Trop souvent méprisés par l'intelligentsia, les films de Sergio Leone apparaissent désormais, quelques années après sa mort, comme les joyaux fulgurants d'un cinéma européen contemplant l'agonie d'une mythologie - le western et le film noir américain -, en déposant à son chevet quelques pellicules en guise de couronnes mortuaires. Perfectionniste, le metteur en scène italien se présente surtout comme un artiste romantique (con)signant de son regard, et par-delà la chanson de geste qu'il nous offre, la mort d'une vision innocente de l'épopée et, plus profondément, la fin de l'enfance et de ses chimères bienveillantes. A travers les longs métrages de l'auteur de Il était une fois dans l'Ouest, l'ouvrage se propose de fournir une réflexion sur le déclin des mythes et la réduction des espaces infinis où ils aimaient s'ébattre. C'est notre façon de rendre hommage à ce grand inventeur de formes, à ce grand idéaliste déçu qu'était Leone, et de prouver que des genres prétendus mineurs (souvenons-nous de l'appellation " spaghetti-western " et de la connotation raciste qu'elle introduisait) recèlent des richesses d'émotion et de sens. A l'heure où la télévision fabrique de fausses idoles à la minute, il peut être salutaire de ressentir souffler le vent authentique de l'héroïsme...
Nombre de pages
128
Date de parution
03/05/2000
Poids
180g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738424280
Titre
Sergio Leone. Une Amérique de légendes
ISBN
2738424287
Auteur
Ortoli Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
180
Date de parution
20000503
Nombre de pages
128,00 €
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Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.
Reconsidéré depuis quelques années, l'ancien fasciste ?misogyne n'en est pas pour autant devenu l'apôtre bêlant de la bonne conscience de l'art officiel. Couvert d'oscars, invité à Cannes, chevalier des Arts et des Lettres, Clint Eastwood continue à bâtir son ?uvre dérangeante, plaçant au centre de toutes ses préoccupations l'être humain et les moyens dont il dispose pour s'affirmer pleinement. C'est ouvrage n'est pas une bio-filmo commentée, comme c'est trop souvent le cas. Il entreprend d'analyser la totalité des films d'Eastwood-acteur en extrayant sa figure-phare : le guerrier.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...