Quelle est cette pièce blanche où le narrateur est enfermé ? Lui-même l'ignore alors qu'il s'y réveille un matin, ou un soir. Il ne parvient pas à se rappeler ce qu'il a fait la veille ni à comprendre pourquoi il est enfermé. La pièce est petite, étroite et propre, à dominante de blanc. Devant lui, un ordinateur dont l'accès à internet est limité. A côté, une machine à distribuer de la nourriture. Au gré des tintements du four micro-ondes, en consultant Wikipédia et Google Maps, il tente de reconstituer ce qui s'est passé. Ses articles sur le plébiscite ont-ils déplu ? Et son filleul ? Son beau filleul, cet agitateur, aurait-il commis une imprudence ? Qu'est-il devenu ? Et la gardienne de l'immeuble, avec qui ils étaient allés à Venise, aurait-elle mouchardé ? Mouchardé quoi, au fait ? Dans l'obscurité bruissante de sa mémoire apparaissent des manifestations, le boulevard Voltaire, des affrontements contre la police, son filleul casqué. Que lui veut-on ? Sous les auspices de Kafka et de Bolaño, La séquestration est le roman de la persécution et de la paranoïa contemporaines.
Résumé : Vincent Bergès est professeur de lettres dans une école privée. Avec le temps, il s'est habitué aux sortilèges de ceux que son amie Hélène appelle ses garçons à risque. Mais lorsque Ayrton fait irruption dans la salle de classe, Vincent comprend qu'il va souffrir. Commence alors une étrange histoire de fascination et de désir, où celui qui décide n'est pas celui qu'on croit. Ayrton et sa passion du foot, ses mouvements d'humeur et son naturel désarmant va bouleverser la vie trop réglée de Vincent, jusqu'à l'entraîner à Madère, son île natale, pour les vacances d'automne. Mais l'éloignement et la lumière de l'Atlantique ne suffiront pas à préserver la pureté de cette rencontre. Vincent tombera-t-il dans le désarroi de Madame de Clèves, dont chaque année il commente la grandeur du renoncement ?
Le Maquilleur d'étoiles ou les tribulations pénitentiaires de Rafaël, jeune prostitué homosexuel à Cuba dans les années soixante-dix& À la suite d'un mauvais coup, il doit fuir sa province et trouve refuge à La Havane chez Chichi, quinquagénaire distingue, maquilleur des divas cubaines d'avant la Revolution, qui l'initie a son art et au monde de la nuit havanaise. Mais la justice le rattrape et le condamne à dix années de "privation de liberté'. Commence alors pour lui le rude apprentissage de la vie dans les prisons cubaines, véritables jungles livrees a tous les trafics et soumises a la seule loi du plus fort. Dans un style truculent, lumineux et torride comme le soleil des Antilles, le lecteur part à la découverte d'un univers sauvage et impitoyable, où chacun ne poursuit qu'un objectif : survivre. Un roman coloré, violent autant que sensuel, remarquablement servi par une traduction flamboyante. "
Jeune cinéaste rêveur, Ignacio se prend à croire qu?il réalisera un jour un film, le film, celui qui, à l?entendre, sauvera le cinéma cubain de la médiocrité ou de l?oubli, celui qui le mènera de La Havane à Hollywood.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.
Résumé : Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane, découvre les nombreuses églises et les bars, flâne sur le Malecón pour y capter le " réel merveilleux " auquel il finira par succomber. Au fil de ses séjours, il croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, des musiciens, des anonymes extravagants rêvant de départs, une riche New-Yorkaise qui attend la chute du castrisme, une mystérieuse infirmière, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, des poètes et des cinéastes, ainsi que des figures illustres ; Sartre et Beauvoir enflammés par la révolution, Alejo Carpentier, Lezama Lima, le boxeur Kid Chocolate, Paul Morand, le coureur automobile Fangio (kidnappé par les barbudos), Hemingway, Allen Ginsberg, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.