Autobiographies de chercheur.se.s, lecteur.ice.s, scripteur.ice.s
Chabanne Jean-Charles ; Claude Marie-Sylvie ; Cord
ECUREUIL
26,10 €
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EAN :9782925177630
Dès la fin des années 1990, une génération de didacticiens de la littérature, soucieux de la subjectivité des élèves entreprend d'interroger l'expérience vécue des lecteurs, experts ou apprentis. Depuis l'intérêt porté aux autobiographies de lecteurs de Pierre Dumayet, Annie François, Agnès Desarthe..., l'objectif est de dépasser les postures prescriptives afin de cerner les processus en jeu dans le rapport du lecteur aux textes littéraires. Cette ambition portée en premier lieu par Gérard Langlade, Annie Rouxel, Marie-José Fourtanier, Jean-François Massol, ne cède rien aux exigences de la recherche en littérature. On note d'ailleurs qu'au gré des décennies d'engagement en didactique, chacun de ces chercheurs s'est fortement impliqué en littérature : Jean-François Massol est reconnu en tant que spécialiste de Roger Martin du Gard, Annie Rouxel a notamment travaillé sur Gide, sur l'Oulipo, Marie-José Fourtanier sur les littératures francophones... Mais ces pionniers en didactique de la littérature n'oublient jamais leur but : contribuer au renouvellement de l'enseignement du français, déverrouiller les pratiques sclérosantes, interpeller la créativité des élèves et des enseignants, défendre les Lettres et les arts partout où leur transmission passerait pour secondaire ou désuète. Aussi, le volume que nous entreprenons dans une tonalité ouvertement amicale, ne se cantonne pas à sa fonction d'hommage : il tente de contribuer à une connaissance toujours accrue des rouages de la lecture, de l'écriture et de la didactique de la littérature dans une démarche empirique et l'expérience du faire. Nous proposons aux contributeurs qui se reconnaissent dans les travaux menés depuis Grenoble, Toulouse, Rennes, ou qui ont partagé une partie du chemin, de s'emparer à leur manière, non sans plaisir, du protocole des autobiographies de lecteur, de scripteur auquel nous ajoutons celui de chercheur.
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Nombre de pages
464
Date de parution
01/02/2022
Poids
677g
Largeur
152mm
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EAN
9782925177630
Titre
Autobiographies de chercheur.se.s, lecteur.ice.s, scripteur.ice.s
Auteur
Chabanne Jean-Charles ; Claude Marie-Sylvie ; Cord
Editeur
ECUREUIL
Largeur
152
Poids
677
Date de parution
20220201
Nombre de pages
464,00 €
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Résumé : Tel un enfant insouciant et joyeux, le comique fait un pied de nez au sérieux des hommes. Il joue avec les mots et divertit. Humour noir, rire jaune... Cette humeur polychrome s'avère aussi cruelle, irrespectueuse et corrosive. Elle se moque, parodie, porte un regard décalé et critique sur le monde. " Le rire est satanique, il est donc profondément humain ", écrit Baudelaire. Le comique de l'absurde n'est jamais bien loin : rire jusqu'au vertige puisque plus rien n'a de sens... Toujours envie de rire ? Alors suivez-nous ! L'accompagnement critique de cette anthologie clarifie la notion de comique par une étude systématique du lexique qui s'y rattache et confronte les textes aux théories du comique. Les 64 extraits présentés chronologiquement (depuis les fabliaux médiévaux jusqu'au sketch de Guy Bedos) relèvent de tous les genres. Des ouvertures sur des lectures de théâtre sont conseillées pour répondre aux formes multiples du comique.
Lorsqu'on parle des enseignements artistiques, on ne pense pas spontanément à compter parmi eux l'enseignement de la littérature. Or désormais, les programmes-socles invitent à intégrer tous les enseignements artistiques dans un même domaine transdisciplinaire : l'éducation aux arts et par les arts est placée au même rang que les autres grands ensembles curriculaires, avec d'ambitieux objectifs (culture générale, créativité, pensée critique, éducation aux valeurs...). Quelle position doit et peut occuper l'enseignement de la littérature au sein d'un projet global d'éducation esthétique et culturelle ? Quels problèmes théoriques et didactiques partage l'enseignement de la littérature avec les autres enseignements artistiques ? Et inversement, en quoi ce dialogue avec eux fait apparaître des dimensions que la didactique de la littérature mettrait à l'écart ? Les Rencontres de didactique de la littérature réunissent chaque année les chercheurs intéressés par les questions scientifiques et professionnelles posées par l'enseignement de la littérature, de l'école à l'université. Les 17° Rencontres, qui se sont tenues à l'ENS de Lyon en juin 2016, ont exploré le domaine des contacts et des échanges entre l'enseignement de la littérature et les autres enseignements artistiques. Après un processus de révision par les pairs, les contributions ont été réparties entre trois supports d'édition en fonction de leurs orientations (des Actes numériques en ligne et le n° 6 de la revue R2LMM). Le présent ouvrage regroupe les contributions qui entrent dans ce dialogue sous l'angle de l'entrée par les textes et d'un point de vue littéraire, d'où sa publication dans la collection Dyptique. Revenant aux trois dimensions fondamentales des enseignements et de l'éducation artistiques et culturels (Rencontrer/ Analyser/Faire), comment revenir à la littérature comme un art impose à l'enseignement de la littéraire à ne pas se réduire aux seules approches analytiques, oubliant les autres dimensions d'une éducation artistique et esthétique.
Rencontrer" une oeuvre d'art, cela s'apprend-il ? A l'école, au collège, au lycée, à l'université et tout au long de la formation professionnelle, cet apprentissage est "essayé", sans être interrogé. Les pratiques des acteurs mêmes permettent de s'interroger sur la réalité d'une démocratisation culturelle qui se fait trop attendre, à un moment où les instances internationales (Unesco), comme nationales (Haut Conseil à l'Education Artistique et Culturelle), défendent une éducation à la culture et aux arts, dans une perspective interdisciplinaire, comme un des piliers du projet éducatif fondamental (décret sur le socle commun, création d'un enseignement de l'histoire des arts). Cet ouvrage présente les actes des Journées d'études scientifiques JEPEAC "Eprouver, pratiquer, enseigner les arts et la culture", organisées à Perpignan en octobre 2009. Elles ont rassemblé des chercheurs, des formateurs et des praticiens qui, en divers lieux, ont en partage un champ de problématiques communes dans le domaine des enseignements artistiques et culturels. L'objet qui a été proposé à la réflexion est de ceux qui, dans ce domaine, semblent tellement aller de soi qu'on finit par en oublier l'importance et la complexité, alors même que la notion revient en permanence dans les textes et dans les intentions : la rencontre avec l'oeuvre. Quels sont les enjeux d'une telle rencontre dans un cadre scolaire ? Quelles sont les conditions de sa réussite ? Quels gestes professionnels précis sont attendus des médiateurs ou des enseignants qui la prennent en charge ? Il n'était pas question de répondre définitivement à toutes ces questions, mais de commencer à les poser et à faire dialoguer un ensemble diversifié de travaux de recherche, issus des pratiques concrètes d'enseignement des arts et susceptibles de les nourrir en retour.
La compétence professionnelle de l´enseignant ne se réduit pas à préparer des cours, aussi bons qu´ils puissent être. Elle réside aussi dans sa capacité à ajuster finement ses décisions aux événements multiples et complexes qui se produisent dans la gestion d´une classe en temps réel et à la diversité des élèves. C´est cette capacité à réguler les apprentissages, à ajuster finement les conditions de son enseignement, à improviser de manière maitrisée, qui est ici étudiée et illustrée. Les diverses situations analysées concernent l´enseignement de la langue et de la littérature françaises, dans des classes du primaire et du secondaire, en Belgique, au Québec et en France. Ces études sont une contribution à l´analyse du travail enseignant, dans le but d´améliorer la formation professionnelle par une pratique réfléchie.
Flatland est une allégorie publiée en 1884, où l'auteur, Edwin Abbott Abbott, donne vie aux dimensions géométriques, le point, la ligne et les surfaces, avant d'en arriver à faire découvrir l'univers des volumes par un carré. Cette allégorie n'est pas sans rappeler la sortie de la caverne, voire le cheminement de Don Quichotte, l'hidalgo de Cervantes. En outre, Flatland peut conduire à imaginer des dimensions spatiales supérieures aux trois dimensions que nous connaissons.
Avnisan Abraham ; Barber John f. ; Biggs Simon ; B
Comme un train entré en gare, la littérature électronique s'est arrêtée en 2018, le temps d'une escale, dans ce vaste immeuble tout neuf que représente la culture numérique. Le train avait déjà un certain âge, tandis que la gare était récente. Il apparaissait évident que la rencontre entre les deux n'était pas parfaite. A tout moment, on risquait de trébucher, surtout si on ne faisait pas attention où l'on mettait les pieds. Il y avait un écart, une faible distance, entre le marchepied et le quai. Faible, de sorte que de loin, on ne le remarquait guère, mais assez marqué pour provoquer des faux pas. Le congrès de l'Electronic Literature Organization, Attention à la marche ! , tenu à Montréal à la fin de l'été 2018, entendait questionner de façon explicite la place de la littérature électronique dans la culture numérique. Quelle est la nature de la relation entre les deux ? Comment une forme déjà vieille de cinquante ans parvient-elle à rester pertinente dans un environnement culturel fortement marqué par le numérique ? Comment une pratique d'avant-garde développée en culture du livre réussit-elle à s'ajuster aux principes d'une culture de l'écran ?
Brigitte Louichon rejoint la Faculté d'éducation de l'Université de Montpellier et le Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique Education & Formation (LIRDEF) en 2014. Autour d'elle se constitue progressivement un groupe de chercheur.e.s en didactique de la littérature, qui constitue désormais l'une des disciplines contributives et un axe majeur du LIRDEF, revisité théoriquement et méthodologiquement. Cet ouvrage collectif, offert à Brigitte Louichon par ses confrères et consoeurs, chercheur.e.s ou doctorantes en didactique de la littérature, est un hommage aux travaux et aux engagements de notre collègue ; la part de la reconnaissance scientifique et professionnelle s'y accorde à celle de l'amitié. Les chapitres de ces mélanges abordent des sujets chers à Brigitte Louichon, en particulier des questions théoriques et didactiques liées à la lecture littéraire scolaire, que des méthodologies et des regards croisés sont venus éclairer en les mettant à l'épreuve de la classe, ainsi que des questions socialement vives, dont celles de genre ou d'éthique, en lien avec des enjeux de formation personnelle.
Près de vingt-cinq ans depuis la publication de l'essai de Jacques Rancière, Le Partage du sensible, mais aussi après la traversée de plusieurs tragédies, dont la mort de notre collègue Dominique Bernard à Arras à qui nous rendons hommage, la question du sensible en littérature demeure impensée dans ce lieu hautement politique qu'est l'école : comment le sensible s'y trouve-t-il construit ou déconstruit ? De quel commun relève-t-il ? Quelles expériences scolaires et littéraires requièrent ou génèrent du sensible et quels apprentissages effectifs peuvent s'y nouer ? Jusqu'à la reconnaissance du sujet lecteur et des lectures subjectives au cours des années 2000, le sensible réduit à la sensibilité de l'apprenant, était surtout tenu à distance. Pourtant, s'interroger en didactique de la littérature à travers le prisme du sensible permet de questionner la discipline "français ", la construction des expériences de classe, les outils d'analyse didactique et plus globalement l'épistémologie même de la recherche. Aussi tenté que l'on puisse être d'évoquer la "part sensible" de l'enseignement de la littérature, on préférera ici interroger le sensible en tant que vecteur de l'acquisition des savoirs, voire de leur élaboration. Comment des expériences sensibles façonnent-elles l'appropriation littéraire ? En quoi les pratiques littéraires contribuent-elles à rendre intelligible l'expérience sensible du sujet et du monde ? C'est à cet ensemble de questions que contribue cet ouvrage qui, après Voies du sensible : expériences dans l'enseignement de la littérature paru aux Presses de l'Ecureuil en 2023, se présente comme un des jalons d'une didactique toujours en devenir. Nathalie Brillant Rannou