence. Et comme un bon livre tout court." (Jean-Maurice de Montremy, Lire, mai 1990).
Nombre de pages
350
Date de parution
08/03/1990
Poids
482g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251380032
Titre
Chroniques des derniers païens. La disparition du paganisme dans l'Empire romain du règne de Constan
Auteur
Chuvin Pierre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
482
Date de parution
19900308
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La mythologie grecque n'a cessé d'être visitée, commentée, interprétée. Mais elle est peu racontée, si ce n'est dans les livres d'enfants ou les dictionnaires. C'est avec ce plaisir presque oublié de la narration que ce livre voudrait renouer. Il restitue un trésor de contes et légendes, dans leur paysage et leur succession chronologique. Il propose une lecture suivie du système de la mythologie grecque, avec le souci d'offrir une information sûre, repérable, accessible. Pierre Chuvin revient aux textes, dépeint les héros de la mythologie, reconstitue leur vision du monde. Il recompose un ensemble de descriptions et d'explications: la naissance des îles, la disposition des étoiles dans le ciel, les visites des dieux sur terre, les secrets des mères des héros... Il fait enfin redécouvrir les règles longtemps cachées qui guident la vie de la cité. Comme fil conducteur, l'auteur a choisi l'un des ensembles mythiques les plus cohérents, les mieux bâtis de la Grèce, composé dans les cités d'Argos, Mycènes, Tirynthe. Son récit s'étend du premier homme à l'apothéose d'Héraclès, le plus grand des héros.
Lors de sa parution voici dix-neuf ans, "Chronique des derniers païens" fut salué à la fois par la critique universitaire la plus prestigieuse - Pierre Vidal-Naquet, Pierre Chaunu, Paul Veyne, Michel Tardieu - et par un large public qui en fit un des livres les plus lus de sa catégorie. L'auteur, Pierre Chuvin, avait en effet choisi de raconter le triomphe du christianisme dans l'Empire romain en se plaçant du côté des vaincus, les "païens", sans complaisance à leur égard ni dénigrement des vainqueurs. Une première partie, "Chronique" proprement dite, déroule la fresque narrative des mesures successives de mise à l'écart, puis de proscription des cultes polythéistes. La seconde partie, "Portrait", fait revivre ces ultimes croyances et pratiques de l'Antiquité classique et souligne la proximité des mentalités, parfois très grande, entre païens et chrétiens. Pour finir, des exemples saisissants d'intégration dans les fêtes chrétiennes de rituels, d'objets et de fêtes polythéistes montrent comment une part d'héritage s'est transmise. La solidité de l'information jointe à l'agrément d'un style toujours clair et vivant, manifestant à la fois empathie et distance teintée à l'occasion d'une ironie discrète, fait que ce livre garde tout son intérêt. De plus, cette réédition bénéficie en guise de postface d'un chapitre de "prolongements et discussions" qui aidera à la situer dans le courant de la foisonnante recherche contemporaine sur ces sujets restés brûlants, à l'heure du renouveau et trop souvent du durcissement des positions religieuses. Ce livre qui décrit la montée d'une intolérance portée parfois, de tous côtés, par les meilleurs esprits, est aussi un appel à la compréhension et à la tolérance, aujourd'hui, et un défi aux orthodoxies despotiques.
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Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
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