Qu'est-ce que voir ? Et que voit-on surgir quand on y regarde d'un peu plus près, quand on prête attention à l'expérience de la vision ? A l'occasion de certaines percées dans la trame habituelle des choses, d'ouvertures dans le cours ordinaire du monde, comme un simple coucher de soleil illuminant la ville, l'acte même de voir devient tout à coup sensible. Nous acquérons alors une connaissance intuitive à la première personne qui excède la simple objectivité, pour découvrir la profondeur du réel. Dans un tel regard, le sujet voyant et l'objet vu ne sont plus perçus comme deux pôles opposés et séparés, mais au contraire comme reliés, impliqués l'un dans l'autre. Afin d'explorer ce qui émerge lors de telles expériences, Damien Brohon invite à se tourner vers les enseignements des traditions contemplatives, en particulier ceux du bouddhisme qu'il pratique de longue date. Artiste et enseignant d'arts plastiques, il mène à petites touches une interrogation philosophique sur la nature de la réalité et notre accès à celle-ci - ou comment valider nos expériences intérieures et faire de celles-ci une réelle connaissance, partageable. Destiné à un large public, l'ouvrage est constitué d'une succession de brefs paragraphes où alternent des récits d'événements personnels, des réflexions philosophiques et des exercices proposés à la lecture, auxquels des oeuvres contemporaines servent de supports. Cette interrogation patiente, laboratoire du regard et de l'attention, convie au partage d'un cheminement à travers le visible, vers l'au-delà de toute apparence, de la vision à la contemplation.
Nombre de pages
215
Date de parution
01/07/2022
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782931146026
Titre
Au travers du visible. Un parcours du regard
Auteur
Brohon Damien ; Cornu Philippe
Editeur
VUES ESPRIT
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20220701
Nombre de pages
215,00 €
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Anne Richter a quinze ans lorsqu'elle écrit La Fourmi a fait le coup, un recueil de contes mettant en scène des animaux qui parlent. Le livre est publié à Paris en 1955, puis à Boston et Londres sous le titre The Blue dog, les deux sous le nom d'Anne Bodart. On découvre toute la fraicheur de l'adolescence, mais déjà le métier de la futur écrivaine Anne Richter, une langue extraordinairement sûre et animée, une expérience humaine inattendue. Pourtant, l'auteure n'a alors jamais quitté la maison de ses parents et, si elle s'est nourrie de Shakespeare, Racine et Kafka, elle partage son temps entre l'école et de longues courses à travers la Forêt de Soignes à Bruxelles. A La vision du monde qui s'exprime à travers son texte est celle d'une auteure qui "constate", sans juger. On ne relève pas de révolte lorsqu'Anne Richter décrit les hommes, mais l'évocation d'une méchanceté inconsciente, de la crainte des animaux que la société qualifie d' "inférieurs", de la bêtise humaine.
Cet ouvrage est publié en hommage à Soledad Perez, comparatiste de l'éducation, décédée en 2004. Les contributions sont regroupées thématiquement. Un premier volet est consacré à la comparaison internationale de l'éducation ; il s'ouvre sur un historique de l'éducation comparée, suivi d'une contribution sur le transfert de modèle et d'une analyse de l'apport des indicateurs de l'enseignement à la comparaison internationale. Un deuxième volet porte sur des analyses comparées de l'enseignement supérieur ; les auteurs proposent différentes grilles de lecture et d'interprétation des transformations significatives récentes de l'enseignement supérieur européen (évolution du processus de Bologne, encouragement à la mobilité des étudiants, intérêt croissant pour l'efficacité, l'efficience, l'équité et l'employabilité). Un dernier volet concerne l'éducation interculturelle dans une perspective comparative ; deux contributions traitent des enjeux de l'éducation interculturelle et bilingue en milieu autochtone, et de l'éducation populaire en Amérique latine ; un article traite de la représentation de l'espace géographique dans des écoles indigènes mexicaines ; une dernière contribution s'interroge, en comparant deux régions linguistiques, sur les conditions nécessaires à l'ouverture de l'école à la diversité linguistique
Rûmî, l'un des plus grands poètes et mystiques soufis du XIIIe siècle, est l'inspirateur de lignées spirituelles encore vivantes qui préservent et enseignent sa sagesse. Le souffle qui purifie ? tahûra ? et transforme les c'urs s'est aussi transmis par des femmes, au fil des générations. Hayat Nur Artiran est à présent dépositaire du savoir lumineux de la tradition mevlevie, hérité de son maître. Elle dévoile dans cet ouvrage son chemin spirituel et sa vision du soufisme, face aux défis que pose la préservation d'une tradition vivante dans le monde contemporain. Dans son enseignement et ses activités, la sagesse ne se limite pas aux textes : elle s'incarne dans une pratique vivante et une manière d'être ? un engagement porté par le souffle, le corps et l'expérience quotidienne. Son approche s'enracine dans la morale mohammadienne, considérée par les maîtres soufis comme la réalisation parfaite de l'être humain et le modèle ultime du cheminement intérieur.
Les dieux chinois ont des comportements étonnants. A bien les observer, dans différents dispositifs rituels - médiumnité, rêves, visualisation ou écriture inspirée -, ils manifestent une personnalité propre, témoignent d'une capacité d'agir et parlent volontiers en se racontant eux-mêmes, dans de véritables autobiographies divines. Pour rendre compte de leur modes d'existence singuliers, il est nécessaire de les reconnaître comme des « sujets ». Prenant appui sur une grande variété de sources inédites, du XVIe au XXe siècle, collectées au fil d'une trentaine d'années de recherches, en Chine continentale et à Taïwan, l'enquête fait apparaître tour à tour différentes figures de divinités engagées dans des relations subtiles avec les humains. Elle débouche sur des propositions théoriques neuves concernant l'agentivité de ces êtres. En dialogue avec Tanya Luhrmann et Grégory Delaplace, ce livre apporte de nouveaux jalons à la constitution d'une science sociale de l'invisible.
Les habitants des maisons hantées s'inquiètent des présences invisibles qui troublent leur quotidien ; il leur arrive de demander de l'aide pour qualifier ces inquiétantes apparitions. En Angleterre, la Société pour la recherche psychique avait précisément été créée pour répondre à de telles interrogations. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, face aux appels qui lui sont soumis, le jeune enquêteur Donald West affiche un scepticisme inébranlable. Ce dialogue de sourds, confronté à d'autres réponses possibles, permet de mettre en évidence les différents régimes d'explication mobilisés pour rendre compte de ces perturbations de l'expérience commune. La subtile enquête menée à propos de ces enquêtes contradictoires chemine vers une proposition de méthode : les fantômes résistent à la généralisation, ils appartiennent à la texture des lieux qu'ils hantent. Si certaines "intelligences particulières" savent se montrer sensibles à leur présence, c'est qu'elles habitent déjà le monde en étranger.
Présages, prémonitions, intuitions et déceptions : toutes les cultures humaines ont connu des techniques et des formes d'inspirations autorisant à deviner l'avenir, qui souvent ne se réalisent pas exactement comme prévu. Serions-nous devenus totalement sourds à de telles perceptions, ou cette capacité est-elle seulement enfouie ? L'ouvrage convie à un voyage à travers la mythologie, la littérature et des épisodes de la vie quotidienne. De la tragédie grecque ou des devins des anciennes dynasties chinoises aux rêves prémonitoires de Franz Kafka, mobilisant des descriptions de rituels oraculaires, confessions d'écrivains, souvenirs d'amis, collages émotionnels, le livre dessine par petites touches les figures de cette inéliminable puissance de connaissance de l'avenir.