Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 4, Lille-Flandres
Caudron André ; Delmaire Danielle ; Lottin-Triquet
BEAUCHESNE
76,00 €
Epuisé
EAN :9782701012209
Le quatrième tome du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine dirigé par les professeurs Jean-Marie Mayeur et Yves-Marie Hilaire, est consacré aux arrondissements actuels de Lille et de Dunkerque, autrement dit territoire correspondant, pour les catholiques, à celui du diocèse de Lille. Ce volume contient quelque huit cent cinquante notices biographiques de ministres des différents cultes laïcs, décédés depuis 1890 ou connus sur le plan régional en 1970 au plus tard. Dans un secteur profondément marqué par la Contre-Réforme, les catholiques certes sont les plus nombreux. Mais les dynamiques communautés sont représentées par trente-six personnalités, et la petite communauté juive par une dizaine des siens. Les paroisses orthodoxes ne sont pas absentes. Plusieurs notices concernent de hauts dignitaires de la Franc-Maçonnerie, d'obédiences variées. Les milieux catholiques eux-mêmes témoignent d'une grande diversité de courants et d'engagements, aussi bien chez les clercs que parmi les laïcs (60% des personnes retenues). Le rôle des femmes, souvent discret mais considérable, apparaît à travers une centaine de notices. Après une introduction développant des idées-forces pour la fin du XIXè et la première moitié du XXè siècle, les biographies, aussi précises que possible, illustrent notamment la place essentielle qu'a tenue la partie "flamande" de l'archevêché de Cambrai, devenue diocèse de Lille en 1913, dans le catholicisme français contemporain. L'intérêt de cet ouvrage, seul dictionnaire biographique régional, va au-delà du domaine religieux. Il s'étend à l'histoire politique, économique et culturelle. Il passionnera ceux qui veulent mieux connaître les familles du Nord et son récent passé.
Nombre de pages
504
Date de parution
01/04/1990
Poids
1 401g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782701012209
Titre
Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine. Tome 4, Lille-Flandres
Auteur
Caudron André ; Delmaire Danielle ; Lottin-Triquet
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
1401
Date de parution
19900401
Nombre de pages
504,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En cette fin du XIXème siècle, il faisait bon vivre à Sigiscour. Il y régnait la paix et la prospérité était assurée par des activités bien établies : la culture, l'élevage et l'exploitation des ressources locales. Rien ne semblait devoir troubler cette quiétude. Ancré dans ses traditions, le village ne connaissait pas les bouleversements de la révolution industrielle en plein essor, ni les mouvements sociaux qui secouaient la Belgique et le Hainaut. Les comtes de Saint-Prieux, châtelains et grands propriétaires, apparaissaient aux yeux des villageois comme les garants éternels de cette harmonie. Mais on ne peut aller durablement contre le cours de l'histoire. Les événements sont plus forts que la volonté des hommes ou leurs espoirs. Ces réalités s'imposeront aux puissants Saint-Prieux comme à la modeste famille Bouvier à leur service depuis des générations. Quel sera le destin de ces familles ...
La personnalité d'Alain Morelle a été patiemment façonnée par sa mère qui lui a inculqué des valeurs d'honorabilité, faisant de lui un homme de devoir. Il a pour sa mère une grande reconnaissance et un profond respect. Elle a été, pendant de longues années, la seule personne qui n'ait jamais compté dans sa vie, jusqu'à sa rencontre fortuite avec Isabelle. Isabelle, subtilement, a commencé sa transformation et lui a communiqué une joie de vivre qui lui était inconnue. Mais Isabelle disparaîtra, brutalement et mystérieusement. Cette disparition plongera Alain dans l'incompréhension, le doute et un total désarroi. Sera-t-il capable de réagir ou sombrera-t-il ? Le mystère de la disparition d'Isabelle ne cache-t-il pas d'autres épisodes plus sombres ...
Dagpo Rimpotché est né au Tibet en 1932 dans une famille noble, apparentée au treizième dalaï-lama. Il nous conte ici ce qu'a été son parcours, depuis le Tibet de son enfance jusqu'au Paris des années 90. Avant même de savoir lire et écrire, Dagpo Rimpotché est reconnu Tulku, corps manifesté: il est la réincarnation de l'un des grands maîtres de l'époque contemporaine. Dès sa prime enfance, Dagpo Rimpotché est choyé, vénéré, écouté. Jusqu'à vingt-sept ans, il vit dans les monastères, où il reçoit un enseignement secret, et qu'on découvre ici pour la première fois: mémorisation des grands textes du bouddhisme, au mot près; stricte discipline de vie; nuits de trois à quatre heures; joutes rhétoriques de haut niveau; intenses pratiques spirituelles. Mais à vingt-huit ans, Dagpo Rimpotché fuit la répression chinoise et devient professeur de tibétain à la Sorbonne et à l'Inalco, où il enseigne jusqu'à sa retraite, en 1992. Parallèlement, Dagpo Rimpotché fonde, à la demande du Dalaï-Lama, un important centre bouddhique, non loin de Paris, le centre Guépèle, qui rayonne aujourd'hui dans toute l'Europe. Cet homme tranquille, admiré pour son savoir, est donc un homme de notre temps. Il nous donne ici une leçon de vie.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.