La dérive fasciste. Doriot, Déat, Bergery 1933-1945
Burrin Philippe
POINTS
10,70 €
Epuisé
EAN :9782020589239
Le communiste Doriot, le socialiste Déat, le radical Bergery : voilà des hommes qui, en 1933, occupent des places en vue dans la gauche française et que l'on retrouve, quelques années plus tard, partisans de la collaboration avec Hitler et d'une adaptation du pays au nazisme vainqueur. Des itinéraires marginaux, sans doute, mais point exceptionnels. Ces itinéraires de fascisation connurent des rythmes et des degrés d'aboutissement inégaux d'un individu à l'autre, mais ils participèrent d'un même processus qui éclaire la situation problématique du fascisme en France. Au regard des prototypes que constituent le fascisme italien et le nazisme, on ne peut guère parler en France que d'un phénomène fascistoïde : produit de l'attraction exercée, dans les années trente, sur des dissidents en quête d'une rénovation nationale par des régimes fascistes qui représentaient à la fois des menaces et des modèles, il trouva son apogée après la défaite dans la soumission à un fascisme hégémonique étranger.
Nombre de pages
589
Date de parution
19/03/2003
Poids
342g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020589239
Titre
La dérive fasciste. Doriot, Déat, Bergery 1933-1945
ISBN
2020589230
Auteur
Burrin Philippe
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
342
Date de parution
20030319
Nombre de pages
589,00 €
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Epuisé
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Fascisme, nazisme, autoritarisme. La nature du fascisme, les causes de son succès, ses rapports avec l'autoritarisme, avec le communisme, ses variations dans l'espace et dans le temps, autant de sujets que traite Philippe Burrin, spécialiste du nazisme, de la France de Vichy et du phénomène totalitaire.
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Le communiste Doriot, le socialiste Déat, le radical Bergery : voilà des hommes qui, en 1933, occupent des places en vue dans la gauche française et que l'on retrouve, quelques années plus tard, partisans de la collaboration avec Hitler et d'une adaptation du pays au nazisme vainqueur. Des itinéraires marginaux, sans doute, mais point exceptionnels. Ces itinéraires de fascisation connurent des rythmes et des degrés d'aboutissement inégaux d'un individu à l'autre, mais ils participèrent d'un même processus qui éclaire la situation problématique du fascisme en France. Au regard des prototypes que constituent le fascisme italien et le nazisme, on ne peut guère parler en France que d'un phénomène fascistoïde : produit de l'attraction exercée, dans les années trente, sur des dissidents en quête d'une rénovation nationale par des régimes fascistes qui représentaient à la fois des menaces et des modèles, il trouva son apogée après la défaite dans la soumission à un fascisme hégémonique étranger.
Depuis l'ouvrage de Robert Paxton sur La France de Vichy, les historiens ont multiplié les travaux afin de mieux cerner la société française pendant les années noires de l'occupation allemande. Le livre de Philippe Burrin marque un tournant et constitue probablement pour longtemps la référence sur le sujet. Rejetant les catégories simplistes opposant collaborateurs et résistants, l'auteur choisit de décrire les multiples formes prises par ce qu'il appelle "l'accommodation" à l'occupant. Étudiant successivement la politique de Vichy, les adaptations de la société civile à l'Occupation puis les actes des collaborationnistes, il révèle les motivations et les contraintes des millions de Français qui, par opportunisme ou par idéologie ont choisi la voie de l'entente avec l'occupant.Tout en nuance, l'analyse éclaire la complexité d'une situation qui laisse encore aujourd'hui une écharde douloureuse dans la mémoire des Français. --Stéphane Pares
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Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
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