Un demi-siècle après la guerre franco-française, un historien suisse porte un éclairage nouveau sur le régime de Vichy, en étudiant, dans un livre compact, le comportement des Français, des salariés aux patrons en passant par les cadres, les ecclésiastiques et les intellectuels. Il y eut deux périodes dans le gouvernement de Vichy : la cohabitation avec l'occupant, d'abord presque facile, de 1940 à 1943, puis sauvage, dans les années noires de 1943-1944. Si les Français, traumatisés par le désastre de 1940, ont collaboré avec les Allemands, c'est souvent pour survivre, à travers une imbrication étroite des économies, des administrations et des groupements d'affaires. Ainsi, la collaboration fut non pas subie mais souvent voulue, aussi bien par une grande partie des 4 millions d'ouvriers français travaillant pour l'Allemagne que par la haute administration, dont Bousquet fut le prototype. Des banquiers - dont Pierre Pucheu, de la Banque Worms, futur ministre de l'Intérieur -, des industriels - comme Louis Renault pour les commandes d'armement et l'automobile - fournirent l'armée allemande. Paradoxalement, les commandes allemandes ont fait tourner l'économie française mieux que les autres économies européennes, même si cette activité s'exerça au profit exclusif de l'occupant et de quelques intermédiaires ou collaborateurs déclarés. Il y eut ainsi des sociétés mixtes franco-allemandes, et une symbiose se créa entre les chambres de commerce, les industriels et les administrations des deux pays entre 1940 et 1943. L'auteur laisse même entendre que les retrouvailles franco-allemandes sous l'égide de De Gaulle et Adenauer, de 1958 à 1960, ont été facilitées par l'existence de ces anciens contacts entre notables économiques ou politiques. --Philippe Bauchard--
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Nombre de pages
560
Date de parution
17/04/1997
Poids
334g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020314770
Titre
La France à l'heure allemande. 1940-1944
ISBN
2020314770
Auteur
Burrin Philippe
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
334
Date de parution
19970417
Nombre de pages
560,00 €
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Résumé : Fascisme, nazisme, autoritarisme. La nature du fascisme, les causes de son succès, ses rapports avec l'autoritarisme, avec le communisme, ses variations dans l'espace et dans le temps, autant de sujets que traite Philippe Burrin, spécialiste du nazisme, de la France de Vichy et du phénomène totalitaire.
Le communiste Doriot, le socialiste Déat, le radical Bergery : voilà des hommes qui, en 1933, occupent des places en vue dans la gauche française et que l'on retrouve, quelques années plus tard, partisans de la collaboration avec Hitler et d'une adaptation du pays au nazisme vainqueur. Des itinéraires marginaux, sans doute, mais point exceptionnels. Ces itinéraires de fascisation connurent des rythmes et des degrés d'aboutissement inégaux d'un individu à l'autre, mais ils participèrent d'un même processus qui éclaire la situation problématique du fascisme en France. Au regard des prototypes que constituent le fascisme italien et le nazisme, on ne peut guère parler en France que d'un phénomène fascistoïde : produit de l'attraction exercée, dans les années trente, sur des dissidents en quête d'une rénovation nationale par des régimes fascistes qui représentaient à la fois des menaces et des modèles, il trouva son apogée après la défaite dans la soumission à un fascisme hégémonique étranger.
Depuis l'ouvrage de Robert Paxton sur La France de Vichy, les historiens ont multiplié les travaux afin de mieux cerner la société française pendant les années noires de l'occupation allemande. Le livre de Philippe Burrin marque un tournant et constitue probablement pour longtemps la référence sur le sujet. Rejetant les catégories simplistes opposant collaborateurs et résistants, l'auteur choisit de décrire les multiples formes prises par ce qu'il appelle "l'accommodation" à l'occupant. Étudiant successivement la politique de Vichy, les adaptations de la société civile à l'Occupation puis les actes des collaborationnistes, il révèle les motivations et les contraintes des millions de Français qui, par opportunisme ou par idéologie ont choisi la voie de l'entente avec l'occupant.Tout en nuance, l'analyse éclaire la complexité d'une situation qui laisse encore aujourd'hui une écharde douloureuse dans la mémoire des Français. --Stéphane Pares
Le communiste Doriot, le socialiste Déat, le radical Bergery : voilà des hommes qui, en 1933, occupent des places en vue dans la gauche française et que l'on retrouve, quelques années plus tard, partisans de la collaboration avec Hitler et d'une adaptation du pays au nazisme vainqueur. Des itinéraires marginaux, sans doute, mais point exceptionnels. Ces itinéraires de fascisation connurent des rythmes et des degrés d'aboutissement inégaux d'un individu à l'autre, mais ils participèrent d'un même processus qui éclaire la situation problématique du fascisme en France. Au regard des prototypes que constituent le fascisme italien et le nazisme, on ne peut guère parler en France que d'un phénomène fascistoïde : produit de l'attraction exercée, dans les années trente, sur des dissidents en quête d'une rénovation nationale par des régimes fascistes qui représentaient à la fois des menaces et des modèles, il trouva son apogée après la défaite dans la soumission à un fascisme hégémonique étranger.
À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.Grand Corps Malade, de son vrai nom Fabien Marsaud, est né en 1977, sous le soleil de la Seine-Saint-Denis. Enfant, il veut devenir prof de sport. Mais la vie lui réserve un autre destin. Armé d'une béquille et d'un stylo, il se lance dans la musique : en 2006, son premier album, Midi 20, se vend à plus de 600 000 exemplaires et l'artiste est primé deux fois aux Victoires de la musique." Grand Corps Malade réussit la prouesse de décrire l'horreur absolue en y ajoutant des touches d'humour et de jubilatoires formules poétiques. "Le Nouvel Observateur
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