Futurs POP. Perspectives de la recherche en cultures populaires et médiatiques
Bréan Simon ; Huz Aurélie ; Jacquelin Alice ; Leto
PARIS OUEST
17,00 €
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EAN :9782840165873
Rock, rap, fantasy, cinéma, roman-feuilleton ou pop culture : les cultures populaires et médiatiques sont aujourd'hui pleinement entrées dans le champ des études universitaires. Cet ouvrage regroupe les réflexions de spécialistes de différentes disciplines afin d'offrir une série de pistes pour penser ce nouveau domaine de recherche. Comment se saisir de la diversité des objets, issus de la littérature, du cinéma, des séries télévisées ou encore de la musique urbaine, qui manifestent la fécondité toujours plus grande des cultures populaires et médiatiques, que l'on rassemble parfois sous le terme de pop culture, et qui sont aujourd'hui pleinement entrés dans le champ des études universitaires ? Cet ouvrage regroupe les réflexions de spécialistes de différentes disciplines, avec pour ambition d'offrir une série de pistes de réflexions, d'hypothèses ou de perspectives nouvelles pour penser les productions contemporaines, en s'appuyant aussi bien sur les apports des études culturelles et que sur ceux de la théorie critique. Grâce à un certain nombre de clés d'analyse et en rendant compte des transformations de l'outillage théorique, ce volume se propose de contribuer à créer un espace de dialogue entre les domaines du savoir : les productions médiatiques - qu'elles soient fictionnelles ou non - y sont ici saisies dans une perspective transdisciplinaire, afin de constituer une boîte à outils commune : celles des études en cultures populaires et médiatiques.
Nombre de pages
178
Date de parution
25/04/2025
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782840165873
Titre
Futurs POP. Perspectives de la recherche en cultures populaires et médiatiques
Auteur
Bréan Simon ; Huz Aurélie ; Jacquelin Alice ; Leto
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20250425
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178,00 €
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Face aux crises qui se multiplient dans notre présent troublé, menaçant d’engloutir nos démocraties, nos valeurs, nos modes de vie et jusqu’à nos existences, que peut encore la littérature ? Depuis la fin des années 2000, paraît un nombre croissant de romans en français qui se préoccupent d’un monde sur le point de sombrer dans le chaos. Ces romans, signés entre autres par Jérôme Leroy, Antoinette Rychner, Michel Houellebecq ou encore Wendy Delorme, nous proposons de les regrouper sous le terme de Near Chaos.Comment comprendre ce déplacement chronologique vers un futur proche d’une écriture romanesque qui reste foncièrement réaliste ? Pour saisir les dimensions poétiques et idéologiques de ces récits, cet ouvrage examine leurs représentations du chaos à venir et leurs procédés narratifs. Les trajectoires de leurs personnages, écartelés entre délitement des institutions, survie individuelle et solutions collectives, offrent un panorama de choix éthiques et politiques saisissants auxquels nous pourrions bientôt être confrontés.
Extrait de l'introductionSCIENCE-FICTION ET ÉTUDES LITTÉRAIRESMalgré le succès populaire de nombre de ses images, la science-fiction occupe dans la littérature une place marginale, celle d'une «paralittérature». Des éléments du paratexte, les titres et les couvertures, indiquent qu'un roman de science-fiction fait partie d'une collection spécialisée. De plus, la récurrence de certains thèmes associés à ce type de textes peut laisser supposer l'existence de schémas de répétition entraînant le retour de structures génériques et narratives. Néanmoins, l'identification d'indices paratextuels ne revient pas à mettre en oeuvre un savoir précis. Présenter la science-fiction comme une paralittérature permet de la situer, mais pas de la comprendre.Selon une logique inverse, traiter la science-fiction comme un objet d'étude traditionnel, sans soulever la question de ses rapports avec le reste de la littérature, aboutit à constituer un cabinet de curiosités. Des traits particuliers, collectés au fil des analyses, surprennent et intéressent le lecteur peu versé dans la science-fiction, sans qu'il ait d'autres points de repère que ceux de la littérature en général.Le terme de «paralittérature» renvoie en fait à la possibilité que se développent, au sein du champ de la littérature, des sous-champs en partie autonomes, dont les valeurs et les techniques se révèlent d'accès et d'interprétation difficiles.De fait, un minimum de notions a priori permet de reconnaître l'appartenance d'un ouvrage à la science-fiction, grâce aux indices du paratexte. Le lecteur trouve souvent une couverture colorée et décorée de créatures et d'objets futuristes, tels que robots, extraterrestres ou vaisseaux spatiaux. Le nom de la collection, même lorsqu'il ne contient pas «science-fiction» ou son abréviation en «SF», reste transparent, comme «Anticipation», «Présence du Futur» ou «Série 2000». S'il subsiste une hésitation, le titre et le nom de l'auteur suffisent à y mettre fin. Le résumé au dos ne laisse pas place au doute: il y est question de mondes futurs ou de planètes lointaines, de voyages spatiaux ou d'exploration du temps, le tout agrémenté de vocables inconnus.Le lecteur ingénu n'aperçoit là que des signes superficiels. Le lecteur averti se trouve en mesure d'évaluer le type d'intrigue et le degré d'innovation prévisibles. Aux yeux du premier, les images et les idées de la science-fiction font partie d'une iconographie inerte, d'une collection d'objets délimités, dont l'identification épuise le sens. L'amateur de science-fiction, lui, adopte une démarche iconologique lorsqu'il se saisit d'un livre de science-fiction, en ce qu'il recherche le sens à donner aux objets du livre dans l'espace plus large de la science-fiction.La compétence s'unit à la disposition d'esprit. Le lecteur inexpérimenté pense ne tirer aucun plaisir d'un roman de science-fiction. Les robots, androïdes et mutants ne lui semblent pas propres à stimuler son intelligence et son imagination, en raison de leur nature fantasmatique. Il identifie la lecture de telles oeuvres à un passe-temps.Le lecteur averti perçoit les objets de la science-fiction non comme des fantasmes, mais comme des points d'appui pour soulever le monde. Il sait quelle discipline intellectuelle est nécessaire pour comprendre les enjeux déployés dans les textes de science-fiction et quelle stimulation procure la recréation des mondes étrangers qui y sont postulés: la lecture d'une oeuvre de science-fiction implique de développer une vision du monde particulière, plus souple et labile que celle de la plupart des lecteurs.
On est bien seul dans l'univers, une précipitation chimique de vingt et une nouvelles, composée pour donner à lire ce que Philippe Curval doit à la science-fiction, et ce qu'elle lui doit. Choisis parmi plus d'une centaine, ces textes reflètent le parcours, l'évolution, les obsessions d'écriture d'un auteur français contemporain majeur. Par leur variété d'angles de prises de vue, ces nouvelles s'opposent à la tautologie dont on accuse à tort la science-fiction. Mondes trompeurs, hypothèses incertaines, où l'uchronie côtoie l'anticipation sociale, où l'on rencontre des extraterrestres derrière des bouteilles de vin, des consciences purement numériques, des civilisations disparues, où l'on assiste à des errances post-apocalyptiques comme à des conversions à des religions inconnues : chacun de ses récits offre, en version originale, la littérature de science-fiction dans tous ses états.
Dans la lignée des star studies, développées depuis trente ans dans le monde académique anglophone à la suite de louvrage fondateur de Richard Dyer, Stars (1979), Susan Hayward propose une passionnante étude de la star Signoret qui décortique de manière extrêmement fine la persona de lactrice, définie par larticulation de ses rôles, de ses performances (son jeu et son apparence) et de son image médiatique, construite par les discours tenus sur et par Signoret dans lespace public. Extrait de la préface
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.