Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.
Nombre de pages
364
Date de parution
04/11/2021
Poids
408g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782492986000
Titre
Etre au-delà
Auteur
Ortoli Philippe
Editeur
PASSAGES
Largeur
125
Poids
408
Date de parution
20211104
Nombre de pages
364,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Trop souvent méprisés par l'intelligentsia, les films de Sergio Leone apparaissent désormais, quelques années après sa mort, comme les joyaux fulgurants d'un cinéma européen contemplant l'agonie d'une mythologie - le western et le film noir américain -, en déposant à son chevet quelques pellicules en guise de couronnes mortuaires. Perfectionniste, le metteur en scène italien se présente surtout comme un artiste romantique (con)signant de son regard, et par-delà la chanson de geste qu'il nous offre, la mort d'une vision innocente de l'épopée et, plus profondément, la fin de l'enfance et de ses chimères bienveillantes. A travers les longs métrages de l'auteur de Il était une fois dans l'Ouest, l'ouvrage se propose de fournir une réflexion sur le déclin des mythes et la réduction des espaces infinis où ils aimaient s'ébattre. C'est notre façon de rendre hommage à ce grand inventeur de formes, à ce grand idéaliste déçu qu'était Leone, et de prouver que des genres prétendus mineurs (souvenons-nous de l'appellation " spaghetti-western " et de la connotation raciste qu'elle introduisait) recèlent des richesses d'émotion et de sens. A l'heure où la télévision fabrique de fausses idoles à la minute, il peut être salutaire de ressentir souffler le vent authentique de l'héroïsme...
Reconsidéré depuis quelques années, l'ancien fasciste ?misogyne n'en est pas pour autant devenu l'apôtre bêlant de la bonne conscience de l'art officiel. Couvert d'oscars, invité à Cannes, chevalier des Arts et des Lettres, Clint Eastwood continue à bâtir son ?uvre dérangeante, plaçant au centre de toutes ses préoccupations l'être humain et les moyens dont il dispose pour s'affirmer pleinement. C'est ouvrage n'est pas une bio-filmo commentée, comme c'est trop souvent le cas. Il entreprend d'analyser la totalité des films d'Eastwood-acteur en extrayant sa figure-phare : le guerrier.
Koufaltom suit le destin tragique de Yombo, dont le village est attaqué et détruit par des hommes armés. A Koufaltom, un village quelque part, tout allait bien jusqu'au jour où débarque de nulle part une meute d'hommes armés sans pareil, scandant des mécontentements contre le gouvernement. La meute a tiré, tué et réduit Koufaltom au néant pendant que Yombo, petite fille, grimpe aux arbres pour atteindre des nids d'oiseaux.
Rebetez Camille ; Vaissermann Rebecca ; Vuataz Dan
Camille Rebetez, Rebecca Vaissermann, Daniel Vuataz et Fanny Wobmann ont écrit un texte à huit mains, une véritable partition de mots. Sous leurs plumes apparaissent les contours d'un cabaret, avec ses artistes et leurs personnalités colorées, ancré dans un futur proche dans lequel le monde que nous connaissons a disparu. Exit l'électricité illimitée et la connexion internet instantanée, envolée la profusion constante de nos sociétés, finie la nature verdoyante. L'environnement extérieur de cet avenir inquiétant est gris, enfoui sous les cendres d'un temps révolu. Dans cet espace scénique aux allures de refuge se déploie alors un petit monde clos bousculé par l'urgence, et les numéros s'y enchaînent dans un foisonnement vertigineux de chansons et de danses.
Alger, 2005. Le gouvernement Algérien commande à un metteur en scène une ?uvre faisant l'apologie de la « Charte pour la Paix et la Réconciliation », la loi censée mettre fin à la guerre civile en amnistiant les islamistes armés qui renonçaient à la violence. Pourtant, à une époque où les artistes étaient toujours des cibles non seulement pour les terroristes islamistes, mais également pour les généraux corrompus, le metteur en scène et sa troupe refusent de se soumettre à cette propagande et décident de mettre en scène leur vie sur le plateau, exposant leurs vérités sur les années 90, période marquée par la terreur, l'obscurantisme et la dictature. La pièce est une mise en abîme qui joue sur les rapports entre Lyes, le metteur en scène, sa propre vie et celle qu'il met en scène, entre le passé et le présent, le théâtre et la réalité.
Le jazz traverse les corps, habite les gestes bien au-delà de la musique. Ce sont ces corps habités par le jazz, animés par une force esthétique libératoire, transcendante comme immanente, que cet ouvrage interroge, mais aussi ces corps vibratoires qui prennent formes dans les créations plastiques, les images cinématographiques ou encore travaillent la scène et les dramaturgies contemporaines. Et c'est à tous les corps du jazz que nous nous intéressons, dansants ou musicaux, sonores ou dissonants, vocaux ou instrumentaux, fantasmés ou discriminés, noirs ou blancs, masculins ou féminins.