Nazareth, maison du livre. Nouvelles considérations sur la Lectio divina
Cassingena-Trévedy François
AD SOLEM
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EAN :9782884820509
Il y a un rapport profond entre Marie et le livre en chacun d'eux, le Verbe vient se déposer, ici dans l'intelligence et le sein de la Mère de Dieu, là sur la page blanche, immaculée, disponible à tout dire. Un rapport de virginité féconde. C'est pourquoi le livre est au centre du christianisme et de la civilisation qu'il a engendrée. Le Livre n'est pas un simple bibelot dans l'intérieur de la Vierge : il est l'Enfant, le Verbe déjà qui prend naissance. Vierge au livre ou Vierge à l'enfant, c'est le même mystère et la même maternité. Sur les genoux de la Vierge, le Livre est en train de naître, le Livre est en train de se confectionner, puisque aussi bien la sainte lecture accouche en incarnation. L'ange trouve la Vierge en train de lire. L'Événement, le grand Fait - Verbum taro factum - interrompt la lecture sans en perdre le fil : au contraire, il en assure la cohérence. Ce doigt que la Vierge glisse sans mot dire entre les pages, là où elle s'est arrêtée, c'est en réalité la Page de garde, l'aide-Mémoire, le franchissement vertigineux d'un testament à l'autre. La prise de corps, la coagulation de la Parole est arrivée là, au beau milieu du Livre, irradiant de Sens l'avant et l'après.
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Nombre de pages
62
Date de parution
25/11/2004
Poids
66g
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EAN
9782884820509
Titre
Nazareth, maison du livre. Nouvelles considérations sur la Lectio divina
Auteur
Cassingena-Trévedy François
Editeur
AD SOLEM
Largeur
0
Poids
66
Date de parution
20041125
Nombre de pages
62,00 €
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Résumé : La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde d'une austère et fascinante majesté. Avec des paysages dont on ne revient pas, elle cache un peuple que l'érosion des vieux volcans, l'ascèse des longs hivers et la proximité du monde animal prépare à d'étonnantes tendresses. A l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy, depuis longtemps familier de cette région, a arpenté en solitaire le massif du Cézallier, entre Monts Dore et Cantal. Il nous livre ici le récit de sa marche, accompagnée des premières neiges et comme étoilée de chaleureuses rencontres. Il y a ici bien plus qu'un simple récit de randonnée : un hymne de l'univers, un hommage au monde paysan et une profession de foi en l'amitié des hommes.
Moine bénédictin à l'Abbaye Saint-Martin de Ligugé (86), François Cassingena-Trévedy mêle depuis longtemps prière et écriture. Normalien, poète, professeur de liturgie à l'Institut Catholique de Paris, le grand public l'a découvert grâce notamment à la série d'ouvrages Etincelles (Ad Solem), magnifiques recueils de "pensées" ouvrant, souvent avec fulgurance, à l'intériorité. Le second tome lui notamment valu en 2008 le "Prix du livre de spiritualité Panorama-La Procure". Le frère François est également émailleur sur cuivre. Il a conçu les 14 stations du chemin de croix de la chapelle du Carmel d'Angers dont les reproductions illustrent cet ouvrage. Régulièrement il s'embarque aux côtés des marins pêcheurs du Croisic.
Résumé : La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l'enchantement au contact d'une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d'eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d'où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d'une langue lyrique, il s'élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l'auteur, l'Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l'envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif.
A force de paroles, il se fait au monde beaucoup d'obscurité. Mais il est une obscurité d'obsidienne, transparente celle-là, que donne la Parole, et c'est celle-là que l'on cherche ici. Commenter l'Ecriture est trop dire : annoter suffit. On ne trouvera ici que des annotations, comme des étincelles surgies du brasier du Verbe. Il s'écrit de par le monde beaucoup de textes, mais combien asphyxient l'âme de ceux qui les lisent, faute d'interstices ! Combien expirent, faute d'avoir laissé la parole à la Parole, et à ce Silence consubstantiel qui lui sert à la fois d'ambassade et de suite ? C'est pourquoi le texte des étincelles est aéré, ajouré.Leur unité de lieu est la cellule (celui qui les écrit voit tout de sa fenêtre qui résume l'espace autant qu'elle rassérène le regard) : leur unité de temps est, d'un avent à l'autre, cet an de grâce qu'il faut au Mystère pour se dérouler, pour nous enrouler à Soi, peu à peu, jusqu'à ce que nous basculions pour de bon dans cet Instant unique où tout est simultané, où tous sont contemporains, Intra in gaudium Domini tui (Mt XXV, 21). Alors il y aura de la joie dans le ciel (Lc 15, 7) : le livre d'étincelles aura transmis le Feu.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).