SINGULARITE ET SUJET. Une lecture phénoménologique de Proust
Breeur Roland
MILLON
25,75 €
Epuisé
EAN :9782841370917
Comment le peintre ou le poète, demande Merleau-Ponty, seraient-ils autre chose que leur rencontre avec le monde ? Certes, ils ne sont rien de plus. Mais ne sont-ils pas moins que cela ? Le poète ne serait-il pas plutôt l'expression de l'épreuve d'avoir d'entrée raté ce monde, comme Marcel dira d'avoir d'entrée raté Gilberte ou Albertine ? Il y a en effet quelque chose qui trouble la complicité qui lie le sujet au monde. Au sein de la réversibilité qui conditionne notre rapport au monde ou à l'Etre, quelque chose insiste qui ne contribue pas à l'approfondissement de ce rapport. Ce quelque chose s'excepte du mouvement selon lequel le sujet répond aux sollicitations venant du monde : il s'agit d'un noyau sourd et muet, sourd parce qu'il n'entend rien, muet parce qu'il ne donne rien à entendre. Il ne s'inscrit pas dans l'ordre d'être que je découvre et par là me rend étranger au monde qui me regarde. Ce noyau, c'est la singularité. Comment cette singularité, qui semble fortement déterminer les descriptions proustiennes du sujet, s'affirme-t-elle ? Il semble qu'il y ait bel et bien un " solipsisme " chez Proust, au sens où le contact avec le monde est lui-même alourdi d'un rapport à quelque chose en moi qui ne se répand pas dans ce contact, m'isolant dès lors du monde et d'autrui. Décrire ce " solipsisme " selon lequel tout rapport au monde et à l'Etre semble d'emblée singularisé, voilà l'enjeu de cet ouvrage.
Nombre de pages
250
Date de parution
25/01/2000
Poids
374g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841370917
Titre
SINGULARITE ET SUJET. Une lecture phénoménologique de Proust
Auteur
Breeur Roland
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
374
Date de parution
20000125
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La pensée de Sartre a souvent été décriée, sous prétexte qu'elle restait aux prises d'une " pensée de la conscience ", avec tous les péchés philosophiques qui en découlent. Après tout, ne fallait-il pas abandonner cette idée périmée de conscience au profit d'une réflexion plus ancrée à la problématique du corps, du langage, voire de la structure ? Cependant, il est surprenant de voir qu'un grand nombre de ces critiques ont été victimes de simplifications, voire même d'une " falsification " ou d'un flagrant " travestissement ". La philosophie de Sartre a en effet souvent été réduite à ce que Simone de Beauvoir appelait un " pseudo-sartrisme ", tant les commentateurs confondaient conscience et subjectivité. C'est pourquoi cet ouvrage s'efforce avant tout d'analyser la conception sartrienne de la conscience absolue dans ce qu'elle a de plus radical et d'en relever tous les enjeux en rapport aux thèmes types de Sartre, à savoir la " transcendance " de l'Ego, la liberté, l'imaginaire... Toutefois, si cet ouvrage insiste tant sur l'enjeu central de la conscience pure et nue, et s'il cherche avant tout à suivre les intuitions de Sartre à ce sujet, c'est afin de cerner de manière plus précise une forme d'opacité qui justement contamine les élans mêmes de cette conscience " monstrueuse " et vide. Et c'est aussi dans cette perspective que cette étude cherche à défendre la position sartrienne face à ses critiques, tant elle cherche à dégager une forme de passivité qui, paradoxalement et contrairement à celle qu'avance Merleau-Ponty, n'obscurcit pas et ne limite pas le caractère translucide et infini de la conscience, mais au contraire, semble en être la cause.
Selon cet essai, la bêtise se situe entre deux extrêmes : celle de l'idiot et celle de l'esprit de sérieux. Il examine la bêtise en tant que « phénomène », en l'intégrant lui-même à des problématiques concrètes inspirées par des penseurs qui l'ont analysé (comme Sartre, Flaubert, Proust, Deleuze).
Le roman vrai de la Convention citoyenne sur le climat Un recueil de témoignages de participants à la Convention citoyenne, chacun avec ses mots et son expérience. Des textes sincères qui disent les espoirs et les frustrations des participants, leur plaisir d'avoir travaillé ensemble, leur prise de conscience des enjeux climatiques et leur ressenti d'une expérience inédite. Des textes personnels souvent drôles, parfois poignants, toujours respectueux les uns des autres, qui racontent des moments précieux : la surprise d'avoir été choisi, le vertige des premières séances, l'apprentissage de la délibération collective, la qualité des débats, mais aussi le sentiment de gâchis, d'une formidable énergie restée inutilisée, de trahison des promesses Par delà les différences sociales et d'habitude d'écriture se dégagent une formidable lucidité, de présidentielles. réelles capacités d'analyse et, comme l'ont montré les travaux de la Convention, de synthèse. Un document unique et de salut public.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.