Si au cours du XIXe et du XXe siècles, l'image terrorisante du diable, conservée dans le champ religieux et moral, a perdu de sa puissance dans l'imagination littéraire et dans les illusions de la fantasmagorie, le cinéma va produire de nombreuses variations autour du motif diabolique, recouvrant à la fois les passions individuelles et les terreurs collectives en y intégrant des messages de liberté et de plaisir dans la veine d'écrivains romantiques. Jean Epstein va théoriser dès les années vingt ce rapport ancien et profond du cinéma avec ce penchant "diabolique". Pour ce théoricien de la première avant-garde française, le cinéma ouvre de nouveaux horizons originaux, il annonce une philosophie antidogmatique, révolutionnaire et libertaire, "diabolique en un mot" comme l'indique le titre de son ouvrage, publié en 1947, Le cinéma du Diable. Au-delà des écrits théoriques de Jean Epstein, bien des cinéastes et particulièrement ceux sur lesquels s'appuie cet essai - Friedrich Wilhelm Murnau, Albert Lewin, Rex Ingram, Kenneth Anger, Roman Polanski, Abel Ferrara et David Lynch - se sont intéressés à cette expression cinématographique du Mal, à cette question posée sur l'ordre du monde à travers la question du démoniaque.
Nombre de pages
179
Date de parution
04/01/2024
Poids
222g
Largeur
126mm
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EAN
9782492986208
Titre
Les cinéastes du diable
Auteur
Calvet Yann
Editeur
PASSAGES
Largeur
126
Poids
222
Date de parution
20240104
Nombre de pages
179,00 €
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Quels rapports le cinéma entretient-il avec l'ésotérisme ? Beaucoup d'artistes, souvent proche des courants idéalistes ou du genre fantastique, ont puisé leur inspiration dans certains aspects de l'ésotérisme. L'avant-garde française tout comme l'expressionnisme allemand revendiquent aussi cette filiation et des cinéastes comme Murnau, Dreyer, Tourneur, Lewin, inspirés par la gnose, l'hermétisme, la théosophie, la Naturphilosophie allemande ou l'alchimie, développent une esthétique cinématographique, et à travers elle une vision du monde qui retrouve les grands principes de l'ésotérisme.
Koufaltom suit le destin tragique de Yombo, dont le village est attaqué et détruit par des hommes armés. A Koufaltom, un village quelque part, tout allait bien jusqu'au jour où débarque de nulle part une meute d'hommes armés sans pareil, scandant des mécontentements contre le gouvernement. La meute a tiré, tué et réduit Koufaltom au néant pendant que Yombo, petite fille, grimpe aux arbres pour atteindre des nids d'oiseaux.
Rebetez Camille ; Vaissermann Rebecca ; Vuataz Dan
Camille Rebetez, Rebecca Vaissermann, Daniel Vuataz et Fanny Wobmann ont écrit un texte à huit mains, une véritable partition de mots. Sous leurs plumes apparaissent les contours d'un cabaret, avec ses artistes et leurs personnalités colorées, ancré dans un futur proche dans lequel le monde que nous connaissons a disparu. Exit l'électricité illimitée et la connexion internet instantanée, envolée la profusion constante de nos sociétés, finie la nature verdoyante. L'environnement extérieur de cet avenir inquiétant est gris, enfoui sous les cendres d'un temps révolu. Dans cet espace scénique aux allures de refuge se déploie alors un petit monde clos bousculé par l'urgence, et les numéros s'y enchaînent dans un foisonnement vertigineux de chansons et de danses.
Alger, 2005. Le gouvernement Algérien commande à un metteur en scène une ?uvre faisant l'apologie de la « Charte pour la Paix et la Réconciliation », la loi censée mettre fin à la guerre civile en amnistiant les islamistes armés qui renonçaient à la violence. Pourtant, à une époque où les artistes étaient toujours des cibles non seulement pour les terroristes islamistes, mais également pour les généraux corrompus, le metteur en scène et sa troupe refusent de se soumettre à cette propagande et décident de mettre en scène leur vie sur le plateau, exposant leurs vérités sur les années 90, période marquée par la terreur, l'obscurantisme et la dictature. La pièce est une mise en abîme qui joue sur les rapports entre Lyes, le metteur en scène, sa propre vie et celle qu'il met en scène, entre le passé et le présent, le théâtre et la réalité.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.