Brigitte Louichon rejoint la Faculté d'éducation de l'Université de Montpellier et le Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique Education & Formation (LIRDEF) en 2014. Autour d'elle se constitue progressivement un groupe de chercheur.e.s en didactique de la littérature, qui constitue désormais l'une des disciplines contributives et un axe majeur du LIRDEF, revisité théoriquement et méthodologiquement. Cet ouvrage collectif, offert à Brigitte Louichon par ses confrères et consoeurs, chercheur.e.s ou doctorantes en didactique de la littérature, est un hommage aux travaux et aux engagements de notre collègue ; la part de la reconnaissance scientifique et professionnelle s'y accorde à celle de l'amitié. Les chapitres de ces mélanges abordent des sujets chers à Brigitte Louichon, en particulier des questions théoriques et didactiques liées à la lecture littéraire scolaire, que des méthodologies et des regards croisés sont venus éclairer en les mettant à l'épreuve de la classe, ainsi que des questions socialement vives, dont celles de genre ou d'éthique, en lien avec des enjeux de formation personnelle.
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Nombre de pages
332
Date de parution
20/06/2022
Poids
489g
Largeur
152mm
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EAN
9782925177388
Titre
DEFENSE ET ILLUSTRATION DE LA DIDACTIQUE DE LA LITTERATURE - MELANGES OFFERTS A BRIGITTE LOUICHON
Auteur
Rice Burroughs Edgar ; Schoonover Franck E.
Editeur
ECUREUIL
Largeur
152
Poids
489
Date de parution
20220620
Nombre de pages
332,00 €
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Flatland est une allégorie publiée en 1884, où l'auteur, Edwin Abbott Abbott, donne vie aux dimensions géométriques, le point, la ligne et les surfaces, avant d'en arriver à faire découvrir l'univers des volumes par un carré. Cette allégorie n'est pas sans rappeler la sortie de la caverne, voire le cheminement de Don Quichotte, l'hidalgo de Cervantes. En outre, Flatland peut conduire à imaginer des dimensions spatiales supérieures aux trois dimensions que nous connaissons.
Avnisan Abraham ; Barber John f. ; Biggs Simon ; B
Comme un train entré en gare, la littérature électronique s'est arrêtée en 2018, le temps d'une escale, dans ce vaste immeuble tout neuf que représente la culture numérique. Le train avait déjà un certain âge, tandis que la gare était récente. Il apparaissait évident que la rencontre entre les deux n'était pas parfaite. A tout moment, on risquait de trébucher, surtout si on ne faisait pas attention où l'on mettait les pieds. Il y avait un écart, une faible distance, entre le marchepied et le quai. Faible, de sorte que de loin, on ne le remarquait guère, mais assez marqué pour provoquer des faux pas. Le congrès de l'Electronic Literature Organization, Attention à la marche ! , tenu à Montréal à la fin de l'été 2018, entendait questionner de façon explicite la place de la littérature électronique dans la culture numérique. Quelle est la nature de la relation entre les deux ? Comment une forme déjà vieille de cinquante ans parvient-elle à rester pertinente dans un environnement culturel fortement marqué par le numérique ? Comment une pratique d'avant-garde développée en culture du livre réussit-elle à s'ajuster aux principes d'une culture de l'écran ?
Chabanne Jean-Charles ; Claude Marie-Sylvie ; Cord
Dès la fin des années 1990, une génération de didacticiens de la littérature, soucieux de la subjectivité des élèves entreprend d'interroger l'expérience vécue des lecteurs, experts ou apprentis. Depuis l'intérêt porté aux autobiographies de lecteurs de Pierre Dumayet, Annie François, Agnès Desarthe..., l'objectif est de dépasser les postures prescriptives afin de cerner les processus en jeu dans le rapport du lecteur aux textes littéraires. Cette ambition portée en premier lieu par Gérard Langlade, Annie Rouxel, Marie-José Fourtanier, Jean-François Massol, ne cède rien aux exigences de la recherche en littérature. On note d'ailleurs qu'au gré des décennies d'engagement en didactique, chacun de ces chercheurs s'est fortement impliqué en littérature : Jean-François Massol est reconnu en tant que spécialiste de Roger Martin du Gard, Annie Rouxel a notamment travaillé sur Gide, sur l'Oulipo, Marie-José Fourtanier sur les littératures francophones... Mais ces pionniers en didactique de la littérature n'oublient jamais leur but : contribuer au renouvellement de l'enseignement du français, déverrouiller les pratiques sclérosantes, interpeller la créativité des élèves et des enseignants, défendre les Lettres et les arts partout où leur transmission passerait pour secondaire ou désuète. Aussi, le volume que nous entreprenons dans une tonalité ouvertement amicale, ne se cantonne pas à sa fonction d'hommage : il tente de contribuer à une connaissance toujours accrue des rouages de la lecture, de l'écriture et de la didactique de la littérature dans une démarche empirique et l'expérience du faire. Nous proposons aux contributeurs qui se reconnaissent dans les travaux menés depuis Grenoble, Toulouse, Rennes, ou qui ont partagé une partie du chemin, de s'emparer à leur manière, non sans plaisir, du protocole des autobiographies de lecteur, de scripteur auquel nous ajoutons celui de chercheur.
Près de vingt-cinq ans depuis la publication de l'essai de Jacques Rancière, Le Partage du sensible, mais aussi après la traversée de plusieurs tragédies, dont la mort de notre collègue Dominique Bernard à Arras à qui nous rendons hommage, la question du sensible en littérature demeure impensée dans ce lieu hautement politique qu'est l'école : comment le sensible s'y trouve-t-il construit ou déconstruit ? De quel commun relève-t-il ? Quelles expériences scolaires et littéraires requièrent ou génèrent du sensible et quels apprentissages effectifs peuvent s'y nouer ? Jusqu'à la reconnaissance du sujet lecteur et des lectures subjectives au cours des années 2000, le sensible réduit à la sensibilité de l'apprenant, était surtout tenu à distance. Pourtant, s'interroger en didactique de la littérature à travers le prisme du sensible permet de questionner la discipline "français ", la construction des expériences de classe, les outils d'analyse didactique et plus globalement l'épistémologie même de la recherche. Aussi tenté que l'on puisse être d'évoquer la "part sensible" de l'enseignement de la littérature, on préférera ici interroger le sensible en tant que vecteur de l'acquisition des savoirs, voire de leur élaboration. Comment des expériences sensibles façonnent-elles l'appropriation littéraire ? En quoi les pratiques littéraires contribuent-elles à rendre intelligible l'expérience sensible du sujet et du monde ? C'est à cet ensemble de questions que contribue cet ouvrage qui, après Voies du sensible : expériences dans l'enseignement de la littérature paru aux Presses de l'Ecureuil en 2023, se présente comme un des jalons d'une didactique toujours en devenir. Nathalie Brillant Rannou