La pensée de Sartre a souvent été décriée, sous prétexte qu'elle restait aux prises d'une " pensée de la conscience ", avec tous les péchés philosophiques qui en découlent. Après tout, ne fallait-il pas abandonner cette idée périmée de conscience au profit d'une réflexion plus ancrée à la problématique du corps, du langage, voire de la structure ? Cependant, il est surprenant de voir qu'un grand nombre de ces critiques ont été victimes de simplifications, voire même d'une " falsification " ou d'un flagrant " travestissement ". La philosophie de Sartre a en effet souvent été réduite à ce que Simone de Beauvoir appelait un " pseudo-sartrisme ", tant les commentateurs confondaient conscience et subjectivité. C'est pourquoi cet ouvrage s'efforce avant tout d'analyser la conception sartrienne de la conscience absolue dans ce qu'elle a de plus radical et d'en relever tous les enjeux en rapport aux thèmes types de Sartre, à savoir la " transcendance " de l'Ego, la liberté, l'imaginaire... Toutefois, si cet ouvrage insiste tant sur l'enjeu central de la conscience pure et nue, et s'il cherche avant tout à suivre les intuitions de Sartre à ce sujet, c'est afin de cerner de manière plus précise une forme d'opacité qui justement contamine les élans mêmes de cette conscience " monstrueuse " et vide. Et c'est aussi dans cette perspective que cette étude cherche à défendre la position sartrienne face à ses critiques, tant elle cherche à dégager une forme de passivité qui, paradoxalement et contrairement à celle qu'avance Merleau-Ponty, n'obscurcit pas et ne limite pas le caractère translucide et infini de la conscience, mais au contraire, semble en être la cause.
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Nombre de pages
322
Date de parution
01/03/2005
Poids
422g
Largeur
135mm
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EAN
9782841371754
Titre
Autour de Sartre. La conscience mise à nu
Auteur
Breeur Roland
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
422
Date de parution
20050301
Nombre de pages
322,00 €
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Comment le peintre ou le poète, demande Merleau-Ponty, seraient-ils autre chose que leur rencontre avec le monde ? Certes, ils ne sont rien de plus. Mais ne sont-ils pas moins que cela ? Le poète ne serait-il pas plutôt l'expression de l'épreuve d'avoir d'entrée raté ce monde, comme Marcel dira d'avoir d'entrée raté Gilberte ou Albertine ? Il y a en effet quelque chose qui trouble la complicité qui lie le sujet au monde. Au sein de la réversibilité qui conditionne notre rapport au monde ou à l'Etre, quelque chose insiste qui ne contribue pas à l'approfondissement de ce rapport. Ce quelque chose s'excepte du mouvement selon lequel le sujet répond aux sollicitations venant du monde : il s'agit d'un noyau sourd et muet, sourd parce qu'il n'entend rien, muet parce qu'il ne donne rien à entendre. Il ne s'inscrit pas dans l'ordre d'être que je découvre et par là me rend étranger au monde qui me regarde. Ce noyau, c'est la singularité. Comment cette singularité, qui semble fortement déterminer les descriptions proustiennes du sujet, s'affirme-t-elle ? Il semble qu'il y ait bel et bien un " solipsisme " chez Proust, au sens où le contact avec le monde est lui-même alourdi d'un rapport à quelque chose en moi qui ne se répand pas dans ce contact, m'isolant dès lors du monde et d'autrui. Décrire ce " solipsisme " selon lequel tout rapport au monde et à l'Etre semble d'emblée singularisé, voilà l'enjeu de cet ouvrage.
Selon cet essai, la bêtise se situe entre deux extrêmes : celle de l'idiot et celle de l'esprit de sérieux. Il examine la bêtise en tant que " phénomène ", en l'intégrant lui-même à des problématiques concrètes inspirées par des penseurs qui l'ont analysé (comme Sartre, Flaubert, Proust, Deleuze).
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
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