Présages, prémonitions, intuitions et déceptions : toutes les cultures humaines ont connu des techniques et des formes d'inspirations autorisant à deviner l'avenir, qui souvent ne se réalisent pas exactement comme prévu. Serions-nous devenus totalement sourds à de telles perceptions, ou cette capacité est-elle seulement enfouie ? L'ouvrage convie à un voyage à travers la mythologie, la littérature et des épisodes de la vie quotidienne. De la tragédie grecque ou des devins des anciennes dynasties chinoises aux rêves prémonitoires de Franz Kafka, mobilisant des descriptions de rituels oraculaires, confessions d'écrivains, souvenirs d'amis, collages émotionnels, le livre dessine par petites touches les figures de cette inéliminable puissance de connaissance de l'avenir.
Nombre de pages
167
Date de parution
13/01/2023
Poids
232g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782931146040
Titre
Deviner le monde. Les cent portes du destin
Auteur
Busi Giulio ; Guidi Nissim Angela
Editeur
VUES ESPRIT
Largeur
135
Poids
232
Date de parution
20230113
Nombre de pages
167,00 €
Disponibilité
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Le récit s'ouvre sur la mort de Shaïna, amie d'enfance et soeur de coeur de la narratrice. Trois jours après le décès, le monde continue de fonctionner normalement, tandis que la narratrice peine à accomplir les gestes les plus ordinaires. A travers les souvenirs de leur amitié l'enfance partagée, les rires, les voyages, la maladie se dessine le portrait d'une femme discrète, lucide, profondément humaine, qui a affronté un long combat contre le cancer sans jamais se départir de sa dignité. Lors des obsèques, la narratrice prononce un discours difficile, soutenue par ses enfants. C'est ce jour-là qu'elle reçoit une lettre écrite avant la mort de Shaïna. Celle-ci lui confie un dernier souhait : accomplir seule le voyage qu'elles projetaient ensemble à Mayotte, terre de ses origines. Elle écrit notamment : "Va là-bas pour moi. Pour nous. Va rencontrer mes racines". Le voyage devient alors un temps de déplacement intérieur autant que géographique. A Mayotte, la narratrice découvre l'île à travers ses paysages, ses marchés, ses habitants et la famille de Shaïna. Elle y rencontre aussi Alex, avec qui se noue une relation simple et sincère. Peu à peu, le deuil se transforme : la douleur reste, mais elle cesse d'être paralysante. De retour en métropole, la narratrice comprend que ce séjour a déplacé quelque chose d'essentiel en elle. Elle choisit finalement de s'installer durablement à Mayotte avec ses enfants. Le livre se clôt sur cette prise de conscience : "Au bout du voyage, il y avait moi".
Rûmî, l'un des plus grands poètes et mystiques soufis du XIIIe siècle, est l'inspirateur de lignées spirituelles encore vivantes qui préservent et enseignent sa sagesse. Le souffle qui purifie ? tahûra ? et transforme les c'urs s'est aussi transmis par des femmes, au fil des générations. Hayat Nur Artiran est à présent dépositaire du savoir lumineux de la tradition mevlevie, hérité de son maître. Elle dévoile dans cet ouvrage son chemin spirituel et sa vision du soufisme, face aux défis que pose la préservation d'une tradition vivante dans le monde contemporain. Dans son enseignement et ses activités, la sagesse ne se limite pas aux textes : elle s'incarne dans une pratique vivante et une manière d'être ? un engagement porté par le souffle, le corps et l'expérience quotidienne. Son approche s'enracine dans la morale mohammadienne, considérée par les maîtres soufis comme la réalisation parfaite de l'être humain et le modèle ultime du cheminement intérieur.
Les dieux chinois ont des comportements étonnants. A bien les observer, dans différents dispositifs rituels - médiumnité, rêves, visualisation ou écriture inspirée -, ils manifestent une personnalité propre, témoignent d'une capacité d'agir et parlent volontiers en se racontant eux-mêmes, dans de véritables autobiographies divines. Pour rendre compte de leur modes d'existence singuliers, il est nécessaire de les reconnaître comme des « sujets ». Prenant appui sur une grande variété de sources inédites, du XVIe au XXe siècle, collectées au fil d'une trentaine d'années de recherches, en Chine continentale et à Taïwan, l'enquête fait apparaître tour à tour différentes figures de divinités engagées dans des relations subtiles avec les humains. Elle débouche sur des propositions théoriques neuves concernant l'agentivité de ces êtres. En dialogue avec Tanya Luhrmann et Grégory Delaplace, ce livre apporte de nouveaux jalons à la constitution d'une science sociale de l'invisible.
Les habitants des maisons hantées s'inquiètent des présences invisibles qui troublent leur quotidien ; il leur arrive de demander de l'aide pour qualifier ces inquiétantes apparitions. En Angleterre, la Société pour la recherche psychique avait précisément été créée pour répondre à de telles interrogations. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, face aux appels qui lui sont soumis, le jeune enquêteur Donald West affiche un scepticisme inébranlable. Ce dialogue de sourds, confronté à d'autres réponses possibles, permet de mettre en évidence les différents régimes d'explication mobilisés pour rendre compte de ces perturbations de l'expérience commune. La subtile enquête menée à propos de ces enquêtes contradictoires chemine vers une proposition de méthode : les fantômes résistent à la généralisation, ils appartiennent à la texture des lieux qu'ils hantent. Si certaines "intelligences particulières" savent se montrer sensibles à leur présence, c'est qu'elles habitent déjà le monde en étranger.
Qu'est-ce que voir ? Et que voit-on surgir quand on y regarde d'un peu plus près, quand on prête attention à l'expérience de la vision ? A l'occasion de certaines percées dans la trame habituelle des choses, d'ouvertures dans le cours ordinaire du monde, comme un simple coucher de soleil illuminant la ville, l'acte même de voir devient tout à coup sensible. Nous acquérons alors une connaissance intuitive à la première personne qui excède la simple objectivité, pour découvrir la profondeur du réel. Dans un tel regard, le sujet voyant et l'objet vu ne sont plus perçus comme deux pôles opposés et séparés, mais au contraire comme reliés, impliqués l'un dans l'autre. Afin d'explorer ce qui émerge lors de telles expériences, Damien Brohon invite à se tourner vers les enseignements des traditions contemplatives, en particulier ceux du bouddhisme qu'il pratique de longue date. Artiste et enseignant d'arts plastiques, il mène à petites touches une interrogation philosophique sur la nature de la réalité et notre accès à celle-ci - ou comment valider nos expériences intérieures et faire de celles-ci une réelle connaissance, partageable. Destiné à un large public, l'ouvrage est constitué d'une succession de brefs paragraphes où alternent des récits d'événements personnels, des réflexions philosophiques et des exercices proposés à la lecture, auxquels des oeuvres contemporaines servent de supports. Cette interrogation patiente, laboratoire du regard et de l'attention, convie au partage d'un cheminement à travers le visible, vers l'au-delà de toute apparence, de la vision à la contemplation.