Souffrir et jouir. Corps féminins en religion au XVIIe siècle
Gimaret Antoinette
MILLON
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EAN :9782841374458
Cette anthologie souhaite mettre en lumière une mémoire religieuse du corps féminin à l'époque moderne, dans les couvents et hors des couvents. Elle explore les principaux aspects de cette corporalité féminine, en expose la nature, la plasticité et les enjeux par le prisme d'un genre majeur du temps, celui de la Vie sainte, en faisant (re)découvrir par ce biais une littérature hagiographique souvent méconnue car trop longtemps cantonnée aux seuls champs de l'historiographie religieuse ou de la bigoterie. Quelle exemplarité ces représentations du corps féminin servent-elles ? Quelle agentivité féminine parviennent-elles à suggérer ? Racontent-elles seulement la norme dévote ou au contraire son débordement ? Que faire, hier et aujourd'hui, de ces envahissants scénarios d'incarnation, de ces cadavres qui embaument ou guérissent, de cette exhibition constante des plaies, du sang et de la pourriture, dont les auteurs font la matière étrange d'un discours qui édifie quand il horrifie, qui fascine et dégoûte à la fois ? Quelle vertu mystique ou dévotionnelle donner à cette compilation de symptômes, à cette insatiabilité à se faire mal ou à soigner l'autre ? Pourquoi les biographes racontent-ils surtout le corps pour dire la sainteté féminine et que disent-ils ainsi du féminin, aux marges du discours canonique ? Quelle place ces récits laissent-ils à un pur excès de chair, à un fonds obscur par lequel se dit la haine du couvent, le désir du blasphème, le désir de mort, le fantasme érotique, l'aporie de la vocation religieuse, la souffrance ou la jouissance de la discipline, la frustration sexuelle, le poids du harcèlement, le désir d'émancipation ? Ces questionnements, pris comme autant de fils conducteurs, permettront de révéler la richesse anthropologique mais aussi littéraire de cet étonnant corpus ancien.
Nombre de pages
328
Date de parution
17/10/2025
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841374458
Auteur
Gimaret Antoinette
Editeur
MILLON
Largeur
160
Date de parution
20251017
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328,00 €
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Au croisement d`un comportement social, d`un système de croyance et d`une expérience intime, la souffrance tient, à la fin du XVIe siècle, une place centrale dans le discours chrétien qui s`emploie à la convertir en Passion élective, au profit d`un seul corps valant pour le Divin, celui du Christ. Cependant, ce discours ne se résume pas à l`exaltation du Calvaire : il répond aussi à une nouvelle répartition qui s`établit entre ordinaire et extraordinaire, dévotion spectaculaire et dévotion civile, souffrances zélées du martyr et douleur médiocre du dévot. Par ce regard nouveau porté sur le corps dans sa quotidienneté, il semble que tout particulier puisse revendiquer d`avoir sa souffrance personnelle comme interlocutrice. C`est ce travail de particularisation et de diversification des représentations de la souffrance que nous cherchons à mettre au jour dans cet ouvrage, en explorant martyrologes, biographies spirituelles, poésie de la Passion, Consolations mais aussi écritures de soi.
Vous désirez parfaire votre maîtrise de la langue française mais n'avez pas le courage de vous replonger dans la lecture d'une grammaire? Cet ouvrage est fait pour vous! Pièges de l'orthographe, subtilités syntaxiques, problèmes lexicaux: voustrouverez pour chacun de ces points un rappel clair et synthétique des principales règles et exceptions à connaître. De nombreux exercices corrigés (QCM, textes à trous et dictées), classés par degré de difficulté, vous permettront de tester immédiatement vos connaissances.
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Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
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