Quels rapports le cinéma entretient-il avec l'ésotérisme ? L'histoire de l'art nous a montré que beaucoup d'artistes, souvent proche des courants idéalistes ou du genre fantastique, ont puisé leur inspiration dans certains aspects de l'ésotérisme. Dans l'histoire du cinéma, l'avant-garde française tout comme l'expressionnisme allemand revendiquent aussi cette filiation et des cinéastes comme Murnau, Dreyer, Tourneur et Lewin, inspirés par la gnose, l'hermétisme, la théosophie, la Naturphilosophie allemande ou l'alchimie, développent une esthétique cinématographique, et à travers elle une vision du monde qui retrouve les grands principes de l'ésotérisme : le principe de l'analogie et des correspondances, le principe d'interdépendance universelle et l'idée d'une Nature vivante (thème de l'unité, rôle esthétique de l'espace et de la lumière), le rôle de l'imagination active et le pouvoir d'une transmutation personnelle (les rapports du schéma initiatique avec la dramaturgie scénaristique).
Résumé : Si au cours du XIXe et du XXe siècles, l'image terrorisante du diable, conservée dans le champ religieux et moral, a perdu de sa puissance dans l'imagination littéraire et dans les illusions de la fantasmagorie, le cinéma va produire de nombreuses variations autour du motif diabolique, recouvrant à la fois les passions individuelles et les terreurs collectives en y intégrant des messages de liberté et de plaisir dans la veine d'écrivains romantiques. Jean Epstein va théoriser dès les années vingt ce rapport ancien et profond du cinéma avec ce penchant "diabolique". Pour ce théoricien de la première avant-garde française, le cinéma ouvre de nouveaux horizons originaux, il annonce une philosophie antidogmatique, révolutionnaire et libertaire, "diabolique en un mot" comme l'indique le titre de son ouvrage, publié en 1947, Le cinéma du Diable. Au-delà des écrits théoriques de Jean Epstein, bien des cinéastes et particulièrement ceux sur lesquels s'appuie cet essai - Friedrich Wilhelm Murnau, Albert Lewin, Rex Ingram, Kenneth Anger, Roman Polanski, Abel Ferrara et David Lynch - se sont intéressés à cette expression cinématographique du Mal, à cette question posée sur l'ordre du monde à travers la question du démoniaque.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.