Gabriel Deshayes. Prêtre de la Providence (1767-1841)
Chéory Jean
AIRELLE
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EAN :9791090014022
Gabriel Deshayes est né à Beignon, petite bourgade du Morbihan, près de la forêt de Paimpont. Ordonné prêtre pendant la Révolution, il vit ses premières années de sacerdoce dans la clandestinité, déjouant, avec audace et bonne humeur, les recherches dont il est l'objet. Curé d'Auray pendant 15 ans, il oriente son ministère vers les plus pauvres, avec le souci constant de la restauration des valeurs chrétiennes et celui de l'éducation des enfants, surtout ceux des campagnes. Les sourds auront sa préférence. Elu Supérieur général des Congrégations montfortaines de Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée, il donne, pendant 20 ans la pleine mesure de son engagement pour tous. De nombreuses Congrégations religieuses lui doivent leur fondation, leur refondation ou leur développement : les Pères montfortains, les Soeurs de la Sagesse, les Soeurs de Saint-Gildas, les Soeurs de l'Ange Gardien, les Frères de Saint-Gabriel, les Frères de Ploërmel, les Frères Agriculteurs de Saint-François d'Assise. Sa confiance en la Providence permet à Gabriel Deshayes d'être sur tous les fronts et de réaliser bien des merveilles.
Nombre de pages
394
Date de parution
26/04/2012
Poids
655g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791090014022
Titre
Gabriel Deshayes. Prêtre de la Providence (1767-1841)
Auteur
Chéory Jean
Editeur
AIRELLE
Largeur
155
Poids
655
Date de parution
20120426
Nombre de pages
394,00 €
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Enseignant, puis directeur des établissements de sourds-muets et d'aveugles de Poitiers et de Nantes, il fut aussi fondateur du journal pour les sourds, L'Echo de Famille, mais aussi de l'actuelle F.I.S.A.F. qui fédère plus d'une quarantaine d'institutions. Il fut à l'origine de nombreux congrès qui ont réuni les professionnels de la surdité depuis 1920 et de l'organisation du Cours normal puis des examens pour les professeurs de sourds et d'aveugles. Il consacra sa vie et son oeuvre au service des sourds-muets.
La vocation première du Frère Etienne Coissard fut celle d'enseignant des sourds-muets. Toute sa vie, il y resta fidèle, pédagogue reconnu par ses pairs. Il étudia sérieusement les mécanismes physiologiques de l'orthophonie en France et inventa toute une série d'appareils destinés à améliorer ses techniques de rééducation. Sa vie professionnelle fut très dense, fort variée, mais elle s'appuya toujours sur une vie chrétienne, religieuse très profonde.
Louis Cailleau a fortement marqué son époque et ses contemporain au XIXe siècle. Il fut toute sa vie un homme compétent et reconnu tant dans l'enseignement que dans ses relations avec les Administrations et auprès de ses Supérieurs religieux. Il consacra toute sa vie aux sourds-muets.
Curé d'Auray, dans le Morbihan, puis Supérieur général des Congrégations montfortaines à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée, Gabriel Deshayes reste un personnage assez méconnu pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de l'enseignement des sourds. Pourtant, à sa mort en 1841, les Soeurs de la Sagesse et les Frères de Saint-Gabriel travaillaient déjà dans dix écoles ! D'autres projets avaient mûri mais n'avaient pu être réalisés. Et son influence, jusqu'à maintenant, ne s'est jamais démentie, que ce soit en France ou à l'étranger.
Escales du silence, c'est une partie des carnets de bord d'un navigateur hors normes comme il en existe trop rarement. Hors normes parce qu'il est sourd. Son nom : René Legal, un homme passionné, volontaire et dynamique. A travers son ouvrage, illustré de photos et de dessins, l'auteur nous fait partager quelques-uns de ses nombreux itinéraires à bord de son voilier avec ses escales. Le plaisir de la navigation, les rencontres inattendues, les tempêtes, la peur, les problèmes, l'inconnu... sont au coeur de ces aventures atypiques, intenses et parfois cruelles dans un monde maritime où tout est silence pour l'auteur. Fourmillant d'anecdotes et de situations parfois drôles, ce témoignage authentique se lit comme un roman.
Gabriel Deshayes, curé d'Auray, s'est beaucoup investi dans l'enseignement des sourds-muets. En 1810, il fonde à la Chartreuse d'Auray la première école de toute la Bretagne et la confie à une enseignante, puis aux Filles de la Sagesse et aux Frères de Saint-Gabriel. Jusqu'à sa mort, en 1841, il veille particulièrement à la formation des enseignants. Il n'hésite pas à envoyer plusieurs d'entre eux se perfectionner à Paris, dans l'établissement national de la rue Saint-Jacques.
La Persagotière ! Pour bien des gens, ce nom désigne simplement l'institution d'enfants sourds de la ville de Nantes. Mais peu en connaissent l'histoire, le passé et tout ce qui a fait l'aura et la réputation de ce grand établissement. La modeste école de sourds-muets, créée au centre de Nantes par René Dunan, aménagée dans l'hôpital Saint-Jacques au XIXe siècle, installée ensuite dans la propriété de la Persagotière par le Frère Louis, deviendra un grand établissement qui accueillera jusqu'à plus de 300 enfants, sourds mais aussi aveugles. Construite avec ténacité par des hommes croyant profondément en leur mission, voire en leur prédestination, l'institution de la Persagotière fut aussi un grand centre de formation de professeurs et de directeurs qui allèrent veiller à l'avenir d'autres écoles d'enfants sourds. Ce livre, qui retrace plus de cent-cinquante ans d'histoire, contient également de nombreuses illustrations.
Résultat d'années de recherches aux Etats-Unis et en France, ce livre explore le processus par lequel trois biographes français sourds des XIXe et XXe siècles ont tenté de franchir le fossé séparant les univers sourd et entendant. L'approche, très différente de chacun, montre à quel point la question de l'assimilation individuelle dans la société met en danger le sentiment d'identité personnelle. L'auteur commence par rendre compte des ouvrages de Jean-Ferdinand Berthier (1803-1886) consacrés à l'abbé de l'Epée, à l'abbé Sicard et à Auguste Bébian. Tout en parcourant l'ensemble de leur existence, Berthier se concentre sur l'engagement politique et social de ses personnages. Yvonne Pitrois (1880-1937) de son côté, s'est penchée sur les vies de sourds-aveugles. Sa biographie d'Helen Keller se focalise sur la relation exceptionnelle entretenue par celle-ci avec sa pédagogue, Anne Sullivan. Corinne Rocheleau (1881-1963) brosse le contexte historique qui a amené les pionnières du Canada français à quitter la France, la narration des vies étonnantes de ces femmes constituant le grand apport de son oeuvre. L'auteur montre que le genre biographique n'a pas pour seule fonction l'exploration extérieure, c'est aussi un moyen pour ces trois figures de la communauté sourde de donner de l'aplomb à leur moi le plus intime et de résoudre l'ambivalence de leur condition.