La cité des mages. Penser la magie en Grèce ancienne
Carastro Marcello
MILLON
25,36 €
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EAN :9782841371907
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Nombre de pages
271
Date de parution
27/04/2006
Poids
449g
Largeur
160mm
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EAN
9782841371907
Titre
La cité des mages. Penser la magie en Grèce ancienne
Auteur
Carastro Marcello
Editeur
MILLON
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160
Poids
449
Date de parution
20060427
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271,00 €
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L'antiquité gréco-romaine a longtemps été reléguée dans la monochromie. Non seulement la plupart des monuments et des statues nous sont parvenus décolorés, mais, de plus, les notations chromatiques sont peu nombreuses dans le paysage que nous donnent à voir les sources littéraires. A ces lacunes de nature documentaire, se sont ajoutés des obstacles épistémologiques majeurs. Après bien des débats, la polychromie antique est aujourd'hui admise. Toutefois, suffit-il d'introduire des pigments pour donner à voir les couleurs des Anciens? Ne faut-il pas aussi chercher à les saisir à partir des catégories antiques? Ce volume est issu des journées d'études "L'antiquité en couleurs: catégories, pratiques, représentations', organisées à Paris, les 12 et 13 décembre 2005, par l'atelier"Antiquité et sciences sociales"du Centre Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés anciennes. Engagés dans une démarche anthropologique et dans un dialogue comparatiste avec des spécialistes d'autres aires culturelles, ces travaux se proposent d'appréhender le chromatisme antique en embrassant les catégories, les gestes, les pratiques et les représentations qui, dans chaque culture, mettent en jeu les couleurs."
L'ouvrage rassemble l'intégralité des textes publiés par Jean-Louis Durand (1939-2016), à l'exception du livre Sacrifice et labour, paru en 1986. Il répond à un projet ancien, longtemps remis, visant moins à recueillir des publications anciennes qu'à donner à entendre une démarche et un cheminement, cette « altération profonde de soi par où s'initie le travail anthropologique ».Jean-Louis Durand en a fixé le titre, la structure, les titres des différentes sections. La mort l'a empêché d'en préparer l'introduction et de réaliser la série d'entretiens qui l'eût complété, son enseignement ? qui a profondément marqué plusieurs générations de chercheurs ? étant resté très largement oral. Le livre n'en permet pas moins de prendre la mesure de l??uvre, une des toute premières pour l'anthropologie francophone, la pratique comparatiste, la compréhension des sociétés à dieux multiples (celles de l'Antiquité grecque notamment) qu'il renouvelle à partir de la rupture épistémologique qu'ont induite son immersion dans une culture polythéiste et sacrifiante vivante (les Winyé du Burkina Faso) et sa familiarité avec des cultures liées à des formes rituelles de possession.Proche de Jean-Pierre Vernant « qu'il n'a jamais cessé de reconnaître comme son maître malgré les distances théoriques induites par son propre parcours » ou de Marcel Detienne dont il a partagé toutes les aventures comparatistes, il est, avec Charles Malamoud, Michel Cartry ou John Scheid un des acteurs majeurs d'un tournant ritualiste en anthropologie. Ses réflexions sur le rite comme système de gestes (également dans l'image) et sur les dispositifs rituels l'ont conduit à formuler des propositions que tout anthropologue, historien des religions ou praticien des Ritual Studies se doit de considérer.« L'anthropologie n'est pas à ses yeux un domaine comme un autre des activités intellectuelles, mais une véritable expérience intérieure, une autre façon de vivre et de penser, où le chercheur est investi de l'intérieur par l'objet même de sa recherche ».Un livre fondamental qui retiendra tout lecteur soucieux de se construire sur le monde un regard libéré.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.